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On à raison aussi de ne pas preudre ce traité a {a lettre. Il a été conclu par le gouvernement sans aucune autorisation législative. Il ne pouvait donc valoir que par la sanction des Chambres. Elle l’ont ratifié, sans doute, par les adresses qu’elles ont votées à Sa Majesté. Mois, en même temps que les résolutions sur lesyqueiles a êté basée son adresse la Chambre des Communes on s’en r'appelle,en a adopté une autre disant que le chemin devai être constiuit au moyen de subventions en argent et ea terres, mais sans auginenier le taux de taxation existant en 1871.
C'est ainsi que la chose a toujours été entendue. On a dit quen 1874 M. Mackenzie avait augmenté dans ce but le tanf, et l'avait admis dans une dépêche au ministre des colonies. Il est vrai que M. Mackenzie a augmenté le tarif alors existant, mais cette augmentation w’avait pas pourobjet de miettre les taxes à un taux plus élevé par tête de la population que celui qni existait en 1871.
Du reste nos adversaires viendraient de mauvaises grâce soutenir que nous sornmes tenus d'exécuter à la lettre le traité de 1871, alors que leur chef, Sir John A. MacDonald, a solennellement déclaré le contraire à la Chambre des Communes. Voici co'nment il s’'expriurait à la session de 1876 en, discutant une résolution proposée par M. de Cosmos à l'effet que nous étions tenus stric ement de construire le chemin en 19 ans à partir de 1871 :
‘ Il nes’agit pas là d’un simple arrangement pour faire “entrer dans le Canada la Colombie Britannique. C'est une “ société formée entre la Puissance et#la Colombie Britannique, “société par laquelle elles sont devenues nn même pays. La # Colombie Britannique est liée envers le reste de la Puissance à la construction du Pacifique tout autant qne le reste du ‘ Canada est lié envers la Colombie Britannique. Ce n'est pas ‘“ seulement pour l'avantage de la Colombie Britannique ‘“ mais pour l'avantage général du pays que cette construc. ‘ tion doit se faire, S'il en eùt été autrement, jamais un tel ‘arrangement n'aurait, pu avoir lieu. Les deux parties voyaient ‘4 ]à une affaire de convenance politique pour les deux colonies, ‘ Le inarche a été fait dans un esprit de parfaite égalité. Le
‘“ chemin devait être construit, non pas pour dépenser de l'argent “ dans la Colombie Britannique. mais dans le but de rendre « sérieuse une union qu sans cela n'aurait existé que sur le ‘“ papier. C’estpour cela qu’il fu’ convenu que le chemin serait ‘“ construit, non seulement dans la Colombie Britannique mais ‘“ aussi dans d’autres. parties du Caaada.
Voilà pour la prétendue obligation envers la Colombie de constrnire le chemin sans retard.