‹ Le pain durChapitre 23 sur 60 · ACTE PREMIER TURELURE — Juste ce que j'ai reçu de ton père · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER TURELURE — Juste ce que j'ai reçu de ton père

S I C H E L — Qui l'a prévenu, je me le demande?

TURELURE — Toi, poison!

S I C H E L — Peut-être. Mais je crois que c'est plus simple.

TURELURE — Tu penses que l'affaire est montée entre eux?

S I C H E L — Oui, Monsieur le Comte, je suis portée à le penser.

Il veut sa part tout de suite et le reste plus tard.

TURELURE — Eh bien, je lui donnerai ses vingt mille francs.

S 1 C H E L — Oui, mais alors elle est libre et peut se passer de vous.

TURELURE — ;Eh bien, je ne les lui donnerai pas 1

S 1 C H E L — Mais alors vous le poussez à bout et ce n'est pas sans danger I

TURELURE — Eh bien, je ne l'attends pas et je pars poyr Paris.

S I C H E L — C'est impossible. J'ai envoyé la voiture à Fisme.

TURELURE — Je suis pris ! Il ne me reste plus qu'à faire tête.

S I C H E L — Et procéder à ces choses que je vais vous dire.

TURELURE, ricanant — Sois tranquille, tu seras dans mon testament.

S 1 C H E L — Il ne s'agit pas de testament, mais d'une espèce d'assurance.

{Silence)

TURELURE — A ton profit, je commence à comprendre.

S I C H E L — Supposez que nous trouvions un moyen de faire passer toute votre fortune à mon nom?

TURELURE — Il y a une idée.

S I C H E L — Otez leur toute raison de désirer votre disparition.

{Silence)

TURELURE — Sichel, penses-tu qu'il veut me tuer ?

SICHEL — Que feriez-vous à sa place ?

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