‹ Le pain durChapitre 44 sur 60 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

Oiie mon père, le jour de sa mort, a reçus du père de Mademoiselle...

S I C H E L — Plus cette somme de 20.000 francs en argent liquide que mon père lui avait versée.

LOUIS — ... Que j'ai trouvée sur lui et dont je me suis permis de m'emparer, en ayant grand besoin.

MORTDEFROID — ... Si, disons-nous, nous mettons d'un côté cette quittance... C'était une bonne pensée de sa part, pauvre comte ! une espèce de pressentiment de sa fin. Le jour même de sa mort ! Il voulait laisser une situation nette.

LOUIS — Si, d'autre part, nous faisons état de cette reconnaissance forfaitaire de trois cent mille francs à payer en deux termes de six mois, que mon dit père, le même jour, a signée en faveur du dit père de Mademoiselle...

MORTDEFROID — Je crois que les deux se balancent. Trois cent mille francs, c'est toutes les forces de votre actif C'est une situation nette.

LOUIS — Pour net, c'est net. Fort bien, je m'y attendais.

LE PAIN DUR (y^ SICHEL). Je vous félicite, Mademoiselle. Donnez-moi tout cela que je signe.

(// signe les lettres de SICHEL et celles de LUMÏR).

MORTDEFROID. — On peut tout plaider, naturellement. Il y a certaines choses suspectes : comptes fictifs^ papiers antidatés, ce n'est pas difficile de donner du corps à un dossier. Les contrelettres aussi. — Mais allez faire la preuve.

LOUIS. — Pas de preuve, Monsieur Mortdefroid ! Je vous charge de tout vendre et de tout liquider.

{Â SICHEL). Nous ferons honneur à notre signature. —

C'est une bonne affaire pour votre étude.

MORTDEFROID. — Puis-je encore vous être utile en quelque chose?

LOUIS. — Nous recauserons après l'enterrement, si vous le voulez bien.

MORTDEFROID.— Serviteur, Monsieur le Comte !

. {Il sort).

Trô

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