BERTHE. — LA- BARONNE. — ULTIMA. — CARL
FRANZ
CARL) aux pieds de Berthe et avec désespoir.
Trop tard!., elle est perdue!..
LA BARONNE
Ayez pitié, Seigneur 1 vous m'avez entendue.
Ultima se penche encore; elle va prendre râine de Berthe dans un baiser, lorsque la voix de Torgue se fait entendre dans la chapelle ; Cari et la Baronne se lèvent ; Franz se découvre.' Ultiraa recule de quelques pas tenant les mains étendues devant elle.; Vita parait sur le seuil de la chapelle.
VITA
Entends ce chant sacré qui ravit le saint lieu ; C'est Dieu qui se révèle, ange de mort !
ULTIMA
C'est Dieu!..
Elle recule devant Vita qui tient le bras levé vers le ciel, et elle disparaît derrière les massifs d'arbres ; à mesure qu'elle s'éloigne, Berthe revient à elle.
Ma fille!., elle vivra !..
BEBTHE
Cari... ma mère... ai-je encore Rêvé ?
LA BARONNE
Non; c'est bien moi.
CARL
C'est ton Cari qui t'adore.
Vita a tourné derrière le banc et elle paraît devant la Baronne.
VITA
Vous avez prié Dieu; votre cri maternel Est monté jusqu'aux pieds de son trône éternel; Rendez grâce, du fond de votre âme éplorée, A ce Dieu qui vous rend votre fille adorée.
LA BARONNE
Merci, Seigneur !.. et vous, mes enfants, pour toujours Soyez unis; que Dieu vous laisse de longs jours, Et vous donne ma part de bonheur sur la terre.
FRANZ
Le chef-d'œuvre de Dieu, c'est le cœur d'une mère.
Vita regarde le ciel avec amour ; Cari et Berthe unissent leurs mains devant la Baronne qui les bénit. — La toile tombe.
Genève. — Imprimerie A. Vérésoff.