LES SALONS D'INTRODUCTION
menses arcatures à ses extrémités le mettent en communication d'un côté avec une galerie de passage, conduisant aux Salons des Lettres, des Sciences, et des Arts, et, de l'autre, avec la Grande Salle à manger, et la Grande Salle des Fêtes. Les invités ne s'arrêtent là que pour saluer leur hôtes, et, pour éviter l'encombrement, passent immédiatement dans les salons voisins. L'artiste a pensé qu'il ne fallait mettre sous leurs yeux qu'un spectacle de vision rapide, rappelant à l'imagination des sensations anciennes bien plus qu'en éveillant de nouvelles. Le thème ne pouvait donc être que d'idées générales, familières, traduites par de grandes lignes, sur de vastes plans, avec des personnages peu nombreux, et n'ayant d'autres fonctions que d'animer le paysage, sans retenir particulièrement l'attention par une action spéciale, imprévue. Et, comme le parallélisme, dans une pièce aux dimensions relativement étroites, de deux peintures représentant des sujets peu différents, et le même sentiment décoratif, amènerait fatalement de la monotonie, l'obligation s'imposait de les différencier nettement à tous les points de vue. L'artiste a peint « l'Eté » et « l'Hiver », pittoresque antithèse de spectacles et de sensations, immenses fenêtres ouvertes sur la pleine nature par un grand poète, et par un grand artiste, pour reposer les yeux et l'âme de la lumière factice et de la joie enfiévrée des modernes mondanités.
Puvis de Chavannes a travaillé quatre