ACTE PREMIER, SCÈNE V
ALINE
Six semaines... deux mois... ^
VOUZON
Vous m'aviez dit un mois...
ALINE
Nous irons peut-être, au retour, ju^u'en Grèce.
VOUZON
Et pourquoi pas en Orient?
ALINE
Je ne dis pas non.
VOUZON
Parbleu !
ALINE
Allons! cette fois, je me sauve. {Lui tendant la main.). Adieu et bonne chance...
VOUZON
Aline. .•
ALINE
Adieu!
Ne faites pas ça, ne partez pas avec Durangy...
ALINE
Vous êtes fou ! Laissez-moi donc tranquille.
VOUZON
Croyez-moi, je vous assure, c'est mal... c'est vous compromettre vilainement...
ALINE
Je sais ce que j'ai à faire !
VOt'ZON
Vous ne pouvez pas... C/est pour vous que je le dis, je vous assure... c'est impossible... [Uattirant à lui tout à coup,) Non, non, je ne veux pas !
ALINK
Mais laissez-moi, laissez-moi donc... Ah! [Elle se dégage vivement^ et va au-devant d'Henriette qui vient d^ entrer,) Madame, j'étais désolée de partir sans vous avoir exprimé toute la vive part que je prends...
HENRIETTE
Ne vous donnez pas la peine, Madame, votre présence m'a renseignée...
ALINE
Je vous sais au moment de votre départ. [Se troublant sous le regard et le silence d* Henriette.) Et je m'en voudrais de prolonger une visite... Je vous renouvelle tous mes souhaits... Adieu, Madame. (A Vouzon,), Au revoir. [Au moment où Vouzon, qui vient d'accompagner Aline quelques pas^ rentre en scène^ il se trouve en présence du maître d'hôtel précédant les domestiques qui emportent les malles,
LE MAITRE d'uOTEL
Le train est à dix heures cinquante.