‹ Le Nouveau Testament de N.S. Jésus-ChristChapitre 188 sur 364 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

11 eihorte Timotbée à instroire les autres avec fidélité, et à souffrir pour Jésus-Christ. Il le fait souvenir de la récompease future , et de la résurrection de Jésus-Christ. Il Tavertit d'cviler les disputes , les discours profanes et frivoles , les questions de la loi qui n'ont pas de sens. Exemple d'une grande maison oà il y a différentes sortes de Yases. Lei vertus propres d'un serviteur de Dieu.

1. Tuergo, 611 roi, confortare in 1. Vous donc, mon flls , fortiOez-vous gratiâ qns est in Cbristo Jesu : dans la grâce qui est en Jcsus-Christ :

Fortifiez-vous dans la grâce qui est en Jésus-Christ. Suint Chrysostôme entend par là le secours de la grâce de Jésus-Christ, comme s'il disait : Vous venez d'entendre que je suis dans les liens , où je souffre beaucoup , et que tous les Asiatiques m'ont abandonné. Vous ne devez pas vous attendre à être mieux traité que moi. Ârniez-vous donc de force et de courage. Jésus-Christ pour ({ui vous combattez , vous soutiendra par sa grâce, et ne vous abandonnera pas dans le combat. Mais le commentaire attribué à saint Âmbroise explique cet endroit delà doctrine de l'Evangile , comme si saint Paul disait : Ce que je viens de vous dire de mes souffrances, ne doit point vous décourager. *' faut an contraire vous revêtir d'un© nouvelle force, pour annoncer constamment la doctrine de la grâce , et l'Evangile de Jésu8-(^hrist. (^es deux «sens sont assez conformes BU texte de l'apôtre, et on peut même les réunir tous deux pour n'en former qu'un seul.

2* Et qus audisti â me per multos 2. Et ce que vous avez entendu de ma testes, h«c comroenda fidelibus ho- bouche en présence d'un grand nombre niinibus , qui idonei erunt et alios de personnes , communiquez-le à des gens "^cre. fidèles» qui seront propres eux-mêmes à

l'enseigner aux autres.

^n présence d'un grand nombre de personnes. Il y a dans le texte latin qui répond «u grec, per multos testes : ce que plusieurs Grecs entendent des témoignages de la loi *t des prophètes, dont l'apôtre s'était servi pour confirmer les vérités qu'il avait enseignées à Timotbée. C'est dans ce sens que le même apôtre dit Heb. 12. 1. Idedque ^tnos tantam habentes impositam nubem testfum. Mais le sens de la traduction est plus naturel et plus suivi. — Communiquez-le à des hommes fidèles. Les grandes vérités lue saint Paul avait enseignées à Timothée, étaient comme un riche dépôt qu'il lui a^ait confié; non pas pour le tenir caché, mais pour le communiquer à des hommes />u»c<, c'est-à-dire à de fidèles ministres, aux évéques et aux prêtres qu'il devait

(')lnf.4. ly.

â22 II. BPITRE DE S. VkVL k TIMOTHEB.

ordonner Hans la suite. Car c'est à ceux-là , et non pas aux laïques et aux simples fidèirs, qu'il appurtieut d'enseigner les autres, comme Théophilacte l'a très-bien remarqué.

3. Labora sicut bonus miles Christi 3. Souffrez vos peines en généreax Jesu. soldat de Jésus-Christ.

Souffrez V09 peines. Souffrez les afflictions, les travaux, les persécutions înséfMrables de votre ministère. 11 y a simplement dans le texte latin, lahora^ qui est déterminé au sens qu'on a suivi dans la traduction par le mot grec xocxoTrdcdij^oy. Au commeticeraenl de ce verset le {;rec ajoute vv ovv , tu igitur. Mais cette addition ne se trouve point dans les meilleurs maouscriis, comme ceux de Clermont et d'Alexandrie, ni dans le Syriaque , ni dans TEthiopien , ni dans les anciens interprètes latins, et elle eai évidemment superflue.

4. Nemo mtlitans Deo implicat se 4. Dès qu'on est dans la milice de Dieu, negotiis saecularibus ; ut ci placeat oui on évite de s'engager dans les affaires du se probavit. siècle» pour plaire à celui de qui l'on s'est

fait agréer.

Dès quon est engagé dans la milice de Dieu, Le mot de Dieu ne se lit point dans le grec, mais on le trouve dans les plus anciens et les plus respectables monumeiits ecclésiastiques , comme dans saint Cyprien , Ep. 66. ; dans le preoiier concile de Carthage sous le pape Jule, Can. 6.; dans le troisième sous le pape Sirice, Can. 15 ; dans saint Jérôme , liv. I. sur les lamentations de Jérémie ; dans saint Augustin, 1. de Opère Monachorum. c. 15. ; dans saint Léon , Ep. 91 . Qi ci qu'il en soit de cette leçon , il est certain que l'apôtre emploie ici la métaphore des gens de guerre, a qui les lois romaines interdisaient toute autre occupation que celle des armes, pour prouver à plus forte raison que ceux qui sont engagés au ministère des autels , doivent négliger toute autre sorte d'affaires , et s'occuper uniquement de leur emploi. — Pour plaire d celui de qui Von s'est fait agréer. Pour plaire à celui qui l'a enrôlé. Car c'est là la propre signification du texte grec, Iva r(u çpaxo'koy'hooi.ini àpiari , ul ei plo' ceatàquo in mililiam adscriptus est.

5. Nam et qui certat in agone > non 5. Aussi celui même qui combat aux coronetur nisi légitimé certaverit. jeux publics , n'emporte point la couronne

qu'il n'ait combattu dans les règles.

6. Laborantem agricolam oportet 6. Il est juste qu'un laboureur qui iraprimùm de fruclibus percipere. vaille , soit le premier à profiter des fruits.

Il est juste qu'un laboureur qui travaille , soit le premier à profiter des fruits. Il y a de l'obscurité dans le texte grec, aussi bien que dans le latin : ce qui peut donner lieu à deux explications différentes. Car en joignant primum avec percipere, cela signifie que le laboureur qui travaille , à droit de profiter le premier des fruits de la terre qu'il cultive : par où l'apôtre, selon les Pères, fait entendre à son disciple qu'en s'occupant uniquement A cultiver le champ que Dieu lui a confié, son travail ne demeurera pas sans récompense. Quelques-uns croient que les fruits dont parle ici saint Paul , sont le» biens eccléfiiastiques, qui doivent en premier lieu être employés à la subsistance de l'évêque. Ne diceret, dit iciPrimase. undè victurus sum, si me totum in doclrind oceupavero ? Ostendit hîe primitias fructuum à populo debere percipere , prœler mentdem messiSt quam à Domino aedpiet in futuro. Saint Chrysostôme fait aussi mention de cette explication , et la rejette comme absurde , k\y 6vx e'xsi Ac/yov , quoiqu'on lui fasse dire dans la traduction latine , qu'elle est probable. Mais si l'on io'iniprimûm avec le participe laborarUem, cela signifiera qu'il faut qu'un laboureur travaille avant que de profiter de la récolte. Ce sens est plus naturel , et s'accorde mieux avec les deux exemples qui précèdent. On peut même le donner aux .paroles de l'apôtre , sans déplacer primum de cette soiie. 11 est juste qu'un laboureur profite le premier des fruits: mail cela doit s'entendre d'un laboureur qui travaille, laborantem. Car s'il ne travaille pas , il ne peut prétendre à la récolte ; comme un soldat qui n'a pas combattu , ne peut espérer de couronne.

7. Intellige qus dico : dabit enim 7. Considérez ce que je dis : car le Seltibi Dominus in omnibus inteliectum. gneur vous donnera de 1 intelligence pour

tout.

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