ACTE TROISIÈME LOUIS — Elle lui fait honneur
L U M î R — II pensait que s'il lui laissait toute sa fortune,...
LOUIS — D'une part cela m oterait tout intérêt à sa mort à lui....
L U M I R — Et d'autre part, quand il viendrait à mourir,...
LOUIS — Cela m'encouragerait à l'épouser. Oui, c'est bien son genre de plaisanteries,
L U M 1 R — Mais tu ne faillies pas, Louis, ■dis-moi ?
LOUIS — Si fait, contessiua, elle seule. /
(// r embrasse).
Que votre joue est fraîche et vos mains sont glacées.
(// feint de vouloir V embrasser de nouveau. Léger mouvement d^ répulsion).
Je vous dégoûte, Lumîr ?
L U M I R — J'ai cru voir la figure cruelle et dévorante de votre père, le meunier naïf et méchant.
LE PAIN DUR Non, vous êtes redevenu le même, — le même qu'avant.
LOUIS — Lumîr, je vous demande de ne plus me parler du vieux Monsieur.
C'est vrai, je l'ai tué, j'ai tué mon père, autant que la chose dépendait de moi. Le cœur y était.
Et pour ces souvenirs pénibles, cette action toutes les nuits lentement qui se prépare et qu'on recommence en rêve,
Je sais que c'est une question de fermeté, de patience et de temps.
LUMÎR — Quelles sont tes intentions?
LOUIS -— Repartir pour l'Algérie, le plus tôt possible, une fois la liquidation mise en train par quoi tout est remis entre les mains du couple.
LUMÎR —Sans regret?
LOUIS — Des regrets ? Qu'ils gardent tous ces biens ! C'est un soulagement pour moi.
LUMÎR — Ainsi, rien ne s'est passé?
LOUIS — Rien ne s'est passé.
LUMÎR — Tu retournes en Algérie avec moi?