‹ Le pain durChapitre 45 sur 60 · francs providentiels et toute l'Afrique pour · texte numérisé non relu

francs providentiels et toute l'Afrique pour

moi !

SICHEL — Et votre fiancée.

LOUIS — Et ma fiancée par-dessus le marché. C'est vrai, tonnerre ! Je n'y pensais pas. Il y a de beaux jours pour nous.

Et maintenant, aux affaires sérieuses! Est-ce que votre père est réveillé?

SICHEL — Je ne sais. Je crois qu'il a passé une mauvaise nuit.

LOUIS — Pas réveillé?

Il faut qu'il se réveille. Tout le monde sur le pont ! J'ai besoin de lui dans une heure. Et portezlui ces lettres de faire-part. Dites-lui qu'il s'amuse à écrire les adresses en attendant. Voici la liste. Compris ?

(// lui donne les papiers).

{Elle sort).

L U M I R , posant sa plume. — Il y a des choses que je ne comprends pas.

LOUIS — Ilya des choses que tu ne comprends pas? Qu'est-ce que tu ne comprends pas, mon petit ange ?

/ L U M I R — Ton père avait peur de toi Comment a-t-il accepté ce tête à tête ?

^ LOUIS — Il n'a pu faire autrement. Il n'a pas pu résister. C'était intéressant de s'expliquer à fond avec moi et de me voir vaincu et suppliant.

En outre, il me méprisait.

C'était intéressant de me braver en face avec cet argent dans sa poche qui lui chauffait le cœur.

L U M I R — Et comment a-t-il pu signer cette obligation de trois cent mille francs?

LOUIS— Bah ! Qu'avait-il à craindre d'Ali ? Tous deux se tenaient par trop de liens et de communications. C'était une assurance à rebours. II tenait à ce que nous l'aimassions pour lui-même. Rien que ces bons petits vingt mille francs dont il n'a pas eu le courage de se séparer.

L U M î R — C'est une trouvaille de Sichel.

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