Cf. Leipoldt, op. cit. II, p
toria antiqua et vindicatio canonis sacri Veteris Novique Testamenti, Leipzig, 1775.
Plus tard, J.-D. Michaelis émit aussi des doutes sur la canonicité de plusieurs livres du Nouveau Testament, à savoir, l'épître aux Hébreux, les épîtres de saint Jacques et de saint Jude et l'Apocalypse.
De nos jours, l'attention des critiques, qu'ils soient protestants ou rationalistes, s'est portée principalement sur l'origine, la date, l'intégrité et la valeur historique des livres du Nouveau Testament. La question de canonicité n'est plus examinée qu'au point de vue historique.
$ 2. — Les églises calvinistes.
Nous avons déjà dit que les calvinistes avaient conservé le canon des saintes Ecritures, tel qu'il était reçu dans l'Eglise; leur canon du Nouveau Testament était donc complet.
Le disciple le plus connu de Calvin, Théodore de Bèze, a étudié en détail la canonicité des livres discutés ' . Selon lui l'épître aux Hébreux ne peut avoir saint Paul pour auteur, mais elle a été certainement dictée par le Saint-Esprit et elle est canonique. Pour les cinq épîtres catholiques discutées, de Bèze remarque que leur canonicité a été autrefois mise en doute, mais d'après lui il n'y a pas lieu de tenir compte de ces hésitations.
Quant à l'Apocalypse, il pense qu'il n'y a pas à discuter sur l'auteur, qui, d'après lui, pourrait être Marc
1. Dans ses préfaces aux livres du Nouveau Testament dans son édition du Nouveau Testament.