ACTE PREMIER, SCÈNE PREMIÈRE
VOUZON
C'est donc une interview?
MADAME LORNOY
Pour la revue...
LORNOY
Voici le calepin.
VOUZON, dictant.
Eh bien... Parce qu'il serai-t cruel ou dangereux d'attrister ou d'anéantir, dans la plupart des cas, des illusions nécessaires — point et virgule; ensuite, parce que ce passé n'appartient ni à l'un ni à l'autre, qu'il est, en quelque sorte, une propriété sous séquestre, et que les amants, sont de tous les fonctionnaires, les moins dispensés du seciet professionnel... Un point. Et maintenant...
MADAME LORNOY, le retenant.
Un mot encore. Et la femme?...
VOUZON
La femme a droit au silence sur son passé, comme l'homme, ni plus, ni moins.
MADAME LORNOÏ
Vous admettez l'égalité?
VOUZON
Absolue.
UN DOMESTIQUE, à Vouzon.
M™® la marquise...
vouzoN, V interrompant.
Oui, oui, je sais... (Aua: au/r^*. )D'Epanvilliers qui repart ce soir désire vous dire quelques mots de la part du Prince... L'heure de la conspiration a sonné.
LEBOULIN
Nous VOUS suivons.
MADAME DE LANGOIRAN
Et nous, nous vous disons au revoir.
{Salutations : « A bientôt, au remir, compliments. » A/™" de Latigoiran et Doisy s'en vont.)
VOUZON
Venez-vous, Monsieur Lornoy?
MADAME LORNQj, bas à son mari.
J'ai à vous parler... [A Vouzon.) Non, laissez-moi mon mari... Nous garderons voire porte.
LORNOY
Nous serons les concierges de la conspiration.