XVI
Ce système paraît, à première vue, assez compliqué; il l'est cependant, en un sens, moins que celui que nous avons employé jusqu'ici. En fait, il est très cohérent et lorsqu'on s'en sera assimilé les détails, ce qui s. ri. il est vrai, assez difficile, on trouvera qu'il rend le très grand service d'indiquer immédiatement le contenu d'uo manuscrit, son âge et, ce qui est important pour juger la valeur des variantes, son âge veinent aux autres manuscrits, toutes indice-* donnaient pas les autres notations. 11
est vrai que cet âge des manuscrits est sujet ordinairement à doute ; mais l'incertitude ne porte pas, en l'ait, sur un très long espace de temps. En tout cas, on connaît ainsi l'appréciation des spécialistes. Ce qui paraîtra le défaut le plus grave de cette notation, c'est qu'elle n'indique pas si le manuscrit est un majuscule ou un minuscule ou un papyrus. Mais cette indication n'a pour la critique d'un texte qu'une importance très relative.
Cette notation simpliliée nous paraît appelée à remplacer celle qu'on emploie jusqu'à présent. Pendant quelques années cependant on sera obligé d'employer conjointement les deux notations, celle «le Tischeudur! et celle de von Soden. Quant à la notation de Gregory, elle est à la vérité très simple, mais elle n'a pas l'avantage principal de celle de von Soden, d'indiquer l'âge du manuscrit. Cependant, elle a celui de ch. très peu l'ancienne notation et elle a reçu l'adle de bon nombre de spécialistes.
Remarquons que ces deux dernières notations, de C'.regory et de von Soden, ne portent que sur les manuscrits grecs. La notation pour les versions reste la même que précédemment.