ALICE, SIR CLIFFORD
CLIFFORD , appelaRI.
Jocelin ! Jocelin !
ALICE
Yous savez bien , raon père , que vous-même lui avez donné l'ordre de se rendre à la ville voisine.
CLIFFORD
C'est juste. Cela m'était totalement sorti de l'idée; c'était pour lui donner le même ordre que je l'appelais.. . A^ ! ma pauvre tête ! Mais vous voilà , Alice ?
ALICE , se levant et allant vers lui avec l'air du plus tendre inlerèi.
Qu'avez-vous ?
CLIFFORD
Ce que j'ai? Vous me le demandez? Vous êtes bien heureuse , Alice , de pouvoir douter encore de ce qui cause mes chagrins! Lorsque la guerre civile déchire
l'Angleterre , lorsque Cromwell est triomphant, lorsque îK>tre jeune prince est fugitif, lorsque votre frère partage ses périls...
Chassez toutes vos idées tristes. Espérez encore , vous qui ordinairement supportez vos malheurs avec tant de courage.
CLIFFORD
C'est juste! ïu as raison, tu as souvent raison. Je t'ai un peu rudoyée, ma fille j mais que veux-tu?
ArR du Vaudeville de Julien.
Les chagrins ont aigri mon cœur ; Je suis vieux : toujours je murmure ; Si j'ai de la mauvaise humeur.
Il faut bien que quelqu'un rcnclurc...
Je voulais apnder... te voilà...
J'en suis fâché... la circonstance...
Si Jocelin eût été là...
Oui , j'enlcnds , s'il eût été là , Il aurait eu la préférence (fct.f).
Je suis si heureuse de vous voir reprendre votre ton hahituel de honne hurccur !
CLIFFORO.
Ah! ail! c'était bon pour autrefois. Nous autres cavaliers (puisque c'est ainsi qu'on nous désigne aujourd'hui), nous nous montrions aussi joyeux convives que bons .soldats , et si nous avons servi la sainte cause par notre cpée, nous l'avons trop souvent compromise par notre conduite. Nous étions tous des petits écervelés , faisant la