‹ Le pacifisme et ses détracteursChapitre 2 sur 2 · CD · texte numérisé non relu

CD

» ft3 S

:r-cD g

o Cl ^. Ço-

N "-3 r^ Ci

^03 Co

rss

et)

o 1 eu

CD

>. P OQ

O OQ î'î

çî

Ct^ Q "^

OD N a>

■^ ce

^td

EMILB ARNAUD

re contre ses voisins... I sion des chefs de la déniO( paix serait une faute qui luence, car cette démarche es moments où Ton ne par jnts de la France... »

nuisible pour la France ( une telle attitude, quel < î aussi inégale ? De bons ] lonne n'a qualité pour le

LS contre le manifeste Sch ire. M. Amand Goegg, anc publique badoise, écrivit

tous les journaux : < ....E tsch appartient à cette éc ris pour devise : La Pruss lagne ! Et pour atteindre (

l'exclusion de rAllemagi Is de l'empire autrichien, i [a liberté en laissant la Pi lagne pour former une f<

ter peut-être, M. Schulzeitional-Verein : MM. voi

de Darmstadt ; Braun, i el ; Hœlder, de Stuttgart:

d'autres agitateurs, ont v

Bismarck. Grâce à eux, ix^,*^ v.xji^x^jt'^^"" te d'aspirations nationales, la guerre fraée dernière et s'emparer pour le compte i grandes et riches provinces allemandes •nserver leur indépendance sous la forme don. Heureusement il y a encore en AUehommes distingués qui savent éclairer le rais intérêts, et qui sont de force à lutter heureuse tendance de la Prusse qui veut nde monarchie militaire centralisée qui irccs du peuple allemand, et qui sera tou-

ÏO EMILE ARNAUD

« Une sorte de fatalité s'est emparée des masses, à la suite des succès inouïs de la force brutale dans le courant de l'été dernier. < La force prime le droit, se dit-on ; à quoi bon lutter lorsqu'on doit combattre sans l'espoir de la victoire ? »... A cette résistance passive de la foule est venue s'adjoindre la résistance très active de tous ceux qui espèrent l'unification de l'Allemagne par les^ armes prusèiennes. Et le nombre de ces unitaires-là est grand.

« Il y a d'abord les féodaux, les absolutistes, qui formaient ce qu'on[appelle le parti proprement dit delà guerre. Pour eux, l'unité germanique n'est qu'un prétexte à la conquête, qu'une augmentation des chances d'avancement. Us cultivent la « gloire prussienne» comme un cl\amp fertile... Les hobereaux ne sont-ils pas officiers par droit de naissance...

« L'adhésion au Congrès de Genève est devenue au delà du Rhin, grâce aux circonstances, un critérium politique ; c'est par là que la démocratie pure se distingue de la démocratie impérialiste. »

On, le voit donc nettement : Dès le mois d'août 1867 la politique bismarckienne, décidée à la guerre, accuse la politique napoléonienne de la vouloir et de s'y préparer. C'était à celle-ci, prévenue, à ne pas tomber dans le piège qui devait lui être tendu et qui le fut en 1870. Et parce que les démocrates amis de la Paix n'ont pas réussi à temps à jeter bas l'Empire ou à vaincre de Bismarck, parce que le gouvernement napoléonien s'est obstinément bouché les yeux, on accuse nos précurseurs d'avoir, par leurs efforts en faveur de la Paix, provoqué et amené la guerre !

Mais nous voici au Congrès de Genève ; Parmi les orateurs les plus écoutée, un grand Français, Edgar Quinet, prophétise les critiques de M. Brunetière (1) ; un autre, ancien

(1) « On vous accusera, dit M. Kdgar Quiiicl, de ne pas donner des solutions absolues et, comme on le dit, magistrale:^, à toutes les difficultés de la terre, de rester au-dessous de votre tâche, de ne pas corriger en une heure tous les vices de la mauvaise fortune, toutes les fautes accumulées par le vertige d'un seul, de ne pas refaire en trois jours le ciel du Droit écroulé sur vos têtes. »

Nous avons vu que cette accusatiqn fut une de celles formulées contre les pacifistes dans le Mensonge du Pacifisme.

M. Brunetière qui reproche aux pacifistes « d'ignorer la nature humaine et Thistoirc » conçoit très bien, quant à lui, que « avec un Moltke ou un Joscpk de Maistrc, on proclame encore la guerre « divine », comme si l'histoire ne suffisait pas à prouver que les guerres récontes ont toutes été provoquées par des motifs p^ircmcnt et cssenliellement humains, c'est-à-dire conformes à la brutalité de la nature humaine. Pensant aussi au caractère divin de la guerre et des guerriers, Quinet dit, dans son discours :

« Préparez-vous, peuples, et salue/ le retour et l'ère des Divins Empereurs

LE PACIFISME BT SES DETRA

député allemand de Trêves, M. Louis Si; acclamé :

« De nobles tendances vers le self-gove « souterihes longtemps avec honneur, se « le succès de la ruse, de la violence « Gomme excuse de cette déchéance n « partis invoquent les dangers menaçant « loire allemand du côté de la France.

« tent, il n'est pas moins vrai qu'ils so <c battus par tous les esprits éclairés en F « de beaucoup rentrer dans la jouissan « intérieures que les voir ajournées par <c extérieures. ( Voix françaises : Certain « Bravo !...)

« Pourquoi les hommes éclairés de ^ feraient-ils pas autant ? — « Mais VAl « pa^ la France, tandis que la France < « pour r Allemagne. L'Allemagne n'a do « rallier à la Ligue de la Paix, tandis i ^ pour la France. » C'est là la réponse

< mand qui a bien mérité du peuple, en ( * self'goçernment économique.

« Pn ma qualité d'Allemand je suis fier « seurs, qui ont aflranchi l'esprit dans le

< Mais hélas ! les bras du peuple allemi ^ trop souvent servi la causfe du despoti

< res allemands ont combattu contre la i «< de l'Amérique. L'Italie a été opprimée

< par TAllerhagne. Et même en* 1792, qi

< mencé la lutte formidable entre la Fra « C'est le féodalisme allemand qui, sous l « ralissime prussien, a envahi la France « y rétablir la royauté par la grâce- de I

Voilà le centurion au seuil, qui vous ordonne de n Ouvrez vos larges veines. Couchez-vous dans la jçra peuvent tenir des nations entières. Mourcz-y patiemi goutte ; rougissez de votre sang l'eau tiède do Tétuve lent, ainsi l'oixlonnent deux ou trois Césars que vous « Mais non ! ces jours hideux ne s'éterniseront pas; ce prodigieux abaissement. »

I bien vraiment de se proclamer les pa ixcellence, quand ils veulent que la pat ines (1) pour que le maître futur. qu'ils a soit « baptisé avec de Teau du Rhin % la France de donner ses enfants sans césarisme, qui, comme tous les minota haïr humaine î

t de la patrie consiste à marcher dans restige guerrier dont on a besoin pour i 3ur de la France consiste à ramener IN

qu'il y ait une dynastie de plus dans 1 lison, ceux qui nous reprochent, à nous Hre point patriotes, de n'être point frai ii, grâce à Dieu, que nous comprenon lotre pays. Non, nous ne croyons pas ler devant César, vils gladiateurs, en p( bassesse antique... Il n'est fibre en nou

de* voir exploiter au profit d'un hom léreuse ardeur, l'enthousiame patriotiqi ) du peuple français, ignore que la France fut invincible, ta

Quand elle eut cessé de l'être, elle coni ai, mais ses victoires ne servirent qu'à le. L'empire l'avait reçue puissante, rc i laissa déplorablement amoindrie et berté et Tamour de la justice avaient i a France en armes: le règne du despotis ui valurent l'invasion, le démembrement

îrunetière soutiendra peut-être qu t, Louis Blanc était pacifiste avant h ime l'autre ignoraient l'histoire !

pacifistes ne préparent pas la g

nations, ni la guerre civile ; ils se

on est assez belle et assez difficile,

du maintien de la guerre on fail assez souvc laignée qu'elle procure, il y aurait trop d'hommes sur la lerre. îrmation nous ne trouvons qu'une réponse : — Que tous ceux ivis se suicident I

raiment aucun motif pour que certains hommes imposent h X, ne trouvent pas la terre trop petite, de se faire égorger pour aises.

Le rôle de nos devanciers désor ne sera plus possible à un homme les désastres de 1870 furent, en q des amis de la Paix.

Et maintenant est-il vrai, commi pacifistes soient des agents de la d(

Souvent, pour les besoins de la c dre les pacifistes avec les révoluti On sait cependant qu'ils n'ont riei rédacteurs du Pioupiou de V Yonn Manuel du soldat, ni avec les vir procès de la Cour d^assises de la S niers n'est pacifiste. Au contraire, ei et ses collègues, suivant Texpressic les pacifistes à belles dents » (1). .

M. Paul Deschanel, dans le dii 27 novembre dernier à la Chambra ses deux discours sur la même inl vota pas Taffichage — , a constaté n'a rien à perdre au développemei tionales :

« Il me semble, au contraire, qu'< accroissant la somme des intérêts les chances de paix : Et, d'autre réaliser peu à peu la justice intei organismes supérieurs qui ont ren tribu? Si l'union européenne doit se fera, non par l'extinction, mais nalités.

« Par conséquent, la patrie es future ; Taffaiblir c'est affaiblir la j

(1) Un seul des signataires de l'afflche dite une association paciûste. Cétait M. Urbain G voie. Le voyant rempli d'activité nous le non socialion internationale des Journalistes Ami d'Auguste Vacquerie, nous avions fondée ave dait M. le député Charles Beauquier. Dès la nous pria d'accepter sa démission : Il ne pc procédés légalitaircs et il craignait, par les at de lancer, do compromettre TAssociation. No revint plus jamais.

INAl

;po] 5un

Fé< doi

îoni Lcifli

qu<

is, c ts s iîmc qui

ressc

elle irM.

règle

de 1 se d( ne c< urtri cer ] amai

de le, c lie d i a, d

ue doivent recevoir les militaires,

donner à la résolution dont il 8*agit, i celle ci-après rapportée, proposée mité, et qui eut pour but spécial de iment non douteux du Congrès sur ilitaire.

3 du jour adopté à la majorité comme i Allègre t :

irage de ceux qui, par scrapulA de les, et affirmant d'atttre part le prin- |U*i] est incompéleot pour indiquer i^fèVtfnt uniquem^t de la conâciencù

mt le droit de légitime dé fens éfense est donc un dix)it pro«

pour que cette défense soit a'elle ne cache pas un faux pr e attaque. Dès lors quiconqu ►ays, partisan de la guerre pour qu'on ne puisse suspecte ent de combattre, par tous ae guerre d'attaque de son p?

'îmant Tattaque on supprime léfense.

ierment c'est prendre rang dî

la défense de sa patrie et orga ont deux obligations qui ne s i, au contraire, se complète]

une nation pour sauvegarder

son autonomie inviolable, est

est, corrélativement, tant pour les citoyens

cette nation que pour ceux qui la composent,

. Cette doctrine fut, de tous temps, celle des (1) : aussi, nous le répétons, les hommes qu'être pacifiste signifie vouloir l'abandon

, au nom du Pacifisme (qui ne portait pas encore ce nom), i Membres de la Conférence internationale de la Paix, pléngt-six Etats représentes {V organisation de la Paix, bro- Hureau international de la Paix, nous disions : » Tant

international basé sur la guerre, il ne sera pas possible de ?. défense d'un peuple ; le seul consentement par lui donné urrait être de sa part une abdication ; il pourrait emporter ir.s des conditions que son gouvernement ne peut prévoir rde ce consentement, — par conséquent on ne peut l'cxirrons au contraire que le désarmement sera la conséquence ;t nécessaire, "mais la conséquence naturelle de Forganisaifique. >

ivorsel de la Paix, tenu à Glasgow du 10 au 13 septemnanîmité, sur notre rapport, la déclaration suivante : « Le

considère le désarmement comme un résultat de Torganisa- L que comme un moyen d'arriver à la Paix. 11 est convaincu nations d'un système de justice de nature à résoudre paciliintcrnationaux conduira nécessairement et normalement à ssive et simultanée des armements qui pèsent sur. toutes

sans défense de son pays, 1 voisins, font œuvre d'ignorar sent une injure gratuite non mémes^ mais à tous les hoi nous ont précédés, depuis Victor Hugo ou Giuseppe C Aurelio Saffî, Charles Lei Simon ou Louis Ruchoimet.

« Le Congrès, — dit à Ti

< le X* Congrès universel (

< septembre 1901, — protest « sation d'antipatriotisme (

< aux membres des Sociétés « ter la guerre à leur propre « mieux que quiconque à sa

«... Le reproche adressé î nous dans notre rapport — , patriotes, n'a aucun fondeme jgidéré comme les meilleur travaillé d'une manière effic^ Or, qu'est-ce faire, sinon tra que de s'efforcer, par les i plus certains, de lui éviter è pas aujourd'hui nettement j les conditions du début d'un bouton de guêtre à une arra la guerre peut être pour celu de misère, de décadence et ( ment ? Eviter ce danger, tou pect de ses droits, éviter ce ] aura, par réciprocité, assuré droits, n'est-ce pas concou!

sécurité de sa patrie, n'est-c tisme le plus pur, dans le vé mot? »

Si antipatriotes étaient le «ent été Gladstone, qui se rai de la Paix et de la Fédératic Suède considère comme l'un

Page 1