Adv. Marc. IV
strtiweptiim apostolirum à Tétat de recueil Sa façon d'établir ses arg-umerlspcripturaires le prouve. I.a remarque est de Reuss * : « Dans son ouvrage polémique sur la résurrection de la chair, après avoir traité son sujet d'après les enseignements des prophètes, il déclare (ch. XXX) vouloir passer aux évangiles, et, en effet, ily recueille tous les passages propres à jeter de la lumière sur la thèse qu'il défend. Il y rattache (ch.XXXVill) un texte de l'Apocalypse, qu'il inlroduitcomme tiré du volume de Jean, soit que l'identité de l'auteur lui ait suggéré cet ordre, soit que, réellement, dans son recueil, l'Apocalypse ait suivide près lesévangiles. Puis, il passe (ch. XXXIX) aux témoignages des documents apostoliques. Par ce terme, il entend d'abord les Actes, auxquels il emprunte quelques passages, et ensuite les épîtres de Paul, qui lui en fournissent une série aussi longue que riche. Il n'y manque que quelquesunes des épîtres pastorales. »
Dans son traité De Pitdicitia, Tertullien procède de la même façon et, arrivé à la fin de ses preuves scripturaires, il se résume comme étant au terme de son analyse des apôtres. Mais il veut donner un argument subsidiaire, et il produit le témoignage d'un compagnon des apôtres, de saint Barnabe, dont il existe, dit-il, une épître aux Hébreux, et il en cite un passage. L'épître n'était donc pas dans son recueil d'écrits du Nouveau Testament. Nous avons vu d'ailleurs que parmi les termes par lesquels il désignait le Nouveau Testament il y avait ceux-ci : evangelia et apostoli, termes qui indiquent bien l'existence de ces deux recueils que nous retrouverons dans la littérature subséquente : l'Évangile et l'Apôtre*.
i. Op. cit. p. 91.
a. Consulter pour plus de détail sur le Nouveau Testament l'ouvrage d'Ad. n'ALès : La Théologie <le Tertulien, Paris.