‹ Le pacte: légende en un acte en versChapitre 2 sur 20 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

FRANZ

Ce matin, quand le jour naissait à rhorizon,

Un éclair est passé comme un ronge tison, Et dans les bois, plongés encor dans les ténèbres, La chonette a poussé trois cris lents et funèbres. J'ai frémi de terreur... Dans un vieux parchemin Que jadis le hasard fit tomber sous ma main, J'ai lu que la maison de Gesten fut maudite Dans un de ses aïeux par un pieux ermite, Qu'il adviendrait un jour où de cette maison Une fille pourrait conserver le blason, Mais qu'avant dix-sept ans la mort l'aurait ravie Si pour elle quelqu'un ne donnait pas sa vie. Et notre demoiselle est si mal !.. c'est pourquoi Ce matin j'ai senti mon coeur saisi d'effroi ; C'est un sinistre avis que le malheur nous donne ; Aussi, je suis venu devant notre Madone, Et je l'ai bien longtemps priée à deux genoux Pour que sa bonté sainte intercède pour nous .

La Baronne et Cari entrent dans le jardin.

C'est Madame... le deuil se lit sur son visage ; Je n'ose lui parler de ce triste présage.

Il sort.

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