OR OPEN UEEE CREER
« Il nest si bonne compagnie qui ne se quitte. » Nous devions donc nous quitter un jour ou l'autre; tout comme Île jour de gloire, ce jour est arrivé. Je l'ai attendu avec grande impatience et je ne vous ai pas caché, dans le” courant de ce deuxième volume, avec quelle ardeur jaspirais à sa fin. Je devrais donc être satisfait; mais point; la séparation me semble douloureuse, et je vais, je le sens, changer mes désirs en regrets.
« L'homme est un animal qui regrette », dit Doudan; si j'en juge par moi-même, Doudan a diantrement raison. Je vais regretter les instants où jécrivais et où pourtant je maudissais celui qui avait inventé l'écriture! Je vais regretter les instants de pensers où je rêvais à ce que je pourrais vous dire, ce qui naturellement me conduisait à dire autrement que ce que javais
rêvé. Je vais regretter enfin même les regrets 11. 24
que j'avais d'avoir commencé ma besogne et pe surtout de l'avoir finie. | |
Jé causais avec vous en ami; je vous disais les idées qui me passaient par la cervelle ; je me plaignais de ceci où de cela; je ‘faisais à ma façon une petite guerre de tiraillèur et, Si je n'attéignais personne, javais au moins le plaisir de tirer quelques coups de fusil. À qui, main: tenant, vais-je faire mes confidencés? A qui Vaisje ouvrir mon cœur? À qui dirai-je mes joies ou mes ennuis? Enfin, puisque, comme Sancho Phnça, jé commencé avec deux sentences ou proverbes, je vais en dire un troisième en guise de consolation; à savoir qu'il faut soufrir ce qu'on ne peut et Bécher! |
Du réste, la Séparation mettra encore quelque temps à s'efféctuer, ét. j'ai quelques heures à être éncore avéc Vous. Si j'avais bien et dûment rempli ce dernièr volume, je n'aurais eu à Y ajouter que deux ‘bonnes paroles d'adieu ét quatre mots de remerciement ; mais ce volume n'ést ‘pas devénu aussi gros que l'autre, bien que j'aie fait quelques emprunts, et mon oE paet prétend que ça ferait mauvais eflet de voir ‘deux tômes inégalement pansus: AU lieu donc: d'avoir seulèment à vous serrer la main À mon ‘départ,