Uaer. XXXIli
11^ siècle ou un peu plus tard, ont connu et utilisé les évangiles canoniques. Dans la lettre que Ptolémée (150-157) écrivit à Flora et que nous a conservée saint Épiphane, on trouve des passages empruntés à Matth. XII. 25; XIX, 8, G; XV, 5-8; V, 17, 38,39: à Marc, III, 25 ;X, 5, G; VII, 10-13; à Jean, ï, 3; XII, 27; à I Cor.\, l.kEph.WAô-.kliom.NW, 12.
Marc, d'après saint I^énée^ aurait cité des passages de saint Luc. 11, 49, et de saint Matthieu, XIX, 16 et perverti des passages de l'évangile de saint Jean^.
Héracléon, vers 160-180, un peu plus tard que l'époque qui nous occupe, mais représentant de 1 école valentinienne, a écrit un commentaire sur l'évangile de saint Jean, fréquemment cité par Origène. Brooke' a rassemblé tous les passages des 'Virouvi^aaT» d'Héracléon qui se retrouvent dans le commentaire d'Origène sur saint Jean. Ces fragments, au nombre de quarantehuit, contiennent sept passages de saint Matthieu, quatre de saint Luc, quarante-quatre de saint Jean, huit des épîtres pauliniennes, un de lépître aux Hébreux. Ces citations sont assez littérales, surtout celles du IV* évangile.
Il y aurait lieu de mentionner encore d'autres gnostiques qui ont connu les écrits du Nouveau Testament. Leur témoignage fortifierait peu notre démonstration. Venons-en à l'hérétique dont l'influence aurait été, diton, prépondérante sur la formation d'un canon du Nouveau Testament, à Marcion. Bien qu'il ait vécu et enseigné longtemps avant les derniers hérétiques dont nous avons parlé, l'étude de sa position à l'égard des livres du Nouveau Testament a été reculée jusqu'à cette place, parce que, d'après quelques critiques, elle nous