NOUVEAU TESTAMENT. — I
l'évangéliste ; dans cet écrit le Saint-Esprit a résumé les prophéties qui annonçaient ce qui devait se passer après la venue du Christ.
^ 3. - L'église arminienne.
Le représentant le plus en vue de celte église a été Hugo Grotius (de Groot), 1583-1645; il a discuté en détail et avec soin les écrits contestés dans ses Annotationes ad V. et N. Testamentum. L'épître aux Hébreux n'a pas été écrite par saint Paul, mais par saint Luc. L'épître de saint Jacques n'est pas apostolique; toutefois ceux qui l'ont rejetée n'avaient pas de bonnes raisons, car il est périlleux de s'éloigner du sentiment général de l'Eglise. La deuxième épître de saint Pierre a été écrite par Siméon, le successeur de saint Jacques, comme évêque de Jérusalem. Les petites épîtres johanniques ont pour auteur Jean le presbytre. L'épître de saint Jude est l'œuvre de Judas, évêque de Jérusalem, au temps d'Adrien. L'Apocalypse a été écrite par l'apôtre Jean, qui l'avait confiée au presbytre Jean, d'où vint qu'on l'attribua à celui-ci.
On pourrait citer encore comme ayant émis des doutes sur les deutérocanoniques du Nouveau Testament J. Scaliger (f 1609), qui aurait fourni quelquesunes de ses idées critiques à Grotius, et qui dépendrait lui-même à ce point de vue de Sébastien Castcllion (1515-1563) ^
^ 4. ~ L'église anglicane.
La déclaration des trente-neuf articles sur le canon du Nouveau Testament que nous avons citée plus haut