‹ Le pain durChapitre 22 sur 60 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

S I C H E L — Je dis que si tu meurs. . .

TURELURE — Non, je ne mourrai pas.

SICHEL — Tu laisseras une riche héritière.

TURELURE — Il ne peut pas l'épouser.

Le Code le lui défend.

SICHEL — Bah!

TURELURE — Je n'aime pas les conjectures qui ont ma disparition pour point de dépajt.

SICHEL — Je suis sûr que vous n'avez pris aucunes dispositions.

TURELURE — J'ai bien le temps d'y songer.

SICHEL — Tout revient en ce cas à votre fils.

TURELURE — Non, ça serait trop bête!

SICHEL — Ou bien alors vous laissez tout à votre épouse, dernière survivante.

TURELURE — J'aurai un enfant d'elle.

SICHEL — Peut-être.

TURELURE — J'en aurai trois. J'ai lu cela dans ses yeux.

SICHEL — Oui dà!

TURELURE — Ce ne sera pas une hybridation comme la nôtre.

SICHEL — Ne lui donne pas trop d'intérêt à ta disparition.

TURELURE — C'est pourquoi je veux me couvrir.

SICHEL — Ne te mets pas à sa merci.

TURELURE — Je crois que je me ferai aimer de cette petite.

SICHEL — ... D'elle et de son amant.

TURELURE — Va-t-en au diable !

SICHEL — Que tu es simple ! Ce voyage^ n'est-ce pas ? c'est une chose toute naturelle?

Et c'est une chose toute naturelle aussi, cette irruption du militaire, comme dans les comédies, l'arme au poing qui se présente à point nommé.

TURELURE — Je me demande ce qu'il vient faire ici.

SICHEL — Il vient réclamer ses dix mille francs.

Plus dix autres mille dont il a un besoin pressant.

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