‹ Le pain durChapitre 19 sur 60 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

SICHEL — Monsieur le Comte...

TURELURE— Vous étiez là ?

SICHEL — Monsieur le Comte, l'aubergiste du Pot d'Étain, à Fismes...

T U R E L U.R E — Qu'il aille au diable !

SICHEL — ... Dit Qu'il a reçu un télégramme de Paris. Quelqu'un qui veut venir vous voir. D'urgence. On lui retient une voiture.

TURELURE — Quia signé le télégramme?

SICHEL — Interrompu par le brouillard.

TU RE LU RE — Ce ne serait pas Louis, par hasard ?

S I C H E L — Non, qui l'aurait prévenu ?

TURELURE — Prévenu de quoi, je vous prie ? Il n'y a à le prévenir de rien.

L U M I R — Louis arrive ! Quel bonheur !

TURELURE — Non, Mademoiselle, je vous demande pardon, ce n'est pas un bonheur du tout.

SIC H EL — Grossoleil l'aubergiste, n'avait pas de chevaux libres. J'ai pensé bien faire d'envoyer notre voiture.

TURELURE — Vous avez très mal fait. Le cheval est vieux et se passerait bien de ces quinze kilomètres sous la pluie.

S I C H E L — Réellement, vous devriez en acheter un autre.

TURELURE {sombre) — Je suis vieux aussL

LUMIR — Adieu, je vais faire préparer la

chambre de Louis. — Adieu, Monsieur le Comte!

(Elle sort) SCÈNE V

S I C H E L — Charmante enfant ! Quel joli page ! Je vois avec plaisir que vous êtes en termes excellents.

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