De Oratione
ÉGLISES D'OCCIDEKT (170-220). 219
l'Ancien Testament, et il attribue aux évangiles et aux épîtres apostoliques une autorité égale à celle de la Loi et des Prophètes. Enumérant * les sources de la foi, il déclare en parlant de l'église romaine : « Istaecclesialegemet prophetas cum evangelicis et apostolicis litteris miscet; inde potat fidem. » Dans plusieurs de ses écrits, il rappelle que le Nouveau Testament est un supplément de l'Ancien, qu'il est le fruit dont l'Ancien est la semence, qu'entre les deux il y a progrès et non opposition. Les termes qu'il emploie pour le désigner sont assez divers : Novum testamentum, evangelicuni instrumentumy apostoUca instrumenta, evangelicae et apostolicae litterae, evangelia et apostoli. « Tertullien, le théologien jurisconsulte, dit Reuss*, introduisit et popularisa le terme d'instrument évangélique et apostolique, c'est-à-dire de document, charte, acte officiel, dossier de pièces justificatives et réussit ainsi à indiquer de la manière la plus nette et la plus brève, la valeur particulière des livres ainsi désignés comme écritures légales et publiques. » Quand il parle de l'ensemble des écritures, il les appelle : Scripturae, divinae scripturae, christianae litteraey instrumenlum utriusque testamenti, utriusqiie testamenti palatura.
Ainsi que nous l'avons déjà constaté, Tertullien tenait pour inspiré tout livre qui avait immédiatement ou médiatement un apôtre pour auteur, et dont l'origine apostolique était attestée par les églises apostoliques, critérium de canonicité qu'il exprime en ces termes : « Defendentibus... et auctoritatem Ecclesiarum Iraditioni apostolorum patrocinantem^. »
Constatons enfin que Tertullien possédait son in-