‹ Le nouvel Aladdin, suivi de FleurangesChapitre 38 sur 56 · PLEU RANGES · texte numérisé non relu

PLEU RANGES

elle ! C'est une folie, chevalter* Je tous or^ donne d'aller chojt: mademoiselle de la Ilooe dès ce soir, d'y mettre de eôté toute arrièrepensée, d'exprimer nattirellement ce que vous y éprouvereîs, et d'abandoniter le reste à mes soins et à la bonne volonté du commandeur.

Pour obéir aux ordres de la duchesse, Fleuranges se fit conduire i la rue de Vendôme. II y trouva la bande des prétendants qui se mettait en frais d'esprit et de galanterie. Henriette, dans l'état d'une reine gâtée par les flatteurs, ne traita pas mieux Fleuranges que ses autres courtisans. Le chevalier n'eût pas même trouvé l'oecasion de hii dire une parole, si la tante n'eût pris ses inlérèts. La marquise attira Fleuranges dans un coin du salon, el appela sa niëee.

— Monsieur, dit Henriette avec on sourire malin, vous revenez donc de l'autre monde pour me voir ?

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— En effet, mademoiselle ; vous êtes apparemment assez aimable et assez jolie pour faire revenir un mort.

-- Le miracle me touche d*autant plus qoe le défunt se portait à merveille.

— Quand on reyient à la vie, c'est un signe qu*on n'avait pas tout à fait rendu l'âme.

— Je m'en aperçois. Vous vous trouviez sans doute fort bien dans la tombe, puisque vous avez mis huit jours à ressusciter. Estce que vous auriez rencontré là-bas cette femme complaisante que vous souhaitiez pour vous jouer un air de clavecin dans vos heures de mélancolie ?

— Depuis que je vous connais, mademoiselle, je ne cherche plus de femme, et je n*en chercherai point d'autre tant que votre cœur sera libre.

— Cela n'est pas prudent, monsieur. Si je venais à donner mon cœur...

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