‹ Le Pacifique [microforme]Chapitre 2 sur 37 · ANNEXION DE LA COLOMBIE · texte numérisé non relu

ANNEXION DE LA COLOMBIE

Notre public fut quelque peu surpris d'entendre parler de cette annexion. La Colombie Britanique était alors si peu connue chez nous que même parmi ceux qui votèreut pour l’annexer aux conditions que nous allons voir, je ne voudrais pas jurerqu'il ne s’en trouvât aucun comme cet orateur que j'ai entendu dans les élections de 1872, et qui croyait que cette province était la Colombie de l'Amérique du Sud.

Sans donner aux députés conservateurs le temps de consulter leurs électeurs, ni même de se rendre compte de ce qui leur était proposé, Sir G. E Cartier, qui dirigeait à ce moment la majorité ministérielle, en l'absence de Sir John alors occupé à Washington à sacrifier nos pècheries par le traité qui avait pour objet de règler les réclamations de l’Alabma, Sir G. E. Cartier vint proposer aux Chambres de ratifier un marché fait d'avance avec les délégués de la Colombie, et, tambour battant, il le fit voter à sa troupe docile. A ceux qui étaient tentés de faire la grimace, qui trouvaient la pilule trop amère, il disait : ‘c'est un traité fait avec +. les délégués, et il faut l’adopter ou lé rejeter en entier. Si vous ‘* le rejetez, vous renversez le gouvernement. Maintenant vous êtes libres de voter comme vous voudrez.” x Ils usèrent de cette liberté comme les moutons de Panurge : le saut à faire était difficile et périlleux, mais dès qu’un deux l'edt fait tous. les. autres Je suivirent.

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