‹ Le Nouveau Testament de N.S. Jésus-ChristChapitre 8 sur 364 · TOM£ II · texte numérisé non relu

TOM£ II

Lui q%ie Dieu a desliné. Ou bien , que Dieu a proposé , quem propotuil , quem in propalulo posait. Pour être une victime d'expiation par la foi en son sang , pour expier nos péchés par son propre sang : En sorte que ce soit par la foi que la vertu et le fruit de sa mort nous soient appliqués. D'autres joignent in sanguine ipsius A per fidem^ pour être une victime d'expiation; c'est-à-dixe pour expier les péchés de ceux qui par la foi de sa mort et de sa passion , se disposeront à la justification. Le mot grec IXaçiiptoVf qui répond A propitiationem , pouvant être ou du masculin . et signifier propitiatorem ; ou du neutre, et signifier pro/nVtatortum, quelques commentateurs grecs l'ont pris dans ce dernier sens , et ont cru que saint Paul faisait allusion au pro^ piiiatoire qui couvrait l'arche de l'ancien testament, et qui était une figure du MeiMie. Toyez l'épUre aux Hébreux ch. 9. -^ Afin de faire voir sa justice . Non la justice par laquelle Dieu est juste et saint en lui-même ; mais celle qu'il donne aux hommes , par laquelle il les rend justes et les renouvelle intérieurement. C'est la justice de Dieu ; parce que c'est lui qui la communique, sans que les hommes puissent la mériter. Cette explication paraît plus conforme au texte de l'apôti'e, que celle que donnent quelques interprètes. — Dans la rémission des péchés. Quelques Pères grecs donnent au texte grec un sens différent, Sik t>ïv nApsviv twv itpàyeyovàTOiv àfiaprrifxxr'j}v. Ils expliquent ^tà. vyiv itxpsviv eu cette manière , propter labem et eorruplionem prœce~ dentium peccalorum. L'état du péché où les hommes croupissaient , a fait éclater la justice de Dieu.

26. In sustentatione Dei , ad os- 26. Dieu ayant eu patience , à dessein tensioBem justitiœ ejus in hoc tem- de faire voir sa justice en ce temps-ci : pore : Ut sit ipse justus , et justificans pour être reconnu juste lui -niérae et aueuin , qui est ex fide Jesu Christi. leur de la justification de celui qui a la

foi en Jésus-Christ.

Pour être reconnu juste. Le mot dejustopeut avoir plus d'une signification. Outre celle qu'on y attache ordinairement, il pourrait se prendre ici pour marquer la fidélité de Dieu à garder ses promesses ; laquelle a paru en ce que tant de péchés et d'infidélités de la part des hommes, ne l'ont pas empêché de leur donner le Sauveur qu'il leur avait promis. C'est en ce sens que l'apôtre a pria dans ce chapitre les mots de justice et de justifier, versets 4 et 5.

27. Ubi est ergo gloriatio tua ? Ex- 27. Où est donc le sujet de vous gloclusa est. Per quam legem? Facto- rifîer? 11 est anéanti. Par quelle loi? Par rura ? Non : Sed per legem fidei. celle des œuvres ? Non , mais par la loi de

la foi.

Par celle des œuvres ? Est-ce par une loi d'oeuvres et de cérémonies semblable à celle de Moïse? Non , mais par la loi de l'Evangile dont le fondement est la foi en Jésus-Christ. Il faut remarquer ici l . Que la loi de Moïse est dite la loi des œuvres ; non que plusieurs qui ont vécu sous l'ancien testament n'aient eu la foi , et que Dieu n'ait donné aux Juifs les secours de grâces nécessaires pour faire leur salut ; mais parce que ni la foi ni la grâce ne pouvaient être produites par la loi , et qu'elles n'étaient accordées qu'en vue de Jésu»>Christ. 2. L'opposition que saint Paul met entre les œuvres et la foi , ne regarde que les œuvres faites par un principe nafure I. L'apôtre ne prétend nullement exclure de l'Evangile la nécessité des bonnes œuvres.

28. Arbitramur enim justificari 2S. Car nous sommes persuadés que Uominem per fidem sine operibus l'horome est justifié par la foi sans les legis. œuvres de la loi.

L'homme est justifié par la foi. Par la foi soutenue de l'espérance, animée par la charité , et accompagnée des autres vertiis chrétiennes. Voyez le concile de Trente , sess. 6, ch. 7. — Sans les œuvres de la loi. On doit entendre ici par les œuvres , les cérémonies de la loi ancienne qui sont abrogées par la foi de Jésus-Christ ; quoiqu'il soit vrai aussi que les œuvres même propres du christianisme , ne peuvent mériter à l'homme pécheur la grâce de la justification.

29. An Judsorum Deus tantùm? 29. Dieu est-il seulement le Dieu des nonnèetgentium?Immôetgeotium : Juifs? Ne l'est-il pas aussi des gentils?

Sans doute» il est aussi des gentils : 30.Quoniàm quidem unusest Deus, 30. Parce aue c'est le même Dieu , qui qui justificat circumcisioncm ex fide , en vertu de la foi justifie les circoncis , et praeputium per fidem. et par la foi les incirconcis.

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