SCENE IV HENRIETTE, MORIER
Vous!
HENRIETTS
MORIER
. Moi, Madame, qui vous prie d'agréer mes plus humbles excuses... Vouzon m'avait fait exprimer par Puymoreau le désir de me voir. J'avais, moi-môme, un renseignement urgent à lui demander. C'est donc lui que je m'attendais à rencontrer en entrant ici... Encore une fois, je vous prie de m'excuser...
HENRIETTE
Vous êtes tout excusé, si vous ignoriez que j'étais Madame de Vouzon.
MÛRIER
• Je suis obligé, Madame, de vous avouer que je le sais.
HENRIETTE
Alors, je m'explique moins une démarche que certaines considérations auraient dû, me semble-t-il, vous interdire; {Nerveuse,) Mais peu importe. Le passé est le passé.
MORIER
Et celui-là est sans amertume...
UENRIETTE
Sans trahison, surtout !
MORIER
Un passé qui ferait honte à beaucoup de présents.
HENRIETTE
Vous avez un renseignement à demander à mon mari, je vais le faire prévenir. (Elle sonne.) Il n'y a qu'un instant, il était ici. 11 va s'empresser... à moins qu'il soit sorti de la maison... mais je ne crois pas qu'il en ait eu le temps... [Au domestique,) Prévenez Monsieur que M. Morier l'attend et qu'il désire vivement le voir... [Le domestique sorti,) Quel temps merveilleux nous avons depuis quelques jours...
MOmER
C'est admirable, c'est une vraie renaissance des saisons!
HENRIETTE
Vous êles à Trouville?