TORCHÈRE EN BRONZE". LASIE
années, de 1889 à 1898, à ces peintures, que la Ville de Paris lui a pa^'ées la somme de Go. 000 francs.
M. Guifard a fait l'ornementation de ce salon. Le plafond, en camaïeu ton de bois, est orné d'arabesques peintes en ton brun foncé, redessinées d"or, avec quelques parties en ton d'ivoire; le
rORTKiUE SUD DE LA GRANDE SALLE DES FETES,
champ, qui pourtourne les caissons, à moulures de filets et de perles d"or, porte des ornements sculptés en or; et l'on a peint en ton gris soutenu la corniche et les consoles, relevées d'or, ainsi que les clous saillants. La partie haute des piliers dangle est surmontée d'un motif de branches de laurier et d'un cartouche aux armes de la Ville, peint en camaïeu gris, sur fond bistré, avec jeu de fond dor, et encadré d'une bande grise, redessinée d'or. Ce salon est éclairé par quatre torchères en bronze, avec figures symboliques de l'Europe, de l'Afrique, de
LES SALONS D'ENTREE. i25
l'Amérique, et de l'Asie, (par MM. Allar, Turcan, H. Lemaire, et Hugues).
Le second Salon d'introduction. Grand Escalier nord des Fêtes, a été attribué à M. RoU. L'artiste n'a pu exécuter encore qu'une moitié de la décoration : un panneau et les quatre écoinçons :
a J'ai tenu, m'a-t-il dit, à ce qu'une même idée présidât à la décoration de cette salle. J'ai voulu représenter les « Joies de la vie». Dans le premier panneau : Fleurs, Femmes, Musique; c'està-dire ce qui nous berce et nous enchante. Dans le second panneau : Art, Travail, Action; c'est-à-dire ce qui nous élève et nous fortifie. L'un des doubles écoinçons : le coucher du soleil avec les champs et la mer; n'est-ce pas pour nous une grande joie? L'autre : le lever de la lune, avec le sommeil et les rêves : autre joie. »
Il a été placé là également des torchères, avec figures symboliques qui sont la répétition des torchères du Salon d'introduction sud.
M. Guifard a exécuté dans ce salon une décoration ornementale analogue à celle de l'autre Salon d'introduction.
Des Salons d'introduction on accède aux Salons d'entrée, qui, parles Portiques du nord et du sud, conduisent à la Grande Salle des Fêtes, et à la Galerie Lobau.
Dans le Salon d'entrée sud, M. Henri Martin, lauréat d'un concours, a été chargé de décorer le plafond, les deux frises, et les écoinçons. Au plafond, il a peint Apollon et les Muses; dans la première frise, à droite, en entrant, la Peinture, et la Littérature; dans la seconde frise, à gauche, la Musique, et la Sculpture; et.
dans les écoinçons des arcades, quatre figures symbolisant le Lyrisme, l'Harmonie, la Tristesse, et la Contemplation.
Glorifier les arts a été Tobjectif du peintre, qui décrit ainsi lui-même ses compositions : « Au plafond, Apollon et les Muses. Les Muses écoutent religieusement les sons de la lyre du dieu. Du plafond, elles se répandront dans les frises et dans les écoinçons. Dans la première frise, elles entoureront le peintre Jean-Paul
rORTIt^UE NORD.
DANSE o'fnfants, par M. F. Barrias.
Laurens; elles lui diront la tristesse, la consolation et la persévérance. Elles se pencheront sur le littérateur méditant; elles lui tendront le lys pur et le chardon aride. Dans la seconde frise, elles inspireront Dampt, le sculpteur, Tune innocemment nue l'aidera dans l'exécution de son groupe : « La fée Mélusine et le chevalier Raymondin » ; et deux autres, étroitement unies, lui tendront « la Victoire de Pompéi », et une Vierge gothique; elles personnifieront la Muse antique, et la Muse gothique. Tandis que, auprès du musicien, la Muse conduira un orchestre de jeunes génies, jouant du pipeau et de divers instruments champêtres.