ÉVERARD, ALICE
ALICE
Everard, si mon père vous voyait ici... Quel motif vous ramène en ces lieux ?
Alice !
EVERARD
AIr : Faut ^oublier.
Ce malin vous disiez encore :
Adieu jusqu'au jour du danger !
S'il le faut , pour nous protéger, Arthur viendra sans qu'on l'implore.
De votre espoir je me souviens ; En vain de ces lieux on me chasse , En vain l'on brise nos liens ; Ici le danger vous menace , Et je reviens.
ALICE
Qu'est-il donc arrivé ?
ÉVERARD
Le château de Woodstock doit être aujourd'hui , ce soir même , visité et occupé par les soldats du parlement.
O ciel !
ÉVERARD
Mais ne redoutez rien d'eux. A force de crédit et de démarches , j'ai obtenu l'ordre de les commander. Je sais comljien les apparences vont encore soulever votre père contre moi , mais c'était le seul moyen qui me restât pour le servir malgré lui.
ALICE
Généreux Everard !
ÉVERARD
Mais un intérêt plus pressant doit nous inquiéter encore... Je n'ignore point que votre frère est icij mais il n'y est point seul.
ALICE , tremblante d'émotion.
Que voulez-vous dire?
ÉVERARD
Celui qui l'accompagne... Je le connais aussi. Je le hais... je le bais encore plus en voyant l'émotion que je vous cause en parlant de lui.
ALICE, loiijours troublée.
Vous vous trompez , Everard, vous ne pouvez le connaître.
ÉVERARD
O.sez me démentir, Alice; n'est-ce point?...
Qui ?
ÉVERARD
Lord Wilmot !
ALICE , à pan.
Ah! je respire! (Haut.) Eh bien, oui, oui, c'est lui.'
ÉVERARD
L'époux choisi par votre père ! et depuis plusieurs