Cf. Pkou, Op. Cil
lettres d'or prit fin au xin* siècle, et celui d'écrire en lettres d'argent quand on ne teignit plus le parchemin.
;; 3. — Formes des manuscrits.
Bouleaux et codex. — La forme primitive est le rouleau ; on l'a employée surtout pour les manuscrits en papyrus. Ainsi qu'il a été déjà dit, les feuilles de papyrus étaient collées bout à bout, puis on les enroulait autour d'un bâton. Le titre de l'ouvrage était inscrit à la fin. Les rouleaux séparés étaient enveloppés dans un étui de cuir, et les étuis dans une caisse.
Les manuscrits en parchemin prirent de bonne heure la forme du codex, c'est-à-dire du volume tel que nous l'avons actuellement1. Saint Jérôme nous apprend qu'à une date très ancienne les saintes Ecritures existaient à l'état de codex ; c'était la forme adoptée dans l'Eglise chrétienne.
Les codex sont rarement de grandeur in-folio; la plupart sont en petit in-folio ou en in-4°. La hauteur excédait de peu la largeur. Quelques-uns sont in-8° et môme un certain nombre encore plus petits. La main ou cahier était de trois feuilles, six pages, ou de quatre feuilles, huit pages, comme dans l'Alexandrinus, ou de cinq feuilles, dix pages, comme dans le codex Vaticanus. Chaque cahier avait une marque ou signature au commencement ou à la lin. Dans le codex Alexandrinus, la signature était au milieu de la marge supérieure de la première page du cahier. Outre les manuscrits bilingues qui comportaient deux colonnes, les manuscrits grecs avaient aussi des colonnes : l'Alexandrinus était écrit sur deux colonnes; le Vaticanus, sur trois ; le Sinaiticus, sur quatre.
1. Sur le passage du rouleau au codex voir : Zaiin, op. cit. i>. 69-76.
Le réglage des lignes se faisait à l'aide d'une pointe dure, seulement du côté chair de la peau; elle paraissait en relief de l'autre côté. Les feuilles étaient quelquefois réglées des deux côtés, comme dans l'Alexandrinus. Dans ce codex et dans d'autres aussi, toutes les lignes ne sont pas marquées; elles sont réglées d'espace en espace et on écrivait entre les lignes.
Le nombre des lignes à la colonne dépendait de la grandeur du manuscrit. L'Alexandrinus a 55 lignes à la colonne; le Sinaiticus, 48; le Vaticanus, 40 à 44 ; les manuscrits majuscules récents et les minuscules ont de 20 à 25 lignes. Il y en a quelques-uns qui sont grands.