‹ Le nouvel OrphéeChapitre 51 sur 56 · QUATRE CHANSONS POUR ELLE · texte numérisé non relu

QUATRE CHANSONS POUR ELLE

Transforme la mansarde en oasis !

La caravane des cheminées chemine Les Auto-Dromadaires du boulevard sont loin !

Les palmiers de ta chanson font de l’ombre Rappelle-moi les longues barbes brunes de ton peuple Et les poissons-bonheur de la Mer Rouge

O verse-moi

La liqueur verte de tes yeux de rêve.

IT

Prends la pelisse de tout mon amour Sur tes épaules trop peureuses :

Ne tousse pas ! Couvre-toi de mes sanglots chauds !

Je chasserai les mouches écarlates de ta fièvre Et voici le fichu de laine brune

De mon regard qui bannit les hivers

\ Ton cœur va trouver son printemps

Rose Maréchal-Niel : SOLEIL

Eclose sur la tige penchée d’un méridien Nous buvons tous ta rose rosée

Et tous les soirs tes feuilles éternelles Se meurent

Mais cette rose née dans un verre d’eau Glaciers vertigineux où le bourdon Lourd de mon cœur s’agite

Rose éclose de sa main matinale :

T'effeuilleras-tu si vite aussi ?

Si je n'étais que cette cigarette Humble parfum dont naissent les Orients Flambeau de trois minutes —

O quelle éternité à vivre !

Étoile rouge irradiant tes yeux de soir Phalène qui se tue au gaz bleu de tes yeux Mourir, mourir où commence ton âme :

N’être que cendre! Puisque

Tout ce qui meurt devient Phénix !

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