‹ Le pacte: légende en un acte en versChapitre 7 sur 20 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

BERTHE, dans le pavillon. - IXTIMA

ULTIMA

Oui, la Mort ; c'était dit.

Elle est à moi, ses jours vont finir, elle passe Comme l'étoile d'or qui s'éteint dans l'espace, Comme Técho d'un chant pur et mélodieux Naît et s'évanouit dans les airs radieux.

Dieu sème dans la vie afin que je moissonne; Soumise à ses décrets j'attends que l'heure sonne, Et j'arrive.

Elle va regarder Berthe.

Le froid de mon souffle l'atteint; Son visage blêmit... c'est le chant qui s'éteint; C'est l'astre qui pâlit à l'heure matinale...

Elle fait un pas vers le pavillon.

Il suffit de toucher sa lèvre virginale ;

Un seul instant la mienne ira s*y reposer, Et son âme viendra dans ce premier baiser.

L'heure est venue, allons !

Elle va vers le pavillon ; Vita paraît au fond, à gauche, et elle fait un geste comme si elle rendait la liberté à un oiseau.

VITA

Va, pauvre tourterelle I Un milan t'emportait dans sa serre cruelle; De chacun ici-bas je prolonge les jours; Va-t-en, petit oiseau, retourne à tes amours.

Elle aperçoit Ultima.

La Mort! c'est elle encor 1

Elle s'approche.

Page 1