ACTE PREMIER, SCÈNE IV
VOUZON
Allons bon I Une visite.
HENRIETTE
Et elle est pour moi.
VOUZON
Filons.
HENRIETTE
Et rapidement ! (Quelques pas, Henriette arrêtant Vouzon.) C'est Marcelle, je suis sûre que c'est Marcelle, M™*" d'Argency. Elle m'a écrit qu'elle ne pourrait venir que très tard...
VOUZON
Qu'importe!
HENRIETTE
Non, on ne peut pas.,., c'est une amie.
VOUZON
Raison de plus.
Non, je lui ai promis. Il faut. Écoutez... Recevez-la pour moi.
VOUZON
Mais non, elle comprendra.
HENRIETTE
Si! je vous en prie. J'y tiens. Dites-lui que je m'habille, que nous partons à l'instant.
3ô LE NUAGE
VOUZON
D'ailleurs, ça ne doit pas être elle. On ne /Reçoit pas avec empressement.
HENRIETTE
C'est peut-être une délégation.
VOUZON
Oh! alors.
HENRIETTE
C'est entendu, je cours m'habiller... Vite les adieux. Vous penserez à moi ? Tout le temps? c'est juré?... [Elle sort en lui envoyant des baisers.)
LE MAITRE i>'hotel, intervogatif^ au moment où Vouzon
regarde sa montre,
M""® la comtesse de Gizeuil.
VOUZON , distrait et lâchant sa montre qu'il rattrape. Je n'y suis pas.
LE MAITRE d'hOTEL
M""^ la comtesse a tant insisté.
ALINE, voix par la porte entr'ouverte.
Une poignée de main à travers la porte, et je m'en vais...
VOUZON, allant au-devant d'elle, et lui ouvrant la porte par où disparaît le maître d'hôtel.
Mais non, mais non, je vous en prie, c'est une trop aimable surprise...