‹ Le Nouveau Testament dans l'Église ChrétienneChapitre 22 sur 156 · I. Simm. \M. I , X. Ad a.imrm. II, i · texte numérisé non relu

I. Simm. \M. I , X. Ad a.imrm. II, i

nu. Util. tctl. Vil

Divisions des évangiles. — La plus ancienne division des évangiles que nous connaissons est celle que nous trouvons dans le codex Vaticanus, reproduite par le codex Zacynthius. D'après celle-ci, Matthieu a 170 chapitres, Marc 62, Luc 152, Jean 80. Ces chapitres étaient de grandeur inégale, et contenaient quelquefois un petit nombre de versets : ainsi, Matthieu, ch. 130 = XXIV, 1, 2 ; ch. 137 = XXIV, 3-35 ; ch. 138= XXIV, 36-44. Les divisions du codex Vaticanus ont été empruntées à un manuscrit plus ancien. En voici la preu \ l'épître aux Hébreux se trouve à la suite de la second»épître aux Thessaloniciens, sur le même feuillet. Or, cette épître se termine par le ch. 93, tandis que l'épitre aux Hébreux commence par le ch. 59. Remarquons que les épîtres pauliniennes étaient regardées comme un seul livre et capitulées sans solution de continuité. Ceci posé, nous observons que l'épître aux Galate* finit par le ch. 58 et l'épître aux Ephésiens, qui la suit dans le Vaticanus, commence par le ch. 70. Il est clair que dans le codex auquel le Vaticanus a emprunte sa numération, l'épître aux Hébreux était placée entre l'épître aux Galates et celle aux Ephésiens et que le scribe du Vaticanus a conservé la numérotation des chapitres de ce manuscrit.

Une division des évangiles, non moins ancienne, se retrouve dans les manuscrits A C N R Z et donne les chiffres suivants des chapitres : Matthieu 68, Marc 48, Luc 83, Jean 17. A chaque chapitre est ajouté un titre indiquant le contenu; ainsi : Marc, ch. 18 = VII, 1-23, a comme titre wspl tîjç ir«p«6i«oiç ttjç evtoXîj; toÎ! ©eoïï; ch. 19 — Vil, 24-30, Ktpltîfc <foivix(ff«rr(ç. Ces chapitres sont appelés xe<p«Xaia majora et les titres, tuXoi. Quelquefois les deux termes sont pris l'un pour l'autre.

On s'est étonné de constater que le premier chapitre et son titre n'étaient pas placés au commencement de

chaque livre. Ainsi, le premier titre de Matthieu se trouve ch. II, 1; de Marc, ch. I, 23; de Luc, ch. II, i ; de Jean, ch. II, 1. On a donné diverses raisons de cette anomalie. La plus simple est que celui qui le premier a inscrit ces titres a considéré ce qui précédait le premier comme un préambule, lequel n'était pas numéroté. Nous en avons la preuve dans le premier titre de l'épître aux Romains, I, 18 : riptotov ^stà to irpoof^iov, 7tep\ xp(<yst«); ttj<; xatà Èôvwv twv où cpuXaucjdvTiov xà tpuuota.

Outre ces divisions, on en trouve d'autres : Macarius Chrysocephalus a 60 lâyouç dans Matthieu; le codex 131 pour les évangiles compte 74 ch. pour Matthieu, 46 pour Marc, 57 pour Luc, 18 pour Jean. Le codex Amiatinus, Vulgate, a 88 chapitres pour Matthieu, 46 pour Marc, 94 pour Luc, 45 pour Jean '. Ils ont été formés probablement par Eugipius , circa 510.

Dans sa lettre à Carpianus, dont nous reparlerons, Eusèbe nous apprend qu'Ammonius d'Alexandrie, 220 ap. J.-C, avait composé un évangile au moyen des quatre évangiles. Vers 180, Tatien avait aussi formé un seul évangile en empruntant à chacun des évangiles tantôt une partie, tantôt une autre ; son Diatessaron était une harmonie des évangiles. Ces diverses harmonies nécessitaient un sectionnement des évangiles. Ammonius dressa une synopse des évangiles. Il prit pour base l'évangile de Matthieu et, dans des colonnes parallèles, il disposa les trois autres récits évangéliques. Cette synopse suppose un sectionnement des évangiles en chapitres. Il en e6t mémo qui pensent qu'Ammonius fit ce sectionnement, et se contenta de placer en face dos chapitres do Matthieu leschapitros correspondants desautres évangiles.

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