‹ Le nouvel Hôtel de ville de Paris, 1872-1900Chapitre 23 sur 78 · P E N D E L O Q U E DU SECOND ETAGE · texte numérisé non relu

P E N D E L O Q U E DU SECOND ETAGE

M. Itasse); pavillon de droite, premier étage, la Photographie et TElectricité, (par M. Soldi) ; deuxième étage, la Peinture et la Musique, (par M. Roty). Chaque bas-relief a été payé 4.000 francs. Du côté des parties intermédiaires, ces pavillons ont une façade en retour, où est répétée la travée des colonnes et des niches.

Les statues placées dans les niches figurent : pavillon de gauche, le sculpteur Barye, (par M. Decorchemont); Victor Jacquemont, le voyageur naturaliste, (par M. Damé); Henri Regnault, le peintre du « Général Prim », de la « Salomé «, tué à Buzenval en 1H71, (par M. Chaplain); Scribe, l'auteur dramatique, (par M. Marquet de Vasselot); Théodore Rousseau, le peintre paysagiste, (par M. Gaudez); Halévy, l'auteur de « la Juive », de « la Reine de Chypre », etc., (par M. Sanson); l'astronome Cassini de Thury, créateur de la » Carte de France «, (par M. H. Dubois); le tragédien Lekain, (par M. Delhomme); Picard, l'auteur de « la Petite Ville «, (par M. P. Martin); pavillon de droite, le peintre Decamps, (par M. Alfred Lenoir) ; Villemain, grand-maître de l'Université sous Louis-Philippe, (par M. Lequien); le dessinateur et graveur Charles-Nicolas Cochin, (par M. Gustave Deloye); l'orientaliste Eugène Burnouf, (par M. Louis Lefèvre-Deslongchamps) ; le paysagiste Charles-François Daubigny (par M. Plé); Sedaine, l'auteur du « Déserteur », du « Philosophe sans le savoir », (par M. Captier); le peintre Chardin, (par M"' Léon Bertaux); Regnard, l'auteur du « Joueur », du « Distrait », etc., (par M. Emile Hébert); le philosophe Malebranche, (par M. Debrie). La crête de ces pavillons est formée d'une galerie en plomb repoussé et ajouré, portant à ses extrémités des vases à flamme d'or.

Les matériaux de la façade Lobau, pour le sous-sol, le soubassement, le bandeau, l'entablement, les balustrades, les motifs, et les lucarnes, sont les mêmes que ceux de la façade du quai; au rez-de-chaussée et au premier étage, on a employé du Charentenay et du Courson, en remplacement du Château-Gaillard.

Braun, a«nent &C*

ETIENNE Marcel

( lirac et Marque ste )

PU

Or

Sur la façade de la rue de Rivoli, les pavillons qui la limitent rappellent, par leurs dispositions architecturales, les pavillons d'angles de la façade de la place de THôtel-de-Ville, sauf que le rez-de-chaussée et les étages comprennent trois baies au lieu d'une, et, que, par suite de l'affectation de cette partie de l'édifice à des bureaux, les croisées, au lieu d'être en plein cintre, sont rectangulaires et divisées en deux parties.

Les statues représentent : pavillon de gauche, l'imprimeur Firmin Didot, (par M. Carlier); Berryer, le grand avocat, (par M. Dumaige); Foucault, le physicien, (par M. Garnier); l'ingénieur Perronet, qui construisit le pont de la Concorde et le pont de Neuilly sur la Seine, (par M. Hugoulin); Hérault de Séchelles, président de la Convention, (par M. Capellaro); André-Charles Boulle, l'ébéniste de Louis XIV, (par M. Dampt) ; Claude Ballin, l'orfèvre de Louis XIII et de Louis XW, (par M. Rass); le peintre Paul Delaroche, (par M. Fourcquet); Bachelier, fondateur de la première école gratuite de dessin appliqué à l'industrie, (par M. Paris); au pavillon de droite, Godefroy Cavaignac, le publiciste de « la Réforme i\ (par M. Dumilatre); l'architecte 'Viollet-le-Duc, (par M. Dumilatre): le jurisconsulte Tronchet, l'un des rédacteurs du Code civil, (par M. Vital Dubray); le peintre Horace Vernet, (par M. Oudiné); Eugène Sue, l'auteur des « Mystères de Paris », du « Juif errant », (par M. H. Chevalier); Wilhem, le fondateur des orphéons, (par M. P. Richard); le peintre Corot, (par M. Lombard); Silvestre de Sacy, l'orientaliste, (par M. P.-E. Leroux); et D'Anville, le géographe, (par M. L. Grégoire).

La décoration de statuaire sur les quatre façades du Palais municipal a coûté 833. 000 francs.

Entre les deux pavillons d'angles, la façade, aux étages supérieurs en retrait sur le rez-de-chaussée, répète la partie intermédiaire de la façade de la place de l'Hôtel-de-Ville, avec la seule

différence que des pilastres cannelés, surmontés de vases, remplacent les colonnes engagées supportant des statues. Le rez-dechaussée, à l'alignement des deux pavillons, compte treize travées séparées par des pilastres ioniques, et formées de baies plein cintre, dont les trois de milieu sont percées à la partie inférieure, et, dans le soubassement, de portes avec linteaux en segment de cercle, surmontés de cartouches qui renferment des tables de marbre rouge. Toute la façade sur la rue de Rivoli est séparée de la chaussée par un saut de loup, que recouvre un pont établissant la communication de la rue avec les trois portes du rez-de-chaussée. Dans la composition des matériaux de la façade sur la rue de Rivoli, il est entré, en plus des précédents, du Château-Gaillard pour l'arrière-corps au rez-de-chaussée et au premier étage ; du Château-Landon pour les escaliers descendant au sous-sol des Emprunts, pour les limons, les arcs, et le bahut; et du Comblanchien pour les marches de ces escaliers.

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