‹ Le page de WoodstockChapitre 3 sur 39 · ALICE, ALBERT · texte numérisé non relu

ALICE, ALBERT

ALICE

Vous êtes seul, mon frère ? Et votre étourdi de page?...

ALBERT

Il dort.

ALICE

Et, comme le Brutus de Shakespeare, vous raepeclez le somuieil de vos gens?

ALBERT

Ce jeune homme ma été confié.

Ce doit être une tutelle difficile; mais, dites-moi, Albert , cesserez-vous bientôt de vous cacher à tous les veux ? Jocelin ou quelqu'autre valet du château finira par vous y découvrir, et mon père vous gardera rancune, non sans raison, de votre peu de confiance en lui.

ALBERT

Que veux-tu que je fasse? Tu connais mon père , son irritabilité , ses craintes continuelles; l'excès des précautions qu'il prendrait attirerait tous les regards sur nous. Cependant si , comme je le pense , nous partons demain pour essayer de rejoindre le roi en France , aujourd'hui je me découvrirai à mon père et passerai le reste de la journée avec lui.

ALICE

Tant mieux! Voici toujours vos provisions; c'est tout ce que je pulp me procurer. Vous sentez que je n'ose aller à l'office, dans la crainte d'éveiller les soupçons, et le verger fait seul Ions les frais de vos repas.

ALBERT

Véritables repas de proscrits , auxquels certes l'appétit ne manque pas , mais bien les vivres.

ALICE

Voici mon père ; retirez-vous, Albert.

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