‹ Le Nouveau Testament dans l'Église Chrétienne (volume 3)Chapitre 224 sur 239 · Eccl. Historia · texte numérisé non relu

Eccl. Historia

leurs est le même que celui de Luther : La conformité des doctrines de ces livres aux enseignements de la foi sur Jésus-Christ et la justification du pécheur.

Martin Chemmtz {f 1586) se posa la même question que Brenz * et il la résolut dans le même sens pour les mêmes raisons. Contre la définition du concile de Trente sur le canon des Ecritures il posela question suivante- : « An ea scripta, de quibus antiquissima ecclesia propter quorundam contradictionem dubitatum fuit, ideo quod lestificationes primilivae ecclesiae de his consentirent, an inquam praesens ecclesia possit illa scripta facere canonica, catlK)lica et paria illis, quae primi ordinis sunt? » Et il répond nettement : Non, car, d'après lui, les livres de la sainte Ecriture reçoivent leur autorité de trois sources : le Saint-Esprit, leur auteur humain et l'Eglise primitive. « Pontificii, continue-l-il, hanc autoritatem usurpant, sed manifestissimum est ecclesiam nullo modo habere; eadem enim ratione posset ctiam vel canonicos libres rejicere vel adulterinos canonisare. Tota haec res pendet e certis testificationibus ejus ecclesiae quae tempore apostolorum fuit. » Mais l'exigence d'un témoignage de l'Eglise primitive, pour établir la canonicité des écrits apostoliques, peut paraître une condition fort diflicile à remplir. Chemnitz en jugeait autrement : selon lui, Jean avait vu et approuvé les trois premiers évangiles ; il avait fait approuver le sien par l'Eglise d'Éphèse, XXI, 24-25. Paul avait mis un signe particulier à ses épîtres, et Pierre, II Ep. III, 15, les avait vues et recommandées '. Les théologiens luthériens continuèrent tout d'abord à traiter d'apocryphes les sept livres deutérocanoniques et à déclarer qu'ils ne pouvaient pas être utilisés au

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