‹ Le Nouveau Testament de N.S. Jésus-ChristChapitre 248 sur 364 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

l'apètre donDe ani HébreHi nne grande idée de la foi , par ee qu'oot fait lears pères depuis le ««lomciicemeDl du monde jusqu'au temps de Da?id el des prophètes : et en géaérai il montre ce que la foi leur a fait faire et endurer ^ saus qu'ils aient néanmoins re^u encore une pleine et entière récompense.

1. KsT autem fldes sperandarum 1. Or , la foi est la base des choses que substantia rerum, argumentum non nous avons à espérer, et la conviction de apparentium. celles que nous ne voyons point.

Or la foi est la hase des choses que nous avons à espérer. Saint Paul ayant dit au chapitre précédent que la foi était néct^ssoire pour conserver la patience dans les adversités , suivant les paroles du prophète , le juste vit de la foi ; il prend de là occasion d'en faire l'éloge dans tout ce chapitre-ci , et de représenter aux Hébreux les grandes choses qu« leurs pères ont faites avec le secours de cette vertu , afin de les exciter par ces exemples dome&tiqnes à la conserver avec soin , et à profiter à leur exemple d'un si riche trésor. Ce n'est pas tant une définition exacte qu'il veut donner ici de la foi , qu'une description noble et frappante qu'il en fait par ses propriétés et ses effets. l\ commence donc par dire que la foi est la hase des choses que nous decons espérer. Le mot grec ùnàçKvtç signifie également substance et subsistance ; et on peut le prendre ici dans cette double signification. Selon la première, la foi est la substance des choses que nous devons espérer; c'est-à-dire qu'elle est la base et le fondement sur lequel notre espérance ett appuyée , comme la substance est le sujet et le soutien des accidents : eu sorte que , comme les accideAts ne peuvent naturellement subsister sans la substance qui les soutient , de même notre espérance ne peut subsister sans la foi sur laquelle elle est appuyée. Suivant la seconde interprétation du mot hypostase^ il faut dire que la foi est la subsistance des choses que nous devons espérer; c'est-à-dire que ces choses ne subsistant pas encore par elies-mênies , la fui les fait pourtant en quelque sorte .subsister dans notre esprit , eu nous en assurant avec autant de certitude , que si nous les voyons déjà de nos propres yeux. Cette seconde explication est de saint Chrysostôme et des autres Pères grecs. — Et la conviction de celles que nous ne voyons point, ijisyx^i signifie proprement une preuve démonstrative et convaincante. La foi est donc non-seulement la base des choses que nous devons espérer , mais encore la conviction de celles que nous ne voyons point. Qu'un seul Dieu par exemple subsiste en trois personnes réellement distinguées entre elles, que la seconde personne se soit incarnée; ce sont des mystères que nous ne voyons pas, et que nous ne pouvons comprendre avec les faibles lumières de notre esprit : mais la foi à cet égard nous tient lieu de la plus évidente démonstration ; parce qu'elle nous persuade plus certainement de la vérité de ces mystères , que si nous les voyions dans le plus grand jour. £n effet , on ne trouverait guère de gens qui voulussent mourir pour soutenir ia vérité d'une démonstration même géométrique ; et il s'en est trouvé une infinité qui ont donné leur sang pour défendre la vérité des mystères de notre sainte religion.

4^8 EPITRE DE S. PAVL AUX REBREUX.

2. la hâc enim testitnonium conse- 2. Car c'est par elle que nos ancêtres cuti suot senes. se sont rendus recommandables.

Car c'est par elle que nos ancêtres se sont rendus recommandables, |v rxur^ yàp i/jLxprvip^BrictaVf in hàe enim teslimonium consecuti sunt. h , m se prend ici comme en beaucoup d'autres endroits pour $icc , per. fiaprupelftOxt pignifie propreroenl avoir le témoignage de quelqu'un , quel que soit ce témoignage. lUuis il se prend presque toujours e:i bonne part dans l'Ecriture : Act 6, 3. 10, 22 16, 2. 22, 12, et se dit d'an homme qui a une bonne réputation , qui est Fans reproche , et à qui tout le monde rend un témoignage honorable. C'est donc par la foi que nos ancêtres les plus recalés, et depuis eux nos pères les putriarches se sont rendus si recommandables : c'est par elle qu'ils ont fait de si grandes choses , comme nous allons le dire , et qu'ils ont mérité que le Saint-Esprit dans les divines Ecritures fit leur éloge et rendit un témoignage si honorable à leur vertu.

3. Fide intelligimus aptata esse ss- 3. Nous savons par la foi que la parole riila verbo Dei , ut ex invisibilibus de Dieu fit le monde tel qu'il est; en sorte ifisibilia fièrent (1). que les choses devinrent visibles, d'invisibles qu'elles étaient.

IVous savons par la fat que fa parole de Dieu fit le monde tel qu'il est. C'est la foi qai apprend que le monde eutier avec tout ce qu'il renferme, a été fait par la volonté libre et toute-puissante de Dieu. Quelques philosophes des plus éclairés ont cru avoir des ])reuves démonstratives de l'éternité du monde : mais la foi plus certaine nous a convaincus que ces prétendues démonstrations n'étaient que des sophismes; et bien d'autres philosophes s'en sont eux-mêmes aperçus. ^- En sorte que les choses detmrnt visibles d'invisibles qu'elles étaient. Saint Thomas par les choses invisibles entend lei idées que nous nous représentons en Dieu , et suivant lesquelles il a fait toutes choses. Selon le grec, on peut traduire , ex non apparenlihus ^ ou ex non extuntibus : c'est-àdire que Dieu a fait le monde de rien , qu'il l'a tiré du néant. Plusieurs philosophes regardaient comme un principe indubitable, de rien on ne fait rien : mais la fui nous apprend que Dieu en faisant le monde, n'a travaillé sur aucun sujet préexistant, et qu'il appelle les choses qui ne sont pas comme celles qui sont.

4. Fide plurimam hosilam Abel , 4. C'est par la fut qu'Àbel offrit à Dieu quàm Gain , obtulit Deo , per quam plus de victimes que Gain , et c'est par tcstimonium consecutus est esse jus- elle quMl a mérité d'être appelé juste, tus, testimonium perhibente mune- Dieu lui-même rendant témoignage en fa* ribus ejus Deo , et per illam defunc- veur de ce qu'il avait offert : c'est par elle tus adhuc loquilur (2). aussi que tout mort qu'il est , il parle

encore.

C^esl par la foi qu'Abel offrit à Dieu plus de victimes que Cdin. G'esM-dire une victime plus excellente. Car Moïse, Gen. 4, 4. marque qu'Abel offrit à Dieu des premiers-nés de son troupeau, et ce qu'il avait de plus gras; au lieu que Cala offrit simplement des fruits de la terre , sans offrir les prémices, et sans se mettre en peine de choisir ce qu'il avait de meilleur, comme le marque saint Ambroise. C'est la foi qui excita Abel à offrir des premiers-nés, et parmi les premiers-nés ce qu'il avait de plus précieux et de meilleur. — Et c'est par elle qu'il a mérité d'être appelé juste. Dieu rendit témoignage à la justice d'Abel en marquant que son sacrifice lui était agréable; au lieu qu'il ne daigna pas jeter les yeux sur celui de Caïn. Et respexit Dominusad Abel et ad munera ejus,,». ad Cdin autem et ad muneia ejus non respexit, Od fut sans doute par quelque signe extérieur que Dieu marqua qu'il opprou va il le sacrifice d'Abel et qu'il rejetait celui de Caïn; puisque celui-ci s'en aperçut, et en conçut de la jalousie contre son frère. Mais l'Ecriture ne marque point quel futce signe. Saint Jérôme, saint Chrysostôme, Tbéophylacte et plusieurs autres croient que Dieu fit descendre le feu du ciel, pour consumer le sacrifice d'Àbel : ce qu'il ne fit point a l'égard du sacrifice de Caïn. — Cest par elle aussi, tout mort qu'il est, qu'il parle encore. C'est-àdire selon saint Chrysostôme et les autres Pères grecs , que sa mémoire vit encore dans l'esprit des hommes , et les excite à servir Dieu comme il mérite d'être servi. Car la aaintetédesa vie et de sa mort a plus de force pour persuader la vertu, que toutes les

(I) Gen. l. 3. — (2j Gen. 4. 4. - Matlh. 23. 36.

CttÀPlTRE Xt. 439

paroles. Il est probable que saint Paul fait ici quelque allusion à ce qui est dit, Geo. 4, 10 : La voix du sang de votre frère crie de la terre jutquà moi. Dieu en écoutant la voix de ce sangrépandu pour sa gloire, donna par là un témoignage à lajusticed'Abel.

6. Fide Henoch (ranslatus est ne tf. Par la foi , Henoch fut enlevé pour

videret mortem ; et non invenieba- ne point mourir ; et il disparut, parce qus

tur, quia transtulit illum Deus : ante Dieu l'enleva: car avant cela on lui a

translationera enim testimonium ha- rendu témoignage qu'il avait été agréable

huit placuisse Deo (1). à Dieu.

Par la foi, Henoch fut enlex)é pour ne point mourir. Ilenocb dont il est ici parlé , est le fils de Jared , et non pas de Cain , comme Erasme l'a faussement cru. Il y a seulfv ment dans la Genèse, c. 5. v. 24, ambulavUque cum Deo et non apparuit, quia tulit eum Deuê, D'où Aben-£zra conclut qu'Ueuoch est mort comme les autres ; parce qu'au lieu de ces mots, et non apparuit, il y a dans l'hébreu, et non ipse : ce qui signifie ordinairement la mort dans l'Ëcriture : Gen. 42, 36. Jacob en parlant de Joseph qu'il croyait mort, dit : Joseph non eit super, et dans l'hébreu, non ipse. Psal. 38, 14, j)riu*qwîm àbeam, et ampliûs non ero, dans l'hébreu, et non ipse. P&al. 58, 14, m ira consummationis , et non erunt, dans l'hébreu , et non ipsi. Tout de même pour dire que quelqu'un est mort, l'Ecriture dit assez souvent que Dieu l'a enlevé : Job , 32 , 22. Nescio quandiû suhsistam, et si post modicum tollet me faclor meus. Tout es que cela prouve, c'est que ces expressions s'entendent quelquefois de la mort, mail noD pas nécessuirement toujours. £n effet au même endroit de la Genèse , qu'on a objecté, il est dit de Siméou aussi bien que de Joseph, et non ipse : et cependant Jacob était bien assuré que Siméon était retenu en prison. Ces expressions ne signifient donc la mort, que quand des circonstances les déterminent à ce sens. Or les circonstances du cinquième chapitre de la Genèse font voir que Moïse a voulu marquer qu'HenocIi n'était pas mort, et que Dieu l'avait enlevé tout vivant. Car Moïse en parlant de tous les antres patriarches, ne manque point de dire qu'ils sont morts, et moriuus est. D'où vient donc ne dirait-il pas la même chose d'Heuoch , s'il avait cru qu'il fût mort comme tous les autres? A.u8si il y a dans la paraphrase chaldaïque , et non oomparuit, nec eliam occidit eum Deus : il ne parut plus ; cependant Dieu ne le fit pas mourir. Saint Paul a dune parfaitement entendu le texte de Moïse, en assurant qu'Ûenoch fut enlevé pour ne pas mourir. Et c'est de quoi il ne peut être permis de douter. II est plus difficile de déterminer dans quel lieu il fut enlevé. L'auteur de l'Ecclésiastique dit en termes formels que ce fut dans le paradis , c. 44. v. 16. Henoch placuit Deo , et translatus est in paradisum, ut det gentihus pœnilenliam. Et quoique le mut de paradis ne se trouve pas maintenant dans le texte grec, on ne saurait douter que l'interprète latin ne l'ait trouvé dans ses manuscrits. Aussi presque tous les Pères assurent qu'IIenocb et Elie sont maintenant dans le paradis terrestre, et qu'ils y vivront jusqu'à la venue de l'antechrist, qu'ils doivent combattre, et par lequel ils doivent être rois à mort. Voyez Ribera sur roniième chapitre de l'Apocalypse. Au reste , saint Paul dit que c'est par la foi qu'Henoch fut enlevé, c'est-à-dire que sa foi fut le principe de cette sainteté éminente qui le rendit agréable à Dieu , et qui mérita que Dieu l'enlevât de la sorte. C'est ce que marque l'apôtre en ajoutant, qu'avant cela on lui a rendu témoignage qu'il avait été agréable d Diêu. C'est-à-dire que l'Ecriture lui rend témoignage, qu'avant son enlèvement il avait été agréable à Dieu; et que c'est pour lui avoir été agréable qu'il a été enlevé. Car Estins a raison de remarquer que ces mots , anle translaiionem, doivent se rapportera ceux-ci, placuisse Deo^ et non pas à ces autres , testimonium habuit.

6. Sine fide autem impossibile est 6. Or, sans la foi il est impossible de

placere Deo. Gredere enim oportet ac- plaire à Dieu. Car celui qui s'approche de

cedentem ad Deum , quia est , et in- Dieu, doit croire que Dieu est, et qu'il

quirentibus se remunerator sit. récompense ceui qui le cherchent.

Or sans la foi^ il est impossible de plaire à Dieu. Saint Paul prouve ici que c'est par la foi qu'Henoch fut enlevé, t'ar il ne fut enlevé qu'à cause de son éminente sainteté, qui le rendit agréable à Dieu. Or sans la foi il n'a pu être agréable à Dieu ; parce que sans la foi , il est impossible de lui plaire. C'est donc par la foi qu'il a acquis cette sainteté qui l'a rendu agréable à Dieu ; et par conséquent c'est pur la foi qu'il a mérité d'être enlevé, pour ne pas mourir. — Car celui qui s' approche de Dieu, doit croire qu§

(l) Gen. 5.24 - Eccli. 44. 16.

Dieu etl. Ce n*est pas seulement à l'égard de la niuKitude que cela est vrai , connnê le pense Giyetau. Car quoique les savants puissent par des démonstrations connaître l'exifitencift d'un Dieu î cependant toutes leurs déuionstralions n'approchent pas de la ceititude de la foi } et d'ailleurs , il n'y a que la connaissance surnaturelle de Dieu que nous avons par la foi, qui puisse nous approcher de Dieu comme il faut, pour élre justifiés et lui être agréables — EtquÛ récompense ceux qui le ehercheni. Pour s'appprocher de Dieu conune il faut, oe n'est pus assez de croire qu'il y en a un. Car les Epicuriens, dont la théologie, ou plutôt l'impiété na fait que trop de progrès, même de nos jours, ne refusent pas d'en reconnaître un tel quel. Mais ils veulent que ce soit un Dieu qui ne fasse ni bien ni mal ; qui laisse la vertu sans récompense, et le crime sans châtiment; qui, en un mut, comme dit l'impie Lucrèce, ne soit point sensible aux services qu'on lui rend, et qui ne »e mette point en colère contre ceui qui l'offensent, nec bené pro meritit eapitur^ ncc iangilur ira. La foi au contraire no:iB oblige de reconnaître un Dieu qui récompense ceux qui le servent^ c'est-à-dire ceux qui le servent religieusement, et qui tâchent en tout de lui plaire.

7. Fide Noë , responso accepto de 7. Par la foi , Noé ayant été averti d'en ils, quas adhuc non videbantur ,■ me- haut des choses qui ne se voyaient point iuens aptavit arcam in salutem do* encore, touché de crainte il construisit inûssuœ, per quara damnavit mun» l'arche pour sauver sa famille Parla il dura : et justitiœ , qu» per fidem est, condamna le monde , et fut héritier de la hsres est institutus (1). justice qui s'acquiert par la foi.

Par la foi, Noé ayant été averti d'en haut des choses qui ne se voyaient point encore, (/est-à-dire du déluge , qui ne devait arriver que six vingts ans après que Dieu en eut averti Noé, xpnp^ocriffdsii, divino oraculo monitùs, ou responso accepto , comme traduit l'auteur de la Vulgate , qui a coutume d'appeler ainsi les oracles que Dieu rend à reux même qui ne l'interrogent pas, Matt. 2, 12. Act 10, 22. llehr. 8,5. — Touché ds crainte, il construisit V Arche. Craignant le déluge dont le monde était menacé, il construisit l'Arche pour se sauver avec toute sa famille; c'est-à-dire avec sa femme, ses (rois fils, et les trois femmes de ses fils : Gen. 6 , 18. Ou plutôt touché de respect pour l'oracle infaillible de Dieu qu'ail venait de recevoir, il construisit l'arche. Car c'e.«t là proprement ce que signifie IwAa^yjôeiç, comme n<ius l'avons déjà remarqué. ^-Par Id il condamna le monde. Noé en ajoutant foi à Toracle de Dieu , avertissait en même temps les hommes de son siècle de penser à se mettre à couvert, par une salutaire péniteuce, des maux dont ils étaient menacés. Mais loin de profiter de ses avis, ils ne firent que se moquer de sa simplicité. Ce saint homme condamna donc par sa foi le monde incrédule, en faisant sentir son incrédulité, et lui ôtant toute excuse légitime. C'est ainsi que , selon Jésus-Christ, Matt. 12 , 41 et 42 , les Ninivites et la reine du Midi s'élèveront au jour du jugement contre les Juifs , et les condamneront. — Et fut fait héritier de la justice qui s'acquiert par la foi, Cest-à-dire qu'ayant été fidèle comme ses pères, il hérita de leur justice. Il fut héritier de leur justice comme de leur fui, qui eu élait le principe.

8. Fidé qui vocatur Abraham obe- S. Par la foi , celui qui fut appelé Abra* divit in locum eiire, quem accepttt^ ham eut assea d'obéissance pour aller daos rus erat in hsreditatem ; et exiit, le pays qui devait être son héritage ; et il nesciens quô iret. se mit en chemin , ne sachant où il allait.

Par la foi, celui qui fut appelé Abraham , eut assez d'obéissance pour aller dans U pays qui devait être son héritage, niçst AccXoit/nvoç , fide vocatus Abraham : ce qui signifie qu'Abraham ayant été appelé de Dieu , obéit à la voix qui l'appelait. Ha !s notre interprète a lu èxaXoùfiivcç, qui vocatur Abraham : c'esl-ô-dirc ce gîa''^^ patriarche qui , au lieu d*Abram, comme il s'appelait autrefois, reçut de Dieu le nom a Abraham; ce grand patriarche, dis-je, fut si plein de foi , qu'il obéit sans balancer à la Toix de Dieu , qui lui ordonnait de sortir de son pays pour aller dans une terre étrangère. En quoi sa foi parut d'autant plus grande, qu^7 se mit en chemin, ne saehoMt 0^ il allait; parce que Dieu , en lui ordonnant de sortir de son pays , loi dit seulemeot' Venez dans la terre que je vous mfmtrerai. Gen. 12,1. Sur la difficulté q^ue l'on peu* trouver à concilier en ce point M<iise avec saint Ëtiemte , voyei oe que nous avoaiflil dans les notes sur le chapitre 7 des Actes.

(l)Gea. 6. 14. - Eccli. 44. 17.

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