‹ Le Nouveau Testament dans l'Église ChrétienneChapitre 105 sur 156 · Die Evangelienzitate des Origenes, Leipzig · texte numérisé non relu

Die Evangelienzitate des Origenes, Leipzig

de celles-ci contre le codex de Bèze et dans 4 passages avec le codex de Bèze contre l'une ou l'autre de ces versions. Rappelons que ces calculs ne sont pas définitifs, puisqu'ils ne portent pas sur toutes les citations évangéliques d'Origène. Griesbach 1 avait examiné l'ensemble de ces citations et l'une de ses conclusions était que, dans Marc, Origène s'était servi de deux copies différentes, l'une alexandrine (neutre), l'autre occidentale, mais ses conclusions sontfortement infirmées par ce fait qu'il ne connaissait ni le Sinaiticus, ni le Vaticanus.

Les versions égyptiennes, Sahidique et Bohaïrique, ne représentent pas toutes deux le même type de textes : la première, fin du 11e siècle ou commencement du me, est plutôt de type occidental; la seconde, de date probablement plus récente, est de type neutre.

Les anciennes versions syriaques, la Curetonienne et la Sinaïtique, fin du n° ou commencement du me siècle, sont de type nettement occidental, en ce sons qu'elles s'accordent souvent avec les témoins occidentaux, codex de Bèze, versions vieilles latines, ou diffèrent en de nombreux passages des témoins de type neutre, Vaticanus, Sinaiticus, etc. A ces deux versions syriaques il faut, ajouter le Diatessaron qui est peut-être la source de ces versions. Voici l'étude qu'a faite Burkitt2 de ces diverses versions syriaques par rapport aux textes occidentaux.

Avec le codex de Bèze, le vieux latin a et Irénée, la Sinaïtique et la Curetonienne présentent, Mt, III,

. tica ''«■ codiciiius quatuor Stang»liorum Origtntcuiii, «latin son ouvrage Symbola» criticae, BalM, 1788, IT98.

angelion <i<i tt«pharmeht,Tht CurttoHton Version ofthifàw Ootp9lê, Cambridge, lOOi, Vol. Il, p. 136. Cf. Vooklb, Dit alùyritehen Btotmgilim m ihrttn VtrhdUnit su Tatian'i Diatuiaron, Prelburg Br„ IM1.

17, sous cette forme : 2ù eT 6 uîo; jxou. — Les paroles du Seigneur, Mt, XVIII, 20, sont formulées ainsi : Car deux ou trois ne sont pas réunis là, réunis en mon nom que je ne sois au milieu d'eux, par la Sinaïtique, le codex de Bèze, Clément d'Alexandrie. — Avec les codex a, de Bèze, Irénée, Clément d'Alexandrie, la Sinaïtique et la Curetonienne développent les paroles du Seigneur, Le, XX, 34 : les fils des hommes engendrent et sont engendrés; ils prennent femmes et elles deviennent femmes des hommes. Les vieux latins c e, Cyprien omettent la seconde partie de la phrase, qui seule est donnée par les manuscrits grecs de type neutre. — Mt, XXI, 21, à la question du Seigneur : Quel est celui des deux fils qui a obéi à son père, celui qui a refusé d'aller à la vigne, puis s'y est rendu ou celui qui a accepté d'y aller puis ne s'y est pas rendu ? les pharisiens auraient répondu, d'après la version sinaïtique, le codex de Bèze, les vieilles latines, f q d, le Diatessaron : le dernier, novissimus. — Dans Mt, XXVI, 73, d'après la Sinaïtique, le codex de Bèze, des codex vieux latins, le Diatessaron, au lieu de *j XaXia (jou ôtJXov ai TOisï, on aurait dit à Pierre : yj XotXti <rou éfiototÇet. — Dans Me, XXV, 3, d'après la Sinaïtique, le codex de Bèze, le Diatessaron, les vieux latins, ce sont les femmes et non l'évangéliste qui remarquent que la pierre du tombeau est grande. — Dans la Sinaïtique, le f 36 du ch. XI de Luc est retravaillé de la même façon que dans les vieux latins i q, tandis que le codex de Bèze et les vieux latins abeffir substituaient Mtr VI, 23b à la place de Le, XI, 35, 36. — Avec le codex de Bèze, le vieux latin b, Clément d'Alexandrie, Cyprien, la Sinaïtique omet « du péché » dans la sentence du Seigneur : Celui qui commet le péché est esclave du péché.

Nous relevons dans les vieilles versions syriaques

de nombreuses omissions qui se rencontrent pareillement dans les autres témoins du texte occidental. — Mt, IV, 17 : Repentez-vous, omis par la Sinaïtique et le codex k. — Mt, IX, 34, la Sinaïtique. avec le codex de Bèze, le Diatessaron, a Jr, omet: Mais les pharisiens disaient : Par le prince des démons, il chasse les démons. — Mt, XI, 5, la Sinaïtique et Clément d'Alexandrie omettent : Et les pauvres sont évangélisés. — Mt, I, 25, la Sinaïtique et k omettent : Et il ne la connut pas jusqu'à ce que. — Mt, V, 30, est omis par la Sinaïtique et le codex de Bèze; de même, Mt, V, 47, par la Sinaïtique et k. — Mt, X. 24 : Ni le serviteur n'est au-dessus de son maître, est omis par la Sinaïtique et k. — Mt, XII, 47 : Et quelqu'un dit : Voici ta mère etc., omis par la Sinaïtique, S * k et k B L.

Pour éviter les redites nous abrégeons les indications : Sin., signifie la version Sinaïtique; D, le codex de Bèze ; les lettres minuscules désignent les manuscrits vieux latins.

Mt, XIII, 33 : Il leur parla, omis par Sin., D, d k.

Mt, XVI, 6 : Regardez et, omis par Sin., abc ff2.

Mt, XXI, 44 : Kalô irsawv, etc., omis par Sin., D, a b deff*ft*qr*.

Mt, XXII, 24 : Et il suscitera une postérité à son frère, omis par Sin., e.

Dans Me, I, 21, 23, 28, 29, 30, bo6uç est omis par Sin. et par divers témoins occidentaux et quelques neutres et syriens.

Me, III, 16 : Et il en établit douze, omis par Sin., abedefff2, ACD L.

Me, V, 15 : Celui qui avait eu la légion, omis par Sin., D, bedefff2 etc.

Me, XIII, 9 : Prenez garde à vous-mêmes, omis par Sin., I). adff'in.

Le, VI, 48 : Parce qu'elle avait été bien bâtie, omi^ parSin.,f ff2.

Le, VII, 7 : C'est pourquoi je ne me suis pas jugé digne oValler vers toi, omis par Sin., D, a b c d e r1.

Le, X, 16 : Celui qui me rejette, rejette celui qui m'a envoyé, omis par Sin., D.abdeir1.

Le, X, 41 : Tu t'inquiètes et tu t'agites sur beaucoup de choses, omis par Sin., D, a b d e ff2 ir{.

Le, XII, 9 : Celui qui me renie, etc., omis par Sin., e.

Le, XIX, 25 : Et ils lui dirent : Seigneur il a dix mines, omis par Sin., D, b de ff2.

Jn, VI, 64: lien est quelques-uns qui ne croient pas, omis par Sin., e.

Jn, XI, 31 : Les Juifs qui étaient avec elle dans la maison, omis par Sin., e.

Jn, XII, 8 : Les pauvres que vous avez toujours parmi vous et moi vous ne m'avez pas toujours, omis par Sin., D, a.

Jn, XIII, 34b : Afin que vous vous aimiez les uns les autres, omis par Sin., c e.

Jn, XIV, 14 : Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai, omis par Sin., br*, syriaque palestinienne.

Jn, XVII, 11 : Ceux que tu m'as donnés afin qu'ils soient un comme nous, omis par Sin., a b c e ff2 r' ; paroles transposées à XVII, 22, 24.

Jn, XVII, 14 : De même que moi je ne suis pas du monde, omis par Sin., U,boder\ transposées au f 16.

Jn, XX, 7 : Sur sa tète, non avec les bandelettes, omis par Sin., a.

Jn, XXI, 15 : Tu vois que je t'aime, omis par Sin., a.

Nous n'avons pas relevé les très nombreuses omissions d'un mot ou d'une particule.

Si nous examinons les faits que nous venons de constater, nous observerons que l'accord des vieilles versions syriaques avec le codex de Bèze et les vieilles versions latines n'est pas identique pour toutes les variantes; il se fait quelquefois avec un seul témoin, souvent avec k e, Cyprien, c'est-à-dire avec les témoins africains.

Il s'ensuit que les variantes du texte syriaque sont apparentées à celles de Carthage et doivent remonter à un texte plus ancien que les versions syriaques et latines. Ce ne peut être pour toutes le Diatessaron, car si certaines variantes syriaques peuvent dériver de celui-ci, il en est beaucoup qui lui sont étrangères et remontent à un texte plus ancien. On pourrait en conclure que, basées sur un ancien texte déjà interpolé, elles ont été interpolées en outre à l'aide du Diatessaron.

En résumé, nous trouvons des traces du texte occidental au np-ive siècle, dans toute l'étendue de l'Eglise chrétienne : en Orient avec la Didachè, Tatien. ('liment d'Alexandrie, Origène, la version égyptienne Sahidique, les versions syriaques, Curetonienne et Sinaïtique; en Occident avec Marcion, saint Justin, saint Irénée, Tertullien, saint Cyprien, les vieilles versions latines. L'examen de ces citations nous oblige à constater qu'elles ne sont pas identiques chez tous les témoins de ce texte occidental, que telle leçon, relevée par exemple dans les versions latines, ne se retrouve pas dans les versions syriaques et vice versa ; que par conséquent ce texte n'est probablement pas homogène, ce qui nous amène à poser la question suivante.

S 4. — Homogénéité du texte occidental. Le texte <lil occidental est-il un texte clairement dé-

limité, en d'autres termes, homogène, ou peut-on le diviser en groupes ou en couches superposées?

Comparaisons des interpolations des textes occidentaux. — Pour résoudre cette question il faut d'abord comparer les témoignages de tous les représentants du texte occidental sur tous les passages où ils diffèrent du texte de nos éditions. Voici sur ce point les tableaux dressés par Burkitt < . Le sigle — indique que nous n'avons pas le passage où se trouve cette interpolation; om. signifie qu'elle est omise dans ta passage que nous avons. Ces tableaux ne contiennent pas les interpolations qui sont des harmonisations d'un texte évangélique à un autre, non plus que les variantes dues aux scribes.

1° Interpolations importantes et leurs attestations occidentales.

CODEX

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