‹ Le Nouveau Testament de N.S. Jésus-ChristChapitre 13 sur 364 · CHAPITRE y · texte numérisé non relu

CHAPITRE y

les enfants qui n'ont point imité la désobéissance d'Adam par aucun péché actuel» et qui ne peuvent mourir coupables que du pécbé originel. D'autres entendent ceci de tous les hommes avant la loi, lesquels n'ayant eu que la loi naturelle, n'ont pas péché comme Adam par la transgression d'un précepte pi»itif. Lequel esl la figure de eelui qui tUcait venir» Adam a été la figure du Messie, non par ressemblance, mais par opposition ; en ce que Jésus-Christ est le principe de la justification et de la vie, comme Adam l'avait été du péché et de la mort. C'est ce que l'apôtre explique plus bas , v. 18. — L'apôtre établit dans ses deux versets ce qu'il venait de dire, que par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort. Car il ne Tant pas croire, ajoute-t-il, que le péché n'ait commencé à être dans le monde que depuis ta promulgation de la lui ; il y a été depuis Adam même jusqu'à Moïse : Uique ad legem enim erat peceaium in mundo. Il est vrai qu'il n'y avait point de peines qui y fussent attachées par une loi positive , comnrHï il y en avait eu à celui d'Adam , et comme il y en a eu depuis sous la loi de Moïse : Peccatum auJem non impuiabatur, cûm lex non êtêet. Hais une marque que le péché était dans le monde, c'est que la mort a toujours régné pendant ce temps-lé sur tous les hommes, eed regnavit mort ah Adam utque ad Moyeen; même sur ceux qu'on ne peut pas dire avoir imité Adam dans la transgression actuelle d'un précepte positif, etiam in eoi qui non peeeaverunt in iimilitudinem priBvarieaiionit Ades.

15. Sed non sicut delictum , iba et IK. Mais il n'en est pas du bienfait donum. Si enim unius delicto multi comnie du péché. Car si par le péché d'un mortui sunt : multô magis gratià Dei seul plusieurs sont morts ; à plus forte et donum in gratià unius hominis raison pour l'amour d'un seul homme qui Jesu Christi in plures abundavit. est Jésus-Christ , Dieu a répandu abondamment sur plusieurs sa grâce et son bienfait.

16. Et non sicut per unum pecca- 16. D'ailleurs, ce n'est pas que le bientum , ita et donum. Nam juaicium fait vienne par un seul de la même maqoidem ex uno in condemnationem : nière que le péché. Car un seul péché a gratià autem ex multis delictls in jus- donné lieu au Jugement par lequel nous tificationera. avons été condamnés : et au contraire, plusieurs péchés ont donné lieu à la grâce par laquelle nous avons été justifiés.

17. Si enim unius delicto mors 17. En effet, si par le péché d'un seul la regnavit per unum : multô ma^is mort a régné; à plus forte raison ceux qui abundantiam gratis , et donationis , reçoivent l'abonaance de la grâce des dons et justiti» accipientes , in vità régna- et de la justice , régneront dans la vie par bunt per unum Jesum Christum. un seul qui est Jésus-Christ.

15. 16. 17. Saint Paul fait voir dans ces trois versets combien la grâce de Jésus-Christ a été plus abondante et plus forte pour nous sauver que le péché ne l'avait été pour nous perdre. C*est ce que l'apôtre établit d'abord en général dans le 15' verset, et ce qu'il prouve en détail dans les deux versets suivants. Il compare v. 16, le péehé que nous avons contracté par Adam , avec le grand nombre de péchés dont nous sommes délivrés par Jésus-Christ. Il montre verset 17, que ceux qui sont justifiés par Jésus- Christ jouiroHt dans toute L'éternité d'une vie beaucoup plus glorieuse que celle que le péché leur avait ôlée. Ce qui se peut entendre tant de la vie du corps que de la vie de l'âme. Le règne de la mort n'a duré qu'un temps, absorpta eei mot*« in vietoria; le règne de la vie que dooiie la grâce de Jésus-Christ , durera à jamais. Par le péché d'un ieul plutieuri iont morts. 'Tous les hommes sont morts en Adam , et tons ont été rachetés par Jésus-Christ. Ainsi le mot mulli, plusieurs ^ se doit prendre ici comme en d'autres eadroits de l'Ecriture pour omnes-, tous les b/munes. Saint Paul lui-mêiue se sert plus bas versets 18 et 19, indifféremment de& mots omnes et multi. 11 dit ailleurs expressément que tous sont morts en Adam^ l . Cor. 15. 22 Dans ces paroles de la Vulgate. grtUia m plures abundavit ^ le mot plures ne peut pas avoir plus d étendue que celui de multi qaï a précédé. Aussi le texte grec ôtert-iL toute équivoque, els roùç noyioùç^

18. Igitur sicut per unius delictum 18. Comme donc ce qui est arrivé par le in omnes homines in condemoatio- péché d'un seul, s'étend à tous les hommes Dem : sic et per unius justitiam in om- au regard de la condamnation ; de mi^me Des homines in justificationem vitae aussi ce qui se fait par la justice d'un

seul , s'étend à tous les hommes au regard de la justification qui donne la vie.

Ce qui te fait par la juêtiee d'un teul, eU. Jésus-Christ est mort pour le salut éternel de tous les hommes. Tous peuvent avoir part au bienrait de la sanctification ; quoique tous ne soient pas sanctitiés , é cause des obstacles qu'ils mettent é la grâce de Jésus-Christ. La comparaison entre le péché d'Adam et la giâce du Sauveur , demande seulement que l'étendue du remède préparé et offert par Jésus-Christ, réponde au moins é l'étendue du mal causé par la chute du premier homme, et que le remède soit plus que suffisant pour guérir le mal.

19. Sicut enim per inobedientiam 19. Car comme, par la désobéissance unius hominis , peccatores constituti d'un seul homme, plusieurs sont devenus sunt multi : ita et per unius obedi- pécheurs , ainsi par l'obéissance d'un seul, tionem , justi constiluentur multi (1). plusieurs deviendront justes.

Plutieurt tout devenus pécheurs. C'est^d-dire tous comme au verset précédent. Voyez la note sur le verset 15.

20. Lex autem subintravit, ut abun- 20. Or la loi est survenue , en sorte que daret delictum. Ubi autem abundavit le péché en est devenu plus abondant, delictum , superabundavit gratia. Mais où le péché a été abondant , la grâce

y a été surabondante.

Or la Un est survenue. L'apdtre après avoir montré que depuis Adam jusqu'à l'établissement de la loi , le péché et la mort avaient régné sur tous les hommes , déclare ici que la loi, loin d'avoir pu arrêter le mal, avait au contraire donné occaston a de nouveaux péchés. Mais Dieu ne permettait cette multiplication de péchés , qu'afin de rendre plus éclatant le triomphe de la grâce de Jésus*-Christ. Dans cette expression , ut abundaret delictum , la particule ut n est point causale, elle marque seulement ce qui devait arri\er, et nullement que Dieu, en établissant la loi, se soit proposé pour fin Taugmentation du péché.

21. Ut sicut regnavit peccatum in 2i. Afin que comme le péché a régné mortem : ita et gratia regnet per jus- pour donner la mort , de même la grâce titiam in vitam sternam , per Jesum règne aussi en vertu de la justice, pour Christum Dominum nostrum. donner la vie éternelle par Jésus- Christ

Notre-Seigneur.

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