DEUXIÈME ET TROISIÈME
ΕΗ DÉCTE ÈN
PRÉFACE
Les deux billets qui suivent ont été écrits par «/’Ancien ».
L'adresse du premier est énigmatique; nous nous expliquons à son sujet dans une note. Quant au second, il est adressé à un certain Graïus, ami de l’auteur.
Ces deux courtes lettres sont restées longtemps inconnues. Elles n'apparaissent qu’à la fin du second siècle et ont été contestées jusqu’à saint Jérôme. Elles ne sont pas dans les listes des livres du Nouveau Testament que le second siècle nous ἃ transmises. Tertullien, Cyprien, Irénée ne connaissaient que la première Épître de Jean. On contestait la seconde et la troisième parce qu’on doutait qu’elles fussent de l’apôtre, et qu’on les attribuait à un certain «Jean l'Ancien» ou «Jean le presbytre» dont parle Papias!. Mais ce Jean l'Ancien qui était-il? N’était-il pas précisément l’apôtre qui dans sa vieillesse se donnait ce nom de Jean l'Ancien ou Jean le vieillard? Il n’y ἃ aucun motif sérieux d’en douter, cependant les témoignages font défaut et on ne peut acquérir ici une certitude entière.
1 Voir page 126, notre préface à l'Evangile de Marc.