‹ Le nouvel Aladdin: suivi de Fleuranges (volume 2)Chapitre 94 sur 133 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

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n'eut autre chose à faire qu'à constater le décès.

— M. le baron, dit Fleuranges, voilà donc le résultat de vos beaux calculs?

— Vous me voyez aussi surpris qu'affligé, répondit Saint-André. Je vous assure qu'il y avait dix chances contre une pour qu'il n'eût qu'une blessure légère. C'est un accident imprévu.

— Allez, vous auriez mieux fait de dormir jusqu'à midi que de vous lever pour cette besogne déplorable.

— Je n'en sais rien, chevalier; après tout, il était mon rival. Ne perdons pas la tête ; je ne puis pas aller moi-même annoncer ce chef-d'œuvre à mademoiselle de la Noue et à sa tante. Veuillez vous charger de porter la nouvelle tandis que je m'occuperai des préparatifs de l'enterrement.

Sans prendre le temps de changer d'habits, le chevalier demanda un fiacre et se fit

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conduire à la rue de Vendôme, où demeurait la marquise de Champré. Le cœur lui battait violemment lorsqu'il posa la main sur le marteau de la grande porte; en traversant la cour de l'hôtel , ses idées étaient encore confuses, et il ne savait comment tourner ses phrases pénibles de condoléance. Un vieillard en uniforme de commandeur accourut sur le perron, et, voyant un jeune homme équipé en voyageur, il

s'écria :

— C'est lui! madame la marquise, voici notre neveu.

Puis il descendit les marches et embrassa le chevalier.

— Bien, mon ami, dit le commandeur; vous êtes de parole. Le couvert est mis. Que je vous regarde un peu. Ah ! il y a de jolis cavaliers en province.!... L'œil en amande, la taille dégagée, la jambe belle : vous serez mon neveu, je vous en réponds. Vous allez

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