‹ Le nouvel Opéra de ParisChapitre 60 sur 145 · IT · texte numérisé non relu

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de l'Opéra, les travaux de la commission nommée à cet effet, et les études personnelles que j’ai faites de mon côté à ce sujet. Il sufira de dire que le point capital de cette machinerie a été l’établissement du dessous du théâtre, combiné de façon à ce que le plancher de la scène püt s'élever ou s’abaisser par ensemble ou par partie, suivant les besoins de la mise en scène.

« Ce mouvement ascensionnel ou descensionnel était absolument demandé par tous les membres de la commission et par toutes les personnes qui se préoccupent du théâtre, etil semblait que la réalisation en serait saluée par d'innombrables bravos de la part des demandeurs. Je crois bien qu'il n’en a guère été ainsi à l'Opéra depuis son ouverture ; personne n'a songé à se servir de ce moyen puissant de mécanique scénique. Je dis songé, et non ne s’est servi; parce que, de fait, le système n’a pu être complètement achevé, faute de temps et faute d'argent. Pourtant les engins principaux sont établis et rien n’empêcherait de le compléter suivant les besoins, au fur et à mesure que leur utilité serait démontrée. Ainsi, toutes les trappes des grandes et des petites rues sont équipées sur leurs supports, glissant à coulisse dans les poutres en fer des dessous; les trous de clavetage des tiges sont percés aux hauteurs désirables, et il ne manque, pour la manœuvre de ces pièces, que les espèces de chevalement les reliant les unes aux autres et l’équipe des fils s’enroulant sur les tambours de mouvement.

« La construction de ces engins manquants constitue, il est vrai, une grosse opération, et je comprends que ni le directeur de l'Opéra, ni les décorateurs n'aient pu composer leurs maquettes en supposant que ce qui est

encore à faire püt être terminé à bref délai; mais au moins pouvait-on, en Certains Cas, essayer une ou deux rues, soit pour des enfoncements, soit pour des élévations de plancher. Cela pouvait se faire au moyen des procédés communément employés par les machinistes; enfin, ça se fera peut-être plus tard et cela se ferait certainement si les dessous de la scène étaient complétement aménagés pour ce système mobile.

« Je n’ai aucune intention critique en constatant l’oubli qui a été fait des planchers articulés de l'Opéra, n'ayant pas à me préoccuper de l’exploitation proprement dite ; mais je dois néanmoins en exprimer un regret, et cela seulement au point de vue de la construction. En effet, pour que les engins fonctionnent bien, il faut qu’ils soient quelquefois mis en mouvement ; si on les laisse trop longtemps au repos, ils finissent par s’oxyder et ne plus jouer dans leurs guides. C’est ce qui doit arriver sans nul doute pour l'Opéra. Depuis bientôt quatre ans que les dessous mobiles -de la scène ne sont pas utilisés, il est à craindre que ceux-ci ne puissent manœuvrer, Si un Jour ou l’autre on s’avise de vouloir s’en servir, et cela serait d'autant plus regrettable que leur installation a coûté fort cher.

« I serait malheureux que cette somme de deux cent mille francs au moins, consacrée à l'établissement d’une partie du système demandé par la commission, n’eût aucune utilité, et il serait de bonne administration de compléter ce qui manque, afin de ne pas perdre le bénéfice de ce qui a été déjà fait. Je ne sais si, une fois le travail terminé, la nouvelle direction se servirait de la puissante

machinerie mise à sa disposition ; mais au moins, si Le sys-

tème était complet, on. pourrait le faire fonctionner une fois tous les mois et le rendre ainsi toujours prêt à être mis en service le jour où on désirerait le faire manœuvrer.

« Si vous pensiez, Monsieur le Ministre, qu'il y eût avantage à compléter les dessous de Opéra pour cette installation définitive du plancher mobile, peut-être pourriez-vous exprimer votre désir à M. le Ministre des travaux publics, auquel, sur sa demande, j’adresserais les devis détaillés de l’opération.

« Si vous trouvez inutile de livrer ce plancher mobile à la nouvelle direction, M. de Freycinet sera certainement de votre avis, et il faudra dès lors considérer comme gaspillé l’argent déjà dépensé à ce sujet et comme sans but les travaux déjà exécutés.

« À part cette observation qui a réellement une grande importance, il n’y a rien à dire pour le reste de la scène de l'Opéra. Tout est aussi complet que possible, agencé de la meilleure façon et aucune entrave n’est apportée, par la construction, aux machinistes et aux décorateurs. De même que la scène de l’Opéra est la plus grande des théâtres existants, on peut, sans craindre de se tromper, assurer qu'elle est aussi celle qui se prête le mieux, par ses arrangements et l'installation de son matériel, à toutes les combinaisons désirables relatives à la mise en scène de ce vaste théâtre.

D'ÉMPÉCLAIRAGE 18r

DIMOHAURFAGEMETeDEMNLAMNMENTILATION:

« Je fais un paragraphe de cette division pour en montrer l'importance et indiquer qu’il y a quelques modifications à apporter dans l’exploitation des appareils ; mais, comme le nouveau cahier des charges donne droit à l'architecte de surveiller la mise en œuvre des engins, les améliorations se feront d’elles-mêmes par ce simple contrôle; le bon fonctionnement des appareils ne dépend pas ici de leur construction, qui est fort bien étudiée, mais surtout de la façon dont ils sont exploités.

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