CHAPITRE X. M
Je souhaite de tout mon cœur , etc. Ces paroles proii\ent que saint Paul ne rejrardait pas les Juifs incrédules comme entièrement abandonnés de Dieu , ni tellement endurcit dans leur incrédulité , que Dieu leur refusât tout secourt pour en sortir, et pour entrer dans la Toie du salut en embrassant TEvangile.
2. Testimonium enirn perbibeo il- 2. Car je leur rends ce témoignage , lis, quèd «mulationem Bei habent, qu'ils ont du zélé pour la loi de Dieu : sed non secundùm scientiam. mais ce n'est pas un zèle selon la science :
Us ont du zèle pour la loi de D'eu, A la lettre ils ont du zèle pour Dieu , c'est-é-dire pour la loi et pour le culte de Dieu : mai^ ils ne connaissent pas l'esprit de la loi , ni en quoi consiste le véritable culte de Dieu. C'est ce que disait Jésus-Cbrist : Omnis qui interfieiet icos, arhitrahitur se olsequium prœstare Deo : sed hœe facient , quia non noterunt Patrem , neque me,
3. Ignorantes enim justitiam Dei , 3. Parce que ne connaissant pas la juset suam querentes statuere, justiti® tice qui vient de Dieu , et cherchant à éta- Dei non sunt subjecti. blir la leur , ils ne se sont point soumis à
celle qui vient de Dieu.
Parce que ne connaissant pas, etc. Car s'obstinant à ne vouloir pas reconnaître que c'est par la foi en Jésus-Christ que Dieu nous justifie, et prétendant être justifiés par leurs œuvres , etc.
4. Finis enim legis , Christus , ad 4. Car la fin de la loi , c'est Jésus-Christ, justitiam omni credenti. afin que tous ceux qui croient, soient justifiés.
La fin de la loi , c'est Jésus-Christ, G'ett é Jésus-Christ que toute la loi se rapporte , comme à la fin; c'est lui qui en est la perfection et la consommation. Quelques*uus expliquent ces paroles, finis enim legis Christus , en cette manière : Jéisus-Christ a mis fin é la loi , il l'a fait cesser.
5. Moyses enim scripsit , quoniàm K. Aussi Moïse a écrit que l'homme qui
i'ustitiam,qu»eilegeest, quifecerit pratiquera la justice qu'ordonne la loi, lomo, vi\et in eà (1). aura par elle la vie.
L'homme qui pratiquera la justice qu'ordonne la loi, etc, La plupart des interpièfrs sont persuadés qu'il ne s'agit dans ce verset que d'une justice purement légale, que l'apôtre oppose à la justice surnaturelle qui vient de la foi , dont il parle dans les versets suivants. Ce qui est dit que l'homme vivra par la justice de la loi, se doit entendre de la vie temporelle , c'est-à«dire : celui-là non-seulement ne subira point la peine de mort portée contre les infracteurs de la loi, mais encore il jouira d'une longue vie. Voilà à quoi pouvait aboutir tout le mérite de cette justice légale. Selon d'autres, il s'agit d'-un accomplissement entier et parfait de la loi par les motifs surnaturels de la foi ; et par conséquent il s'agit d'une véritable justice , et d'une récompense éternelle dans l'autre vie. Ainsi suivant cette explication, la différence que l'apôtre semble mettre entre la justice de Tancienne loi lorsqu'elle venait de la foi , et la justice de l'Evangile, consiste en ce que celle-là était plus difficile à obtenir à cause du grand nombre de préceptes et de cérémonies dont on est dispensé dans la loi nouvelle. Voyei Estius. 1^ première interprétation parait plus conforme au style ordinaire de saint Paul, et à l'idée qu'il a coutume de donner de la justice de la loi, lorsqu'il l'oppose à celle de la foi.
6. Quap autem ex fide est justitia , 6. Mais pour la justice que prescrit la sic dicit : ne dixeris in corde tuo : foi , elle parle de la sorte : ne dites point quis ascendet in cœlura ? id est , Chris- en votre cœur : qui montera au Ciel ? c'esttum deducere (2). à-dire , pour en faire venir Jésus-Christ.
*?. Aut quis descendet inabyssum? 7. Ou, qui descendra dans l'abtme?
hoc est , Christum à mortuis revocare. c'est-à-dire , pour ressusciter Jésus-Christ.
S. Sed quid dicit Scriptura? Propè 8. Mais que dit l'Ecriture? La parole
est verbum in ore tuo , et in corde est toute proche, elle est dans votre bouche
tuo : hoc est verbum fidei , quod pra*- et dans votre cœur : et c'est là cette parole
dicamus (3). de la foi que nous prêchons.
0) Levit 18. 0. - Exech. 20. 1 1 . •- \2) Deut. 30. 12. — (3) Deut. 30. 14,
52 CPITRE DE S. PAUL AUX ROMAIIXS.
6. 7. 8. Avant que d'enfreprendre de donner le sens de ces trois versets , il faut rapporter auparavant les paroles de Mo'ise auxquelles ils ont ropport , afin qu'on voie ce que saint Paul en a omis et ce qu'il a cru devoir y ajouter pour explication. Les voici telles que nous les lisons dans le Deutérononie. Mandatum quod ego prœcipio tibi hodièf non supra te est, neque proeul poiitum , nec in rœlo silum , ul possii dicere : Quit notirum valet ad cœlum asrendere , ut déférât illud ad nos . et audiamut atque opère eompleamut ? Neque trans mare potitum , ut causerts et dicas : quit ex nohis poterit trantfretare mare , et illud ad nos usque déferre , ut posimus audire et facere quod prœceptum est, sed juxtà est sermo valdè in ore tuo et in corde tuo, ut fadas illud, Deut. 30. Sur quoi il y a quelques remarques à faire. 1. Comment saint Paul applique-t-il a la loi évangélique et à la foi en Jésus-Christ, ce que Moïse n'avait dit que de l'observation de la loi ancienne? Quelques-uns ne reconnaissent ici qu'une allusion et une application mystique, que fait saint Paul des paroles de Moïse à la fois du Messie. D'autres prétendent que le texte de Moïse se doit entendre à la lettre et dans le sens le plus propre, de la foi en Jésus-Christ; parce que le précepte qu'il donnait aux Juifs, Mandatum quod ego prœcipio tibi, était un précepte spécial, qui re- ^,ardait l'amour de Dieu sur toute chose et la pénitence justifiante, et qui supposait une foi au moins implicite en Jésus-Christ. Quoi qu'il en soit de ce dernier sentiment , il parait que saint Paul cite trop formellement l'autorité de Moïse, pour ne pas croire que les paroles du Deutéronome marquaient la foi dans un sens propre, au moins dans te sens allégorique et figuré. 2. Ces paroles, quœ autem ex fide estjustitia, sont traduites différemment, selon qu'on sous-entend le nom de Moïse pour nominatif au verbe dûpt'l, ou qu'on suppose que par une figure assez ordinaire, saint Paul fait parler la justice elle-même, ainsi qu'on l'a supposé dans la traduction française. Mais que ce soit ou Moïse lui-même qui parle, ou qu'on fasse parler la justice, cela est de peu d'importance , et ne change rien au sens. 3. Au lieu de ces paroles du Deutéronome, Quis poterit transf retare mare, saint Paul dit, Quis descendet in abyssum. C'est que l'apôtre s'est moins attaché aux mots, qu*à représenter ce qu'ils signifient. La mer par sa profondeur et ses abîmes , marque la mort de Jésus-Christ^ sa sépulture et sa descente aux enfers, ainsi qu'il parait par l'engloutissement de Jonas. 4. L'intelligence de ces paroles , ne dites point : Qui montera au ciel, qui descendra dans Vabime , dépend du verset neuvième. £n effet, ce qu'on oblige au verset 9 les Juifs de croire, non-seulement comme possible, mais comme étant véritablement arrivé ^ c'est précisément ce qu'on leur défend dans les versets précédents de regarder comme impossible, ou comme n'étant pas encore arrivé. Or au verset 9, l'apôtre veut que nonseulement ils confessent le Seigneur Jésus-Christ de bouche , mais qu'ils croient de cœur; c'est-à-dire qu'ils croient que c'est lui qui est le Messie, après lequel il n'y en a point d'autre à attendre; qu'ils croient que Jésus-Christ est sorti du sein de la terre et du tombeau par sa résurrection. Donc ce qu'il leur défend dans les versets précédents, c'est de dire que Jésus-Christ n'est pas le Messie descendu du ciel , et qu'il n'est pas véritablement ressuscité. Tel est donc le véritable sens de tout cet endroit , pour ce qui est de la justice qui vient de la foi, voici ce que Moïse en dit par un esprit prophétique, aux Juifs incrédules. iVe dites point : Qui eft-ce qui montera au ciel pour en faire venir le Christ, le Messie? Qui est-ce qui descendra dans l'abîme, pour en faire sortir le Christ par sa résurrection? Parler ainsi , c'est nier la venue et la résurrection du Messie, et se fermer la porte de la justification. Que dit donc encore PEcriture? Le voici. Ce qui doit vous justifier est présent; il faut seulement qu'il soit dans votre cœur et votre bouche : C'est, ajoute l'apôtre, la foi et l'Evangile que nous prêchons. Confessez de bouche et croyez de cœur que Jésus est le Seigneur, le Christ, et qu'il est véritablement ressuscité; et vous aurez cette justice, par laquelle seule vous pouvez être sauvés. La plupart des interprètes veulent que par ces paroles, ne dites point : Qui montera au ciel , etc., saint Paul a prétendu marquer la facilité qu'il y a d'obtenir la justice par la foi. On peut les consulter , si le commentaire que nous venons de donner, ne satisfait pas.
9. Quia si confitearis in ore tuo 9. Parce que si vous confessez de bou- Domlnum Jesum , et in corde tuo cre- che le Seigneur Jésus, et que vous croyiez dideris , quôd Deus illum suscitavlt à de cœur que Dieu Ta ressuscité, vous serez mortuis , salvus eris. sauvé.
10. Corde enim creditur ad justi- 10. Car on croit de coeur pour parvenir tiani : ore autem confessio fit ad sa- à la justice , et l'on confesse de bouche lutem. pour parvenir au salut.
CBÀPITRS X. S8
On croU de cœur, ele. Il semble que l'apôtre veuille atiribuer à la fui iniërieurc lu ju&tificatioii , comme Teffet qui lui est propre , et le salut é la profession eitérieure tle foi; parce que pour être sauvé, la foi intérieure ne suffit pas ;, si l'on n'en fait une profession ouverte. Mais peutnêtre ces deux effets se doivent-ils attribuer conjointement à la croyance de cœur et A la confession de bouche, de même qu'au verset précédent. Au reste , cette croyance et cette profession renferment la foi et la pratique de tout ce que la religion chrétienne veut que nous croyions et que nous pratiquions.
11. DicitenimScriptura romnis qui 11. En effet , l'Ecriture dit : quiconque eifedit in iUutn , non confondetur (1). croit en lui , ne sera point confondu.
12. Non «ntm est distinct io Judaei 12. Parce qu'il n'y a point de distincet Grsci : nam idem Dominus om- tion entre le Juif et le gentil. Aussi n'y nium , dÎYcs in onaoes qui invocant a-t-il qu'un même Seigneur de tous , et il illum. est riche pour tous ceux qui l'invoquent.
13. Omnis enim , quicuraque invo- 13. Car tout homme qui invoquera le eaverit Noroen Domiui, salvus erit (2). Nom du Seigneur , sera sauvé.
14. Quomodô ergo invocabunt , in 14. Or , comment invoqueront-ils celui ^em non drediderunt ? Âut quomodô en qui ils n'auront point cru ? Ou comment credent ei , quem non audierunt ? croiront-ils en celui dont ils n'ont pas en- Quomodô autem audient sine praedi- tendu parler? ou comment en entendrontcante? ils parier, sans que quelqu'un prêche^
14 «t suifHtnts, Quoique le reste de ce chapitre paraisse d'abord assez facile é enteadte, on y donne cependant deux sens différents, dont voici le premier. Saint Paul aptes avoir dit que tout homme , sans distinction de Juifs et de' gentils, qui croira en Jesus-Christ , et qui invoquera son nom , sera sauvé, prend de lé occasion de parler de l'étendue de sa mission, et de celles des autres apôtres par toute la terre^ Comment pourra-t'On invoquer le Seigneur, dit l'apôtre, versets 14.15, sans croire en lui auparavant? Comment pourrait-on croire en lui , sans en avoir entendu parler t Et comment en entendrait-on parler , si les ouvriers apostoliques ne venaient eux-uiémes, •elon qu'il est écrit, annoncer la paix et le bonheur de l'Evangile? verset 16. II est vfaî que tous n obéissent pas i l'Evangile, et c'est la plainte que faisait îsaie : Seigneur, qui a cru ce que nous avons prêché? verset 17. Mais ces paroles-la méiue prouvent la nécessité de faire entendre la parole de Bieu , verset 18. Pour ce qui est de ceux qui refusent de croire, est-ce qu'ils n'ont pas entendu? Cerfaiflemwnt la voit des prédicateurs de l'Evangile s'est fait entendre par toute la terre , verset 19 £t pour ce ^i eatdes Juifs en particulier, est-«e qu'ils n'ont pas en connaisance de la publication et de la propagation de l'Evangile? fllnïse a prédit que la conversion des gentils dont ils seraient témoins , exciterait leur jalousie, versets 20. 21. Isaïe s'est expliqué de la maaière la plus positive sur la docilité des gentils à recevoir l'Evangile , et sur Tobsti- Balion des Juifs à résister à la voix de Dieu. C'est ce que nous voyons accompli au~ . jourdliui. Il ne peuveiitdonc pas s'excuser sur leur ignorance. L'autre sens qu'on donne à oet endroit suppose que les versets 14 et 15, contiennent une objection que se fait faire saint Paul par les Juifs. Mais, direz-vous, comment invoqueront^ils celui qu'ils ne croient point? Comment croiront-ils, etc. Les prédicateurs n'ont pas manqué^ répond l'apôtre, verset 16. Mais tout le monde n'obéit pas, et c'est ce qu'Jsaîe a prédit, etc., verset 17. On convient donc que pour croire il faut avoir entendu, verset 18. Mais est-ce que les Juifs n'ont pas entendu, etc.? verset 19. Est-ce que tout Israël n'a pas eu connaissance de l'Evangile? N'est-ce pas à l'occasion do leur incrédulité volontaire et de la docilité des gentils, que Moïse et Isaïe ont dit, etc. Ces deux explications peuvent également bien convenir au dessein et aux texte de l'apôtre. Saint Paul décrit ici la manière ordinaire dont Dieu conduit les hommes à la foi, par la prédication extérieure de la parole évangélique, à laquelle il ajoute l'inspiration intérieure de sa grâce. Mais il peut, quand il lui plait, révéler par lui-même les mystères de la foi et les faire croire, sans employer pour cela le ministère des prédicateurs.
15. Quomodô verô prsdicabunt nisi 15. Et comment y aura-t-il des gens qui mittaotur ? prêchent , si on ne les envoie ?
Sicut scriptum est : quàm speciosi Selon qu'il est écrit : qu'elles sont belles pedes evangelizantium pacem , evan- les démarches de ceux qui annoncent ta gelizantium bona (3) ! paix , qui annoncent le bonheur 1
0)l8. 28. 16. — [1) Joël. 2. 32. - \ct. 2. 21. — (3) Ua. 52 7. - ^ch. 1. 15.
54 EPITRE DE S. PAUL AUX ROMAIi^S.
Que belles sont les démarches ? A la lettre, que beaux sont les pieds , c'est-à-dire qu'il fuit beau voir Tenir, etc.
16. Sed noD omnes obediunt Evan- 16. Mais tous n'obéissent pas à TEvangelio. Isaias enini dicit : Domine, qui gile. Carisaïedit : Seigneur, qui est-ce credidit audilui nostro (1) ? qui a cru ce qu'on nous a entendu dire?
17. Ergo fides ex auditu, auditus 17. La foi dépend donc d'entendre, et autem per verbum Christi. on entend par la prédication de la parole
de Jésus-Christ.
18. Sed dico : numquid non audie- 18. Mais je demande : ne l'a-t-on point runt? Et quidem in omnem terram entendu? Sans doute; leur voix a éclaté exivit sonus eorum , et in fines orbis dans toute la terre , et leurs paroles ont terrœ verba eorum (2). été jusqu'aux extrémités du monde.
Leur voix a éclaté dans toute la terre. Ces paroles sont tirées du ps. 18, verset 5, où il paraît que dans le sens littéral , elles se doivent entendre des cieiix , dont il est parlé auparavant. Ainsi quelques-uns prétendent que saint Paul ne s'en sert que par allusion, et comme d'une expression propre à faire entendre sa pensée , et non pas comme d'une prédiction qu'il veut établir. Mais rien n*empéche après tout de reconnaître deux sens dans ces paroles du psaume, l'un littéral qui convient aux cieux, l'autre allégorique qui marquerait la prédication de l'Evangile. Au reste, ces mots, dans toute la terre, jusqu'aux extrémités du monde , se doivent entendre ici avec quelque restriction de même que dans d'autres endroits de l'Ecriture, où ils marquent seulement des pays éloignés. Il suffisait pour vérifier le raisonnement de saint Paul , et pour rendre les J uifs inexcusables ^ que l'Evangile eût déjà été prêché dans tous les lieux où ils habitaient.
19. Sed dico : numquid Israël non 19. Je demande encore : Israël n'en cognovit? Primus Moyses dicit : ego a-t-il point eu connaissance? Voici ce que ad œmulationem vos adducam in non dit Moïse avant les autres : je ferai que gentem : in gentem insipientem, in vous serez jaloux d'une nation qui n'est iram vos mittam (3). pas une nation : j'exciterai votre colère à
l'égard d'une nation insensée.
D'une nation, qui n'est pas une n€Uion, Des gentils qui jusqu'ici n'ont pas été regardés comme la nation chérie, comme le peuple de Dieu : d^une nation insensée, c'est-à-dire qui a vécu jusqu'ici dans l'idolâtrie et dans l'ignorance de la vraie religion.
20. Isaias autem audet , et dicit : 20. Isaïe de son c6té s'explique hardiinventus sum a non quœrentibus me ; ment en ces termes : ceux qui ne me cherpalàm apparut iis, qui me non inter- chaient pas, m'ont trouvé; je me suis rogabant (4). montré a ceux qui ne me consultaient pas.
21. Ad Israël autem dicit : totâ die 21. 11 dit au contraire touchant Israël : expandi manus meas ad populum non j'ai tout le jour tendu les bras à un peuple credentem , et contradicentem (5). incrédule et révolté contre ce que je disais.
J'ai tout le jour tendu les bras , etc. Ces paroles marquent bien que Dieu n'a rien omis pour le salut des Juifs. Elles font bien voir que ce n'est point Dieu qui les a aveuglés et endurcis, et que s'il les a enfin laissés dans leur obstination voIont9ire, il ne Ta fait que forcé en quelque sorte par leur malice.
(l) Ifl. 53. l. - Joan. 12. 38. — (2) Pu. 18. 5. — (3) Deut. 32. 21. — (4) Is. 65. 1. — (5) Is. 65. 2.