Hist. eccl. IV
NOCVtit TeSTAMEXT. — I. 9
foi d'Agrippa Castor, nous apprend que Basilides avait composé vingt-quatre livres sur l'évangile. Les Actes d'Archclaûs^ ch. LV, les qualifient de Tractatus.
Basilides prétendait appuyer ses doctrines sur Glaucias, qu'il qualifie d'interprète, IpfXïiveuç, de l'apôtre Pierre et sur des discours que Matthieu aurait entendus de la bouche du Sauveur. Il a connu presque tous les livres du Nouveau Testament : les évangiles de saint Matthieu, saint Luc et saint Jean, les épîtres de saint Paul aux Romains, aux Corinthiens, aux Ephésiens, aux Colossiens, la première épître de saint Pierre et peut-être la première à Timothée, dont il rapporte des passages plus ou moins littéralement. Mais il n'est pas hors de contes te que toutes ces citations viennent de Basilides lui-même. Le plus grandnombre de celles-ci nous ont été rapportées par saint Hippolyte, dans les Philosophoumena, ouvrage du commencement du m'' siècle^. Or, saint Hippolyte introduit la plupart de ses citations simplement par le terme cpr,Qrt, de sorte que l'on ne sait pas si les paroles citées viennent du fondateur de l'hérésie ou de ses disciples, vivant à Tépoque de saint Hippolyte. Ce qui nous inclineraitàcroire que saint Hippolyte rapporte plutôt des citations des disciples de Basilides, de son fils Isidore, par exemple, à qui il attribue une parole conjointement avec son père, c'est que les doctrines gnostiques, qu'il attribue à Basilides, en les mettant en rapport avec ses citations du Nouveau Testament, sontdun type plus développé que celles que Basilides aurait enseignées d'après les fragments de ses écrits, transmis par saint Irénée, Clément d'Alexandrie et l'ouvrage : Adi^ersusomnes Haereses, annexé au traité de Tertullien : Praescriptio Ilaereticoruni. Il s'ensuivrait que saint Hippolyte, décrivant l'hérésie de