‹ Le Nouveau Testament dans l'Église Chrétienne (volume 3)Chapitre 27 sur 239 · Aposl. Fathers, U, p. 191-90O · texte numérisé non relu

Aposl. Fathers, U, p. 191-90O

XIII, 4, rappelle de très près une parole de Jésus, Luc, VI, 32, 35 : Asysi ô ©eôç* Où x.*P'Ç ^y'^ " ài-^a.Tcv.xt toùç àyaTrwvxaç OjjiS;, àX/à /apiç U(/.ïv eî àyairSTS Toù; lyGpoùç xai Toù; fxiffoûvTa; OaS;. Ch. VI, 1, 2, Pseudo-Clément cite textuellement une parole du Seigneur : A-'yei Zl ôKupioç- OùSetçoîxEr/içSuvaxaiouaixupioi; SouXeueiv sàv r,[i.EÎ(; GsXtrifjiev xa\ 0eco S.ouX£ue'.v xai fiafjiojva àauucpopov ^(jiîv eaTÎv =z LllC^ XVI, 13 ; Ti yàp to o'^sXo; eav xiç tov xo'arjjLov §Xov xEpSv^ar), t/jv Se '}\j-/Ytyt (;r,[jno)ôr) = Matth. XVI, 26; L?/c, IX, 25. La sentence attribuée au Seigneur, IX, 11 : Kai yop tlTrev ô Kupio;' 'ASeX^oi {aou oStoi etoiv oî 7roioî3vT£ç to ôiXrifxa TOvi uaxpô; (xou, rappelle des paroles analogues dans Luc,

VIII, 21 ; Matth. XII, 49.

De ces textes on conclura que le Pseudo-Clément connaissait les évangiles synoptiques. II semblerait même qu'il les met sur le même pied que l'Ancien Testament, puisqu'il traite d'autre Écriture un passage qui leur est emprunté. Ch. II, 4 : Ka\ Irépct Se YP«?v; Xéyei Sti oùx tjXOov xaXî'oai Sixatou; àXX« àjxapxoXou;, Matth.

IX, 13; Marc, II, 17; Luc, V, 32. Immédiatement avant, II, 1-3, il avait cité des passages de l'Ancien Testament. Ailleurs, XIV, 2, il en appelle pour la doctrine sur l'Eglise aux Livres, c'est-à-dire à l'Ancien Testament et aux apôtres : KaitTixà ^iSXta xwvTtpo- ^V5xô)v xai oî aTTÔcxoXoi xr,v IxxÀTjffi'av où vûv Eivai, oXXà âvoiâsv. 11 résulterait de ces textes que Pseudo-Clément tiendrait les écrits apostoliques, qu'il vient de citer, Éph. I, 22, 23, pour des Écritures divines au même titre que l'Ancien Testament.

Mais quelle idée se faisait-il des livres inspirés? Ch. XI, 2-4, il cite comme parole prophétiquç : Ki^tx. Y'ip xai 6 irpo:j>-/ixixoç Xoyoî, une suite de sentences que nous ne retrouvons pas dans les Écritures canoniques. Les mêmes sentences avaient été introduites par saint Clément Romain, XXIII, 3, 4, par-fi yp»?^ «wf^l- En outre,

PÉRIODE POST-APOSTOLIQUE. 8i

Pseudo-Clément introduit des sentences extra-canoniques, V, 2, par la même formule que les paroles canoniques : « Carie Seigneur dit : « Vous serez comme des agneaux au milieu des loups ». Pierre répondant lui dit : « Quoi donc si les loups dévorent les brebis? » Jésus répondit à Pierre : « Est-ce que les agneaux craignent les loups après leur mort? Vous aussi ne craignez pas ceux qui vous tuent et qui ne peuvent rien vous faire de plus, mais craignez celui qui, après que vous serez mort, a le pouvoir de jeter votre âme et votre corps dans la géhenne du feu. » On ne sait à quel écrit a été emprunté ce dialogue de Jésus avec Pierre, mais il se pourrait qu'il ne provienne pas d'un apocryphe, et qu'il ait été composé à l'aide de paroles authentiques du Seigneur. Cf. Luc, X, 3 ; Matth. X. 10 cl Luc, XII, 4 ; Matlh, X, 28; Justin, I Apol. 19. La sentence suivante, iV. 5. est bien plus éloignée encore des textes canoniques : tÎTcev i Kôpi<K' *Kiv fjte }A£t' ïuoy ouv/JYuévoi tv toi xôXicm ^ou, y.XK }».•?•, «oi^Te tiç evtoXoI; jjloo, di;To6xX(ii> OjaSç x»i ip»"!! ôfiîv, 6it«- Y£Te ait' eaoû oox oTc3Gfi3;TcôOiV{9t£, ipY*f*'*^®M-'*<' t^f- Luc, Xill, 27; Matth. VII, 23. On trouve une sentence analogue dans la première .\pologie, 16, de saint Justin. Ailleurs, VIII, 5, le Pseudo-Clément mélange un texte extra-canonique et un texte canonique, et affirme qu'ils sont tous deux dans l'Evangile : Aty" Y»? 6 Kûpio< £v Tw eiiaYY*''V ^"^ '^'^ fA'.xpov oCx èTT,pr'aaTe, tÔ ;j.£Y« ti^ujaiv owaci ; ^t'yio Y&p uulîv ix\ (6 tctoioc i* ihiyi^tta xai Iv itoXX^ rioTÔ; èoTiv) z=z Luc, XVI, 10. La première partie du texte se retrouve dans saint Irénée, Adi'. Haer. II, 34, 3. Enfin, XII, 2, le Pseudo-Clément cite une parole du Seigneur dont une partie se retrouverait, d'après Clément d'Alexandrie ', dans l'évangile selon les Egyptiens : 'ETt«pa)rr,6i\; yi? «ùtÔ< 6 Kûpio; iiro Tivo<, Tcote

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