ACTE PREMIER TURELURE — Juste ce que j'ai reçu de ton père
S I C H E L — Qui l'a prévenu, je me le demande?
TURELURE — Toi, poison!
S I C H E L — Peut-être. Mais je crois que c'est plus simple.
TURELURE — Tu penses que l'affaire est montée entre eux?
S I C H E L — Oui, Monsieur le Comte, je suis portée à le penser.
Il veut sa part tout de suite et le reste plus tard.
TURELURE — Eh bien, je lui donnerai ses vingt mille francs.
S 1 C H E L — Oui, mais alors elle est libre et peut se passer de vous.
TURELURE — ;Eh bien, je ne les lui donnerai pas 1
S 1 C H E L — Mais alors vous le poussez à bout et ce n'est pas sans danger I
TURELURE — Eh bien, je ne l'attends pas et je pars poyr Paris.
S I C H E L — C'est impossible. J'ai envoyé la voiture à Fisme.
TURELURE — Je suis pris ! Il ne me reste plus qu'à faire tête.
S I C H E L — Et procéder à ces choses que je vais vous dire.
TURELURE, ricanant — Sois tranquille, tu seras dans mon testament.
S 1 C H E L — Il ne s'agit pas de testament, mais d'une espèce d'assurance.
{Silence)
TURELURE — A ton profit, je commence à comprendre.
S I C H E L — Supposez que nous trouvions un moyen de faire passer toute votre fortune à mon nom?
TURELURE — Il y a une idée.
S I C H E L — Otez leur toute raison de désirer votre disparition.
{Silence)
TURELURE — Sichel, penses-tu qu'il veut me tuer ?
SICHEL — Que feriez-vous à sa place ?