ATELIERS ET MAGASINS
Deux grands ateliers, l'un pour les tailleurs, l'autre pour les couturières, sont situés au sixième étage ; ils sont munis de tous les appareils et ustensiles nécessaires. Il y a place pour soixante ouvriers et ouvrières. A côté de chacun des ateliers est placé le cabinet du chef tailleur ou de la maîtresse couturière.
Au même étage se trouve le magasin central des costumes. Il est entouré d'une double rangée d'armoires et de tiroirs où peuvpnt être classés les costumes de tout pays et de toute époque, qui servent à la représentation des divers opéras et ballets.
11 y a aussi des magasins spéciaux pour la chapellerie, pour les chaussures.
Les armures constituent une des richesses de l'Opéra. Exécutées avec un soin tout spécial d'après des modèles de l'époque ou d'après les documents historiques les plus certains, ce sont de véritables objets d'art. 11
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sera possible au nouvel Opéra de les cla>ser dai^ une galerie, de monter sur des mannequins les armurecomplètes, d'aligner les casques, les cuirasses, ik* ranger les épées. les haches, les lances, les arquebuses, les arbalètes, les arcs, etc., etc.. et de constituer une sorte de musée d'artillerie.
Nous ne dirons rien du Magasin des Accessoires, parce qu'il en faudrait dire trop long. C'est au lecteur de se souvenir des représentations auxquelles il a assisté, de réunir par la pensée des milliers d'objets divers, de meubles, d'ustensiles qui ont passé sous ses yeux dans les différents ouvrages du répertoire, et de se figurer tous ces objets numérotés, rangés sur des tablettes ou dans des armoires. Ce magasin, presque complètement détruit par l'incendie, est déjà en grande partie reconstitué; chaque opéra, chaque ballet nouveau l'accroît dans une notable proportion, et, pour ranger tout ce matériel presque toujours encombrant et fragile, le chef d'accessoires n'a jamais trop de place.
La place! ce que réclament dans tous les théâtres les divers magasiniers, la place! c'est-à-dire le seul moven d'arriver à classer et à conserver un matériel coûteux, voilà ce qui ne manquera jamais au nouvel Opéra. Quand on arrive au huitième et au neuvième étage, on voit s'ouvrir devant soi, au-dessus de la «aile, au-dessus de l'escalier, au-dessus du foyer, d'interminables galeries, de vastes espaces parfaitement éclairés, et dont la surface représente une élca-
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duc de plus de dix mille mètres. Le public ne pénétrera pas dans ces magasins; mais leur organisation exceptionnelle, en rendant le service plus facile, contribuera a l'éclat de la mise en scène, et par suite au plaisir des spectateurs.
ADMINISTRATION
De vastes bureaux, des cabinets parfaitement organisés sont réservés au service de l'administration.
Il y a une entrée particulière et un concierge spécial. Si aucune personne étrangère au service du théâtre ne doit y pénétrer, on comprend qu'au contraire tout le monde doit avoir accès dans les bureaux de l'administration.
Ces bureaux se composent du cabinet du directeur, précédé d'une salle d'attente, et du bureau de l'huissier de la direction ; du cabinet du secrétaire général, avec antichambre pour le garçon de bureau. Viennent ensuite le bureau de la comptabilité, celui des abonnements ; la caisse, avec antichambre pour le garçon de caisse. — L'architecte et ses inspecteurs conservent également leurs bureaux dans le bâtiment.
Pour compléter, en ce qui concerne le service du théâtre, rénumération des bureaux de l'administra-
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lion, il nous reste à mentionner les cabinets du directeur de la scène, des chefs du chant, du régisseur général, du régisseur de la scène, du régisseur de la danse, du maître de ballet, du chef d'orchestre, du machiniste en chef.
Enfin il faut dire encore un mol de deux services spéciaux qui se rattachent à l'administration : d'abord la chambre des comptes. Elle est placée non loin de la salle. C'est là que de neuf à dix heures se réunissent l'inspecteur de la salle, le contrôleur en chef, le préposé de l'Assistance publique, le garçon de caisse et d'autres préposés. On y reçoit la recette des mains des buralistes, on vérifie les feuilles des ouvreuses, les carions de contrôle, et on procède à l'encaissement de la recette, déduction faite du droit des indigents et des frais de police et de sûreté (gardes de Paris, sapeurspompiers, etc.), qui sont acquittés chaque jour. — L'autre service est le bureau de location, dont nous n'avons rien à dire; chacun peut en vérifier par soimême le fonctionnement, et il est permis de prévoir dès à présent avec quel empressement s'y portera le public, impatient de contempler les splendeurs du nouvel Opéra et de retrouver les chefs-d'œuvre et les artistes qu'il connaît et qu'il aime, au milieu de toutes les merveilles architecturales et artistiques que nous nous sommes efforcé de décrire.