‹ Le Nouveau TestamentChapitre 54 sur 90 · AT · texte numérisé non relu

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dehors Dieu les jugera. «Retranchez le coupable du milieu de vous !/1» |

Osez-vous bien, quand vous avez une affaire entre vous, en appeler au jugement des païens et non à celui des fidèles? Ne savez-vous pas que les fidèles jugeront le monde? Et si le monde doit être jugé par vous, seriez-vous incapables de rendre des jugements de moindre importance? Ne savez-vous pas que nous jugerons des anges? Et nous ne jugerions pas des questions d'intérêt ! Quand vous avez entre vous des questions d'intérêt, vous vous adressez à ceux que l’Église méprise; et vous les constituez Juges ?! Ainsi, je le dis à votre honte, 1] n'y ἃ pas parmi vous un seul homme intelligent qui soit capable d’être juge entre ses frères! Mais un frère est en procès avec un-frère et cela devant des infidèles!

C'est déjà un bien grand dommage que vous ayez des procès entre vous. Pourquoi ne souffrez-vous pas plutôt l'injustice? Pourquoi ne vous laissez-vous pas plutôt dépouiller? mais c’est vous-mêmes qui êtes injustes, spoliateurs, et cela envers des frères! Ne savez-vous donc pas que les injustes ne seront point héritiers du Royaume de Dieu?

Ne vous y trompez pas: n1 impurs, ni idolâtres, ni adultères, ni débauchés efféminés et infâmes, ni voleurs, ni rapaces, ni ivrognes, ni Calomniateurs, ni avares ne seront héritiers du Royaume de Dieul Et cela vous l’étiez, quelques-uns, mais vous avez été purifiés; mais vous avez été sanctifiés; mais vous avez été justifiés, au nom du Seigneur Jésus-Christ et par l'Esprit de notre Dieu!

«Tout m'est permis ἢ», — mais tout n’est pas opportun. «Tout m'est permis», — mais, mOi, je ne me laisserai dominer par rien.

1 Deutéronome 17, 7. ᾿

2 On peut traduire aussi: Adressez-vous aux plus humbles de l'Eglise et constituez-les luges.

3 «Tout nest permis ». Paul cite ici une parole qu’il avait prononcée devant les Corinthiens et que ceux-ci répétaient, y trouvant l’excuse de leurs excès.

CO

Les aliments sont pour l'estomac et l'estomac pour les aliments, mais Dieu mettra fin à l’un comme aux autres.

Le corps n'est pas pour l’impureté, mais pour le Seigneur et le Seigneur pour le corps.

Dieu a ressuscité le Seigneur et il nous ressusèitera aussi par sa puissance.

Ne savez-vous pas que vos corps sont membres de Christ? Arracherai-je donc les membres du Christ, pour en faire les membres d'une prostituée? À Dieu ne plaise! Ne savez-vous pas que celui qui s’unit à une prostituée est un même corps avec elle? car il est dit: «/ls seront deux dans une chair.» Celui qui s’unit au Seigneur est un même esprit avec lui.

Fuyez l’impureté! Tout autre péché que l’homme commette, se fait hors du corps; celui qui se livre à l’impureté pèche contre son propre corps. Ne savez-vous pas que vos corps sont le temple du saint Esprit qui est en vous, et que vous tenez de Dieu, et que vous n'êtes plus à vous-mêmes 5 ἢ Car vous avez été achetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans vos corps.

Voici ma réponse * aux divers sujets de votre lettre :

L'homme fait bien de renoncer au mariage “. Cependant, pour éviter tout dérèglement, que chaque homme ait sa femme, que chaque femme ait son mari; que le mari remplisse ses devoirs envers sa femme, et la femme envers son mari. Le corps de la femme ne lui appartient pas, il est à son mari. De même le corps du mari ne lui appartient pas, il est à sa femme. Ne refusez pas d’être l’un à l’autre, sauf d’un commun accord et momentanément pour vaquer à la prière ; puis retournez ensemble, de peur que Satan ne se serve de votre incontinence pour vous tenter. En parlant ainsi, je vous

1 Genèse 2, 24..

2 On peut lire aussi, d’après une autre ponctuation : ef que vous tenez de Dieu? Et vous n'êles plus à vous-mêmes. j

3 Ces mots : voici ma réponse, sont sous-entendus dans le texte.

4 Littéralement : de ne pas Loucher de femme. H s’agit ici du mariage.

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fais une concession, je ne vous donne pas d'ordre. Je voudrais ! que tous les hommes fussent comme moi : mais chacun reçoit de Dieu son don particulier, l’un celui-ci, l’autre celui-là.

Je dis aux hommes non mariés et aux veuves : il est bon que vous restiez ainsi, comme moi. Mais si vous ne pouvez vous astreindre à la continence, mariez-vous. Car il vaut mieux se marier que de brüler.

À ceux qui sont mariés, j'ordonne ceci (non pas moi, mais le Seigneur) : que la femme ne se sépare point de son mari (si elle s'en trouvait séparée, qu'elle reste sans se remarier ou qu’elle se réconcilie avec lui); que le mari ne répudie point sa femme.

Aux autres je dis (moi, non le Seigneur) : si un frère ἃ pour femme une païenne et qu'elle consente à vivre avec lui, qu'il ne divorce pas. Et si une femme ἃ pour mari un païen et qu'il consente à vivre avec elle, qu'elle ne divorce pas. Car la femme a rapproché des fidèles son mari païen; le frère a rapproché des fidèles sa femme païenne; si cela n’était pas, vos enfants seraient hors de l'Église, tandis qu'ils sont au nombre des fidèles. Si la partie païenne veut se séparer, qu'elle se sépare! dans ce cas, le frère ou la sœur ne sont pas liés, quoique Dieu vous ? ait appelés à vivre en paix. Sais-tu, en effet, femme, si tu ne sauveras pas ton mari? Sais-tu, mari, si tu ne sauveras pas ta femme?

En général, chacun doit garder la part que le Seigneur lui ἃ faite, rester là où il était quand Dieu l’a appelé. C'est à ce que j'ordonne dans toutes les Églises. As-tu été appelé circoncis? ne dissimule pas ta circoncision; as-tu été appelé incirconcis? ne te fais pas circoncire. La circoncision n'est rien, l'incirconcision n'est rien, mais l'observation des commandements de Dieu #.…

Chacun doit rester là où il était quand 1] ἃ été appelé. As-tu été appelé esclave? ne t'en soucie pas, et alors même que tu

1 Littéralement : Je veux que tous les hommes soient comme moi. 2 Plusieurs anciens manuscrits lisent: nous.

3 Phrase inachevée, Paul veut dire sans doute l'observation des commandements de Dieu est tout.

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pourrais te libérer, reste plutôt esclave, car l’esclave appelé au Seigneur est l’affranchi du Seigneur, et de même, l’homme libre appelé est l’esclave de Christ. Vous avez été achetés un grand prix; ne devenez pas esclaves des hommes, et que chacun, mes frères, reste devant Dieu là où il était quand il a été appelé.

Pour ceux ou celles qui sont vierges, je n’ai point reçu d'ordre du Seigneur; mais je donne mon opinion comme étant, par la miséricorde du Seigneur, digne de confiance. Je crois qu'il vaut mieux, puisque la crise finale est imminente, oui, je crois qu'il vaut mieux pour l’homme rester comme il est. Es-tu engagé avec une femme? ne cherche pas à rompre; n’as-tu aucun engagement? ne cherche point de femme. Si cependant tu te maries, ce n’est pas un péché; et si une vierge se marie, ce n'est pas un péché. Mais ceux qui font cela auront des souffrances dans cette vie, et moi je voudrais les leur épargner.

Je vous assure, frères, que le temps est court; voici ce qui reste à faire : que ceux qui ont des femmes soient comme n'en ayant pas; ceux qui pleurent comme ne pleurant pas; ceux qui se réjouissent comme ne se réjouissant pas; ceux qui achètent comme ne possédant pas; ceux qui usent de ce monde, comme n'en usant absolument pas; car la figure de ce monde passe! 1

Je voudrais que vous n’eussiez pas de soucis mondains : or, l’homme non marié a le souci des affaires du Seigneur; il cherche à plaire au Seigneur. L'homme marié a le souci des affaires de ce monde ; il cherche à plaire à sa femme. Il y a la même différence entre la femme mariée et la vierge : la vierge a le souci des affaires du Seigneur, afin d’être sainte de corps et d’esprit?; mais la femme mariée a le souci des affaires de ce monde; elle cherche à plaire à

1 La figure de ce monde passe, expression devenue proverbiale, qui signifie ici: le monde visible va bientôt passer. Paul vient de parler de la crise finale qui est imminente et du temps qui est court jusqu'à l'avènement de Jésus-Christ.

2 On peut lire aussi, d’après quelques anciens manuscrits et une autre ponc= tuation : il cherche à plaire à sa femme et il est partagé. La femme non ma riée et la vierge ont le souci des affaires du Seigneur, afin d'être saintes de corps et d'esprit.

son mari. Je vous dis cela dans votre intérêt, non pour vous tendre un piège; je vous le dis en vue des convenances et de ce qui est le plus propre à vous attacher sans distraction au culte du Seigneur.

Si cependant quelqu'un pense qu’il y a des inconvénients pour sa fille à passer l’âge du mariage, et s'il croit devoir agir en conséquence, qu’il fasse ce qu'il voudra! Ce n'est pas un péché, qu'on se marie! Mais celui qui a pris dans son cœur une résolution inébranlable sans subir aucune contrainte, maître de faire ce qu'il veut, oui, qui ἃ décidé dans le fond de son cœur de garder sa fille vierge, fait bien. Ainsi celui qui marie sa fille fait bien, celui qui ne la marie pas fait mieux.

Une femme est liée aussi longtemps que son mari est vivant. Si le mari vient à mourir, elle est libre de se remarier avec qui elle veut, seulement que ce soit dans le Seigneur. Cependant elle est plus heureuse si elle reste comme elle est; c’est mon opinion; et je crois!, moi aussi, avoir l'Esprit de Dieu.

Sur la question des viandes offertes en sacrifice aux idoles, tous, nous le savons, nous sommes éclairés. (Ëtre éclairé rend orgueilleux, c’est l’amour qui édifie ?); — si quelqu'un s’imagine être éclairé sur quelque chose, il n’est pas encore éclairé comme 1] faudrait l'être, mais si quelqu'un ἃ de l’amour pour Dieu, Dieu est éclairé sur Jui —).. |

Ainsi donc sur la question : Peut-on manger des viandes offertes en sacrifice aux idoles? nous savons qu'il n’y a pas d’idoles au monde, et qu'il n y a qu'un seul Dieu, qu'il n y en ἃ pas d'autre.

Il y a bien de prétendus dieux qui seraient les uns au ciel, les autres sur la terre, et il y aurait ainsi plusieurs dieux et plusieurs seigneurs, mais nous n'avons qu'un seul Dieu, le Père, d’où tout

1 Un des plus anciens manuscrits lit : car je crois, etc.

2 On traduit d'ordinaire: la science enfle, l'amour (ou la charité) édifie; traduction passée en proverbe, qui est littérale sans doute, mais inexacte, L’apôtre n’a point condamné la science. En employant le verbe étre éclairé, nous croyons rendre exactement sa pensée dans ce passage.

vient et pour lequel nous sommes; nous n'avons qu'un seul Seigneur Jésus-Christ, par lequel tout existe et, nous aussi, nous sommes par lui.

Mais tous ne sont pas éclairés; quelques personnes ont gardé leurs anciennes idées sur l’idole; elles croient manger d’un sacrifice fait à une idole réelle, et, par suite de cette faiblesse, leur conscience perd sa pureté. Or, ce n’est pas la manière dont nous nous nourrissons qui nous rendra agréables à Dieu; que nous mangions de ceci, que nous ne mangions pas de cela, nous n’y perdons, nous n'y gagnons rien; mais prenez garde que votre force mème ne soit la pierre d’achoppement des faibles; si l’on te voit, toi qui es éclairé, à table dans un temple païen, celui dont la conscience est

faible ne sera-t-il pas porté à manger de la viande sacrifiée aux

idoles? et il se perd alors, parce que toi tu es éclairé, cet homme faible, ce frère pour lequel Christ est mort! En étant ainsi coupables envers des frères, en blessant leur conscience qui est faible, vous vous rendez coupables envers Christ lui-même. Voilà pourquoi, si la viande que je mange scandalise 1 mon frère, je renoncerai pour toujours à manger de la viande, afin de ne pas scandaliser mon frère. |

Ne suis-je pas libre? ne suis pas apôtre? n'ai-je pas vu Jésus notre Seigneur? N'êtes-vous pas mon œuvre dans le Seigneur? Si pour d’autres je ne suis pas apôtre, au moins le suis-je pour vous, Car le sceau de mon apostolat c'est vous qui l’êtes dans, le Seigneur, et mon apologie auprès de ceux qui me mettent en cause, la voila.

N’aurions-nous pas le droit de manger et boire à vos frais? N'aurions-nous pas le droit de mener partout avec nous une femme sœur comme les autres apôtres, comme les frères du Seigneur, comme Képhas? Barnabas et moi, sommes-nous seuls à ne pas avoir le droit de nous dispenser de travailler? Qui a jamais fait son ser-

1 Sur le mot scandalise, voir note sur Matth. 18, 0, 7,

vice militaire à ses propres frais? Plante-t-on une vigne pour n’en pas manger le fruit? Fait-on paître un troupeau sans se nourrir de son lait? Est-ce que je ne vous indique là que les usages du monde? La Loi même ne dit-elle pas la même chose? Dans la Loi de Moïse 1] est écrit : « Tu ne muselleras pas le bœuf qui foule le blé.» Est-ce que Dieu s'occupe des bœufs? Ne dit-il pas cela exclusivement pour nous? Oui, c’est pour nous que cette parole a été écrite. Elle signifie que celui qui laboure la terre et celui qui bat le blé doivent le faire avec l'espérance d’en avoir leur part.

Nous avons semé chez vous la semence spirituelle, serait-ce beaucoup de cueillir quelque chose de votre temporel? Si d’autres se sont donné ce droit sur vous, ne l’aurions-nous pas à plus forte raison? Eh bien, nous n'avons pas usé de ce droit; au contraire, nous supportons tout pour ne créer aucun obstacle à l'Évangile du Christ! Ignorez-vous que ceux qui font le service sacré sont nourris par le Temple? que ceux qui sont occupés à l'autel sont les com- mensaux de l’autel? De même le Seigneur ἃ ordonné à ceux qui annoncent l'Évangile de vivre de l'Évangile. Eh bien, moi, je n’ai usé d'aucun de ces droits.

Je n'écris pas cela pour que vous m'en fassiez jouir désormais, car j'aimerais mieux mourir que de me laisser enlever ce sujet de . gloire. En effet, ce n’est pas prêcher l'Évangile qui est mon sujet de gloire. C’est une obligation qui m'est imposée et malheur à moi si je ne prêche pas l'Évangile! Ah! si je le prêchais de mon propre mouvement, j'aurais un mérite, mais si Je le prèche par ordre, c’est un ministère qui m'est confié. Quel est alors mon mérite? c'est qu'en évangélisant je prèche l'Évangile gratis, de sorte que je n'use pas des droits que j'ai au nom de l'Évangile.

Étant libre de tous, je me suis fait esclave de tous, pour en gagner un plus grand nombre. Je me suis fait Juif pour les Juifs, afin de gagner les Juifs; à ceux qui sont sous l'autorité de la Loi, je me suis présenté comme étant sous l'autorité de la Loi (quoique je ne fusse pas sous cette autorité), afin de gagner ceux qui sont

1 Deutéronome 25, 4.

sous l’autorité de la Loi. Avec ceux qui ne sont pas sous l’autorité de la Loi, j'ai été sans Loi (quoique je ne fusse pas hors de la vraie Loi de Dieu, étant dans la Loi de Christ), afin de gagner ceux qui ne sont pas sous l’autorité de la Loi. Pour les faibles, j'ai été faible afin de gagner les faibles. J’ai été tout à tous pour en sauver un certain nombre de toutes les manières. Et tout cela je le fais à cause de l'Évangile, afin d'en avoir ma part.

Ne savez-vous pas que dans les courses du stade tous courent, mais qu'un seul remporte le prix? Courez de manière à le remporter. Ceux qui doivent concourir aux jeux s'imposent de rigoureuses abstinences ; et c’est pour recevoir une couronne périssable ; nous, faisons de même pour une couronne impérissable. Pour moi, voici comment je cours: je ne vais pas à l’aventure; voici comment je me bats: je ne frappe pas dans le vide; mais je meurtris mon corps et je le rends esclave, de peur qu'après avoir fait le héraut pour les autres je ne sorte de la lice rejeté.

Je ne veux pas vous laisser ignorer, frères, que nos pères ont tous été sous la nuée, qu'ils ont tous passé à travers la mer, que tous, en Moïse, ont reçu le baptême dans la nuée et dans la mer, que tous ont mangé du même aliment spirituel, que tous ont bu du même breuvage spirituel (en effet ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, ce rocher c'était le Christ). Cependant la plupart d’entre eux ne furent point agréables à Dieu, puisque le désert était jonché de leurs corps. Ces événements sont des figures

prophétiques pour nous afin que nous ne convoitions point le mal,

comme eux l’ont convoité.

Ne devenez pas idolâtres comme quelques-uns d’entre eux, ainsi qu'il est écrit : « Le peuple s’assit pour manger et boire et ls se levèrent pour danser.» Ne vous adonnez pas à l’impureté, comme quelques-uns d’entre eux s’y sont adonnés, et, en un seul jour, il en tomba vingt-trois mille. Ne tentez pas le Seigneur, comme quelques-uns d’entre eux l'ont tenté, et les serpents les

1 Exode 32, 6.

se τ ανιολδη) μὴ, -c. 5.

+ PIE «À ΚΑ nid "7 »

firent périr; ne murmurez pas comme quelques-uns d’entre eux ont murmuré et l’exterminateur les fit périr. Ces événements sont des figures prophétiques, ils ont été écrits pour notre instruction à nous qui vivons à la fin du monde.

Que celui donc qui croit être debout, prenne garde de tomber! Vous n'avez été exposés à aucune épreuve surhumaine, et Dieu est fidèle, il ne permettra pas que vous soyez éprouvés au delà de vos forces, mais, avec l'épreuve, il vous enverra le moyen d'en sortir et de pouvoir la supporter. Pour ces raisons, mes biens-

aimés, fuyez l'idolâtrie.

Je vous parle comme à des personnes raisonnables, Jugez vousmêmes de ce que je dis. La coupe de bénédiction que nous bénissons n'est-elle pas une communion avec le sang du Christ? Le pain que nous rompons n'est-il pas une communion avec le corps du Christ? Il n’y ἃ qu’un seul pain; de même, si nombreux que nous soyons, nous ne formons qu'un seul corps; car tous nous avons notre part de ce seul pain. Voyez chez le peuple d'Israël; ceux qui mangent des victimes sacrifiées sont, n'est-ce pas, en communion avec l'autel? Que veux-je dire? que la viande sacrifiée aux idoles ait quelque valeur? que l'idole ait quelque valeur? . Certes non, mais les sacrifices des païens !

«Sont faits aux démons et non à Dieu? », et je ne veux pas que vous soyez en communion avec les démons.

Vous ne pouvez pas boire à la fois à la coupe du Seigneur et à la -

coupe des démons; vous ne pouvez prendre part à la table du Seigneur et à la table des démons. Voudrions-nous irriter le Seigneur ? Sommes-nous plus forts que lui?

«Tout est permis» Ὁ, mais tout n'est pas opportun; «tout est permis», mais tout n'édifie pas. Que personne ne cherche son

1 Les mots des paiens sont sous-entendus dans le texte; ils se trouvent d’ailleurs exprimés dans quelques anciens manuscrits.

2 Deut. 32, 17.

3 Toul est permis. Voir note sur 6, 12.

propre intérêt, mais celui d'autrui. Tout ce qu’on vend à la boucherie, mangez-le sans faire d'enquête par motif de conscience, car «La terre et tout ce qu’elle contient sont au Seigneur »1.:

Si un des païens vous invite et que vous vouliez y aller, tout ce qui vous est offert, mangez-le sans faire d'enquête par motif de conscience.

Mais si quelqu'un vous dit : «Ceci a été offert en sacrifice », alors n’en mangez pas à cause de celui qui vous avertit, et aussi à cause de la conscience : la conscience, dis-je, non la vôtre, mais celle d'autrui. — Mais pourquoi ma liberté serait-elle critiquée par une autre conscience que par la mienne? Si je mange avec actions de grâces, pourquoi serais-je blämé pour une chose dont je rends grâces?? — Soit donc que vous mangiez, que vous buviez, que vous fassiez quoi que ce soit, faites tout à la gloire de Dieu.

Ne scandalisez ni les Juifs, ni les Grecs, ni l'Église de Dieu; comme moi qui, en tout, m'accommode à tout le monde, ne cherchant pas ce qui m'est agréable à moi, mais ce qui l’est au plus grand nombre, afin qu'ils soient sauvés. Imitez mon exemple, comme moi celui de Christ.

Je vous loue de ce que vous vous souvenez de moi en toutes choses, et de ce que vous observez les instructions que je vous ai transmises. Cependant je veux que vous sachiez ceci :

Le chef de tout homme, c’est le Christ; le chef de la femme, c'est l’homme; le chef du Christ, c'est Dieu. Tout homme qui prie ou prophétise la tête couverte, déshonore son chef, et toute femme

1 Psaume 24, 1.

2? Paul se pose ici à lui-même deux questions qui sont deux objections à ce qu'il vient de dire. La réponse, qu’il ne donne pas, n’est pas douteuse. En théorie, Ja liberté chrétienne n’est génée par rien. « Tout est permis »; mais en pratique, et en face d’une conscience timorée, le devoir envers le prochain prime tout.

3 La tête couverte, déshonore son chef. I n’y a en grec qu'un seul mot pour désigner la tête (partie du corps) et le chef (le supérieur). Le chef de tout homme, c’est le Ghrist; dit Paul, Le chef de la femme, c’est l’homme; le chef du Christ, c’est Dieu; et pour dire Le chef il a employé le mot La tête dont ila besoin quand il recommande ensuite à l’homme de prier La tête découverte et à la femme de prier la têle voilée.

qui prie ou prophétise la tête sans voile, déshonore son chef; c’est exactement comme si elle était rasée. Si une femme ne met pas de voile, alors qu'elle se coupe aussi les cheveux; et s’il est honteux pour une femme de se couper les cheveux ou de se raser la tête, qu'elle mette donc un voile!

L'homme ne doit pas se voiler la tête, parce qu'il est l’image et la gloire de Dieu; mais la femme est la gloire de l’homme. L'homme n'a pas été tiré de la femme, mais la femme de l’homme, et l'homme n’a pas été créé à cause de la femme, mais la femme à cause de l’homme. Voici pourquoi la. femme doit porter sur la tête la marque de sa dépendance : à cause des anges.

Néanmoins, dans le Seigneur, la femme n'existe pas sans l'homme, ni l’homme sans la femme. Car si la femme ἃ été tirée de l’homme, l’homme naît de la femme, et tout vient de Dieu.

Jugez-en vous-mêmes; est-il convenable qu'une femme prie Dieu sans être voilée? Un sentiment naturel ne vous enseigne-t-il pas qu'il est honteux à l’homme de laisser croître ses cheveux? tandis que si la femme les laisse croître c’est un honneur, car la chevelure lui ἃ été donnée en guise de voile.

Si quelqu'un aime ces sortes de discussions, nous n'avons pas cette habitude, et les Églises de Dieu non plus.

En vous faisant cette recommandation, je ne vous loue pas non plus ! de ce que vos réunions, loin de vous faire du bien, vous font du mal.

D'abord, on me dit que lorsque vous vous réunissez en assemblée, il y ἃ des divisions parmi vous. Je le comprends jusqu’à un certain point; il faut bien qu'il y ait divers partis parmi vous, pour qu’on reconnaisse ceux d’entre vous qui tiennent bon. Mais quand vous vous réunissez, ce n'est pas le vrai repas du Seigheur que vous prenez; quand vous vous mettez à table, chacun commence par prendre la nourriture qui lui appartient, et alors l’un souffre de la faim et l’autre mange avec excès. N’avez-vous pas vos maisons,

1 Deux anciens manuscrits lisent : Je vous fais cette recommandation en ne vous louant pas non plus, etc.

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[Se]

s'il ne s’agit que de manger et de boire? ou bien méprisez-vous l'Église de Dieu? voulez-vous insulter les indigents? que dois-je vous dire? faut-il vous louer? sur ce point-là je ne vous loue pas.

Pour moi, j’ai reçu, de la part du Seigneur, ce que je vous ai transmis, savoir que le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain et, qu'après avoir rendu grâces, il le rompit et dit: «Ceci est mon corps qui est pour vous, faites ceci en mémoire de moi.» Après le repas il prit, de même, la coupe, en disant : «Gette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, faites ceci, toutes les fois que vous boirez, en mémoire de moi.» Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur jusqu'à ce qu'il vienne. C’est pourquoi celui qui mangerait le pain ou boirait la coupe du Seigneur indignement, se rendrait coupable envers le corps et le sang du Seigneur. Que chacun s’examine donc soi-même et qu'ensuite il mange du pain et boive de la coupe; car celui qui mange et qui boit, mange et boit son propre jugement s’il ne reconnaît pas le corps du Seigneur. Voilà pourquoi il y a parmi vous beaucoup de gens débiles et malades, et que plusieurs personnes meurent. Si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés; Mais les jugements du Seigneur sont des châtiments qui nous préservent d’être condamnés avec le monde.

Ainsi donc, mes frères, quand vous vous réunissez pour un repas, attendez-vous les uns les autres. Si quelqu'un a faim, qu'il mange chez lui, afin que vos réunions ne tournent pas à votre condamnation. Je réglerai le reste à mon arrivée,

Sur la question de l'inspiration, je ne veux pas. frères, vous laisser dans l'ignorance.

Vous savez que, lorsque vous étiez païens, vous vous laissiez entrainer, comme au hasard, vers les idoles muettes. Je vous apprends donc que personne, dirigé par l'Esprit de Dieu, ne dit:

«Maudit Jésus», et personne ne peut dire : «Seigneur Jésus» que par l'Esprit saint.

Il y ἃ différents dons de la grâce, mais l'Esprit est le même. I] y ἃ différentes fonctions, mais le même Seigneur. Il y a différentes manières d'agir, mais c’est le même Dieu qui opère tout en tous. En chacun l'Esprit se manifeste par le don le plus utile à tous. En effet, à l’un l'Esprit donne une parole de sagesse; à l’autre le même Esprit donne une parole de science; le même Esprit donne à un autre la foi; à un autre le même Esprit accorde le don de guérison; un autre opère des miracles; un autre prophétise; un autre distingue les esprits; l’un parle certaines langues; l’autre interprète ces langues. Tout cela est l'ouvrage d’un seul et même Esprit, distribuant à chacun ses dons comme il lui plaît.

Il y ἃ un seul corps et plusieurs membres, et tous les membres, malgré leur nombre, ne forment qu'un corps; eh bien, il en est de même pour le Christ. Car nous avons tous été baptisés d’un seul et même Esprit pour ne former qu'un corps. Juifs ou Grecs, esclaves ou libres, c’est un seul et même Esprit qui ἃ étanché notre soif.

Or le corps n’est pas formé d’un seul membre, mais de plusieurs. Si le pied disait: comme je ne suis pas une main, je ne fais pas partie du corps, en ferait-il moins partie pour cela? Et si l'oreille disait : comme je ne suis pas un œil, je ne fais pas partie du corps, en ferait-elle moins partie pour cela? Si le corps entier était l'œil, où serait l’ouïe? s’il était l’ouïe, où serait l’odorat? Mais Dieu ἃ disposé les membres dans le corps, chacun comme il ἃ voulu. Si le tout ne formait qu'un membre, y aurait-il un corps? Il ÿ ἃ donc plusieurs membres et un seul corps. L’œil ne peut dire à la main: je n’ai pas besoin de toi; ni la tête aux pieds: je n’ai pas besoin de vous.

Il y ἃ plus : les membres que l’on croit les plus faibles sont très nécessaires. Ceux que l’on croit les moins respectables, sont au fond ceux que nous respectons le plus; ceux qui ne sont pas décents, sont le plus décemment traités; ceux qui sont décents par eux-mêmes, n’en ont pas besoin. Dieu ἃ ainsi arrangé le corps, faisant respecter davantage ce qui n'est pas respectable en soi,

[Se]

pour éviter les divisions entre les membres et leur donner un souci réciproque les uns des autres. Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui; si un membre reçoit des honneurs, tous les membres en ont de la joie.

Vous, vous êtes le corps de Christ et, chacun pour sa part, un de ses membres; et ceux que Dieu a placés dans l’Église sont premièrement les apôtres, secondement les prophètes, troisièmement les docteurs, ensuite ceux qui font des miracles, puis ceux qui ont le don de guérison, le don des œuvres de charité, des soins administratifs, ou le don de parler en langues de toutes sortes. Tous sont-ils apôtres ? tous prophètes? tous docteurs? tous font-ils des miracles? tous ont-ils le don de guérison? tous parlent-ils en langues étrangères! tous savent-ils les interpréter?

Ambitionnez les plus grands de tous les dons!

Je vais, cependant, vous montrer un chemin qu'il faut suivre de préférence.

Quand je parlerais toutes les langues des hommes, quand je parlerais même toutes celles des anges, si je n’ai point l'amour, je ne suis qu'un airain sonnant ou une Cymbale retentissante. Quand j'aurais le don de prophétie, quand je connaîtrais tous les mystères, quand je posséderais toute science, quand j'aurais la foi parfaite pour transporter les montagnes, si je n'ai pas l'amour, je ne suis rien ! Je distribuerais tous mes biens, je livrerais mon corps aux flammes ?, si je n’ai pas l'amour, cela ne me sert de rien!

L'amour est patient; l'amour est bienveillant; l’amour ne connaît ni l'envie, ni la présomption, ni l’enflure ; il n’est pas malhonnête; il n’est pas égoïste; il ne s'irrite pas ; 1l ne pense pas à mal; il ne se plaît pas à l'injustice; il se plaît au contraire à la vérité; il souffre tout; 1l croit tout; il espère tout; 11 supporte tout.

L'amour n’a pas de décadence. Les prophéties? elles disparaîtront ; les langues? elles cesseront; la science? elle disparaîtra ;

1 Etrangères, voir note sur 14, 2.

2 Trois des plus anciens manuscrits et d’ancien nes autorités lisent: Je livrerais mon corps afin d'en tirer gloire... ete.

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