LES GALERIES DE POURTO'UR
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silhouettes brumeuses des usines, dominées par le clocher de la vieille basilique des Rois de France. Vient ensuite une a Vue du bois de Chaville «, de M. Emile Breton, également par une journée d'hiver, les pâles rayons du soleil éclairant mélancoliquement la terre et les arbres engivrés. A côté, M. Zuber a représenté le « Boulevard des Invalides », avec le Dôme de Mansard resplendissant dans les rayons du soleil qui se couche ; au premier plan, un vieux soldat regarde avec fierté un régiment qui passe.
Le panneau voisin est un « Panorama de Paris », peint par M. Busson, sur les hauteurs de Meudon : au delà du coteau de Vanves, dont les maisons et les villas se cachent dans la
verdure, la Seine déroule son large ruban, tacheté de points noirs mouvants, à travers le viaduc d'Auteuil, les ponts Mirabeau et de Grenelle ; la Tour Eiffel dresse ses arches colossales et sa gigantesque pyramide de fer ajourée; la basilique du Sacré-Cœur couronne de sa masse blanche Montmartre ; les Invalides, le Panthéon, Notre-Dame, Saint-Augustin, Sainte- Clotilde, rOpéra, et la Madeleine ponctuent l'horizon de flèches, de dômes, et de tours, aux silhouettes fantastiques.
rOURTÛUR DES GRANDS ESCALIERS DES FETES.
LE JARDIN d'acclimatation, par M. Vayson.
lumineuses et sombres, comme dans une vision de Gustave Moreau.
La galerie ouest de l'escalier nord contient : un « Coin de la traversée de la Bièvre suburbaine i^, avec ses tanneries, ses lavoirs et ses vieilles maisons de campagne, (par M. Gosselin); « l'Etang de Villebon «, dans son agreste et poétique solitude, (par M. E. Michel) ; une « Vue du Parc de Montsouris « : le lac et la colline boisée que l'Observatoire municipal couronne de ses dômes orientaux, (par M. Pointelin); et une « Vue prise à Passy » : la porte d'entrée d'un vieux parc, (par M. Charnay).
Dans la galerie ouest de l'escalier sud, on voit : un " Coin du Jardin du Luxembourg », (par M. Le Liepvre) aux vertes pelouses ornées de blanches statues, de vases de marbre, et d'arbres en fleur, fermé au bruit et à la poussière de la rue par un épais rideau d'arbres, derrière les cimes desquels se profilent les tours de Saint-Sulpice; la » Place du Châtelet », (par M. V. Binet), animée, bruyante, ensoleillée, avec la fontaine égyptienne du Palmier, le dôme moderne du Tribunal de Commerce, le beffroi moyenâgeux de la Tour de l'Horloge, et la svelte flèche de la Sainte-Chapelle de Saint Louis ; le « Square de Cluny », (par M. Demont), aux vieilles pierres et aux vieux murs, débris vénérables de cloîtres et de chapelles, parés de verdure et de fleurs; le " Jardin d'acclimatation », (par M. Vayson), qui montre ses flamants roses, ses biches, et ses cerfs, au bord de son lac en miniature, à lombre de ses arbres élégants.
La galerie est de l'escalier nord est consacrée tout entière à la Seine, sous ses divers aspects : la Seine industrielle à Billancourt, (par M. Camille Bernier), avec les grands arbres de l'île, encadrant la perspective du viaduc d'Auteuil, embrumé par la fumée des bateaux-omnibus et des remorqueurs; la Seine champêtre, au Bas-Meudon, (par M. Edmond Yon), dans la verdure, par un chaud après-midi d'été, où l'eau dormante reflète les
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blancs nuages, Tombre épaisse des saulaies, les branches sveltes des peupliers; et la Seine mondaine, fleurie, près du Bois de Boulogne, (par M. Hanoteau). Le quatrième panneau, attribué à M. de Vuillefroy, est en cours d'exécution.
La décoration de ces galeries a coûté 80.000 francs.
Les galeries, dites des Tourelles, qui desservent les deux Salons d'introduction, et les mettent en communication avec les Salons des Sciences, des Arts, et des Lettres, et avec la Galerie des Métiers, sont décorées, sur les parois, de six paysages : au nord, une « Vue prise à Issy, (par M. Damoye), une « Vue de la Seine au pont Solferino », (par M. Billotte), une « Vue du grand lac du Bois de Boulogne », (par M. Lagarde); au sud, une « Vue prise au Jardin du Luxembourg », (par M. Harpignies), une « Vue du Jardin des Tuileries » (par M. Montenard), et une (c Vue des environs de Jumièges », (par M. Pelouse). Cette décoration a été payée 48.000 francs.
M. Guifard a encadré les paysages d'une bordure à filets d'or, formée d'un tore de feuilles de laurier modelées en ton jaune sur fond jaune soutenu et rompu, qui sort d'un culot d'ornement d'angle en grisaille, avec boucles et rubans, que nouent, de distance en distance, des bandelettes peintes en grisaille.
La décoration des voûtes des deux galeries a été confiée à M. G. Dubufe, qui en développe ainsi l'idée inspiratrice et les conditions d'exécution :
« Mon programme, s'il y en a un, pour la décoration des deux grands tronçons de galerie que j'ai entreprise à l'Hôtel de Ville est bien simple : faire pour l'un une Galerie verte, dont le passant puisse dire sans hésiter : « là-bas, vous savez, dans la a Galerie verte )); comme je voudrais qu'il dît plus tard pour l'autre : la Galerie violette ; c'est-à-dire, en somme, reprendre, sous cette forme essentiellement décorative, les deux thèmes
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éternels : ici, Musique et Danse, c'est la Galerie verte ; là, (dans l'autre tronçon que je ferai l'an prochain). Peinture et Poésie, ce sera la Galerie violette. Et, pour cela, avec des figures presque en camaïeu (d'un gris à peine rosé sur fond dégradé vert), avec