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VALEUR EN ARGENT DES OBLIGATIONS DU SENDICUT

Quant aux obligations, la chose ne soulèvé aucune diMewité:!" An Tout le chemin doit, d'après les données fournies par le gouverne- o ment lui-même à la session actuelle, coûter 794 millions de D) “4 disons en chiffres ronds 80 millions. Sur cette somme, le gouver‘ 4 nement a déjà fait ou s'engage à faire des travaux pour 28millious + d'après les chiffres donnés par M. Tupper et M. Langevin. Il reste donc des travaux à faire par le Syndicat au montant de 52 millions.

VALEUR DES.TERRES D'APRES LE Dr TUPPER EN 1875.

Que lui donnons-nous pour lui payer ces 52 millions d'ouvrage ? : D'abord 25 millions de piastres en argent, plus 25 millions d’acres des plus belles terres du Nord-Ouest.

Que valent ces terres ? Voici ce qu’en disait le Dr bi dl en 1875 à la Chartibre des Communes :

‘ Le comité (il parlait en comité général) voudra bièn se : “ rappeler que lorsque nous occupions les bancs du Trésorr

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‘ nous fixions la valeur des terres du Nord-Ouest destinées à la ‘* construction du Pacifique à un minimun de $2,50 par acre. Pour ‘ éviter toute discussion, mettons ces terres à $2, et je puis ‘‘ affirmer que si la construction du Pacifiqne ne donne pas cette ‘“ valeur aux magnifiques terres du Nord Ouest dont le Premier ‘ Ministre (M. MacKenzie) parle en termes si pompeux, il n'y a “ personne en cette Chambre qui osera dire qu'il vaille la peine ‘* de construire le chemin. Lorsque j'évalue ces terres à $2 de l’acre, |‘ je me tiens en dedans plutôt que je ne vais audelà de la limite. ”

Lorsque le Dr Tupper estimait ainsi a $2 de l’acre au moins la valeur des terres du Nord-Ouest, il parlait de ces terres telles qu’elles devaient être données par la loi de 1874, c'est-à-dire, sur toute la longueur de la ligne. De plus il n’y avait alors moyen d'arriver au Nord-Ouest que par la route Dawson en voiture ou par Pembina soit en voiture, soit dans de petits bateaux à vapeur moins rapides que des voitures. Il n’y avait pas de communication par chemin de fer avec Winnipeg.

Or depuis ce temps, l'ouverture de l’embranchement de Pembina à permis d'arriver aux terres du Nord-Ouest par voie ferrée ; et la construction des 406 milles du Lac Supérieur a la Rivière- Rouge, construction qui sera terminée l'été prochain, et fournira une autre voie rapide pendant la saison de navigation, tout cela a dû naturellemen: augmenter la valeur des terres.

Comme je le fâisais observer il y a un instant, cette valeur de 8? que le Dr Tupper donnait aux terres, il la donnait aux terres sur tout le parcours du chemin, comme le voulait la loi, de 1874. Mais il donnait une valeur beaucoup plus élevée à des terres choisies comme doivent l'être les 25 millions. d’acres du Syndicat. M. Holton ayant émis un doute sur l’exactitude de cette évaluation, voici ce que lui répondit M. Tupper.

‘ Je pourrais en toute.sureté mettre/la valeur des terres à $5 ‘ de l’acre, si j'avais le choix de ces terres. Toutes les terres « depuis la limite orientale de Manitoba jusqu'à Fort-Pelly valent #85 tout autant qu’une et rapporteront cette somme. Si la ‘ construction du chemin de fer du Pacifique ne donne pas à ‘ ces terres du Nord-Ouest, dent nous avous 100 mislions d'acres

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‘en magnifiques prairies et en térres couvertes de bois, une valeur “de 82 par acre après la construction du chemin, ces terres ne valentrien du tout. Personne n’oserait dire que nous devons cons- ‘ truire le chemniu si les terres ne valent pas cette somme. L’hon. “ député de Chateauguy (M. Holton) sait que les terres du ‘ Pacifique du Nord sur tout le parcours de la ligne se vendent “ de $4 à 810 de l’acre ; 84 est le prix minimum. ”

Voilà la valeur que le Dr Tupper donnait aux terres en 1875 Suivant lui, si elles ne valaient pas $2 nous ne devions pas cons truire le chemin. Or, c’est lui qui a signé le contrat avec le Syndicat pour la constuinction du chemin ; il faut donc qu'il soit d'opinion que les terres valent 82 de l’acre au moins.

VALEUR DONNÉEAUX TERRES PAR LE GOUVERNEMENT EN 1879 et 1880

Mais je vais vous prouver qu'en 1879, et même en juin dernier encore, le gouvetnement actuel estimait ces terres à plus de 82 l’acre. Cela est d'ailleurs tout naturel, si l’on considère que, depuis la date de ce discours en 1875, l’embranchement de Pembina a permis d'arriver à Winnipeg en chemin de fer, et si Pon fai attention que l'on était alors au milieu d’une des plus terribles crises financières des temps modernes, pendant qu'aujourd'hui le

marché,monétair: lu monde enter regorge de capitaux disponi. bles. É

En juillet 1879, le gouvernement adopta sur la vente des terres du Nord-Ouvust certains règlements qu'il révoqua en octobre suivant, en face des critiques fondées qu'ils avaient provoquées. Ceux qu’il adopta à la place divisaient les terres en cinq lisières en partant du chemin de fer, et en fixaient le prix à un taux d'autänt plus bas que ces terres se trouvaient plus éloignées du chemin.

Le prix des terres données au Syndicat, en lé déterminant d’après le tarif adopté par ces règlement:, est de $4.04 de l’acre. Et le gouvernem:nt le trouvait si peu exagéré, l'été dernier encore, que vers le temps où les ministres allaient partir pour négocier le fameux march, ils faisaient distribuer par milliers d'exemplaires aux Canadiens Français venus ici pour la Saint-Jean-Baptisté une brochure éleva'it aux nues ces règlements, brochure étrite par M lassé, rédactuur-en-chef de la Minerve.

Vous voyez donc qu’en mettant la valeur des terres à $2 de ’acre on reste bien au-dessous de l'évaluation donnée par le gouvernement lui-même. Et lorsqu'on voit M. Tupper, M. Langevin, et après eux tous les orateurs et toute la presse ministérielle dire que les terres ne valent qu'une piastre,on ‘aroit de leur demander à quel moment ils ont dit la vérité, si c'est quand ils ont dit 85 en 1375, 84.04 en 1879 et 1880, ou quand ils'ont dit $1 pendant la session actuelle. En attendant leur réponse, on peut donc, sans crainte d’être taxé par eux d’injustice, calculer les terres à $2 au moins. On est d'autant plus sûr que le Syndicat obtiendra au moins ce prix de ses terres que le prix moyen auquel les com ! pagnies américaines de Chemins de fer ont vendu les leurs, a/été jusqu'ici de $6.54 de l’acre, et celte somme serait plus élevée sans certaines terres dans le Kansas et le Sud qui élant de mauvaise ‘qualité se sont vendues à très bas prix. L'an dernier la compagnie dela Baie d'Hudson a vendu ses terres à Manitoba$5.13 l’acre en moyenne.

Voici alors en argent le résultat du marché en ce qui concerne les terres : 25 millions d’acres à $2, cela fait 50 millions de piatres

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