Archives nationales, U
3. Comptes de l'huissier (Archives nationales, KK 336, f° 28), cités par BouTARiG. — On peut mentionner aussi des lettres de Charles VI (27 février i388) à l'adresse delà Chambre des Comptes, interdisant aux concierges et maîtres des œuvres de s'approprier les matériaux provenant des démolitions du Palais [Livre noir vieil du Chdtelet, ff. 97-99, mentionné par A. Tue- TKT, Inventaire analytique des Livres de couleur et des Bannières du Châteletj Parie, 1899, in-folio, p. io3).
VUE GÉNÉRALE AU XV SIÈCLE fMiniature des Très riches heures du duc de Berri)
NOTICE HISTORIQUE. i3
Parlement tombent en vétusté; les sièges sont d'ailleurs (( malaisés et trop bas d'environ pleine paume ou demy pié », ce qui ne permet que difficilement d'entendre les avocats; on fait appel à Guillaume Cirace, huchier, qui moyennant deux cents écus se charge de les remplacer ^ Les bancs étaient garnis de coussins de cuir qu'on mettait chaque année en bon état.
Mais ce n'est pas seulement par là que les constructions du Palais sont désuètes ; en i4o8 on est obligé detayer certains murs, et deux conseillers sont désignés, avec le greffier, pour accompagner le maître des œuvres du roi dans une visite générale des bâtiments; le résultat en sera communiqué aussitôt que possible à la Chambre des Comptes^. Nous avons sur ce point l'opinion du greffier lui-même, Nicolas de Baye, qui a consigné ses impressions dans son registre ^ : « Fu ordonné que les maistres des œuvres du Roy et deus des seigneurs de céans et le graphier avec eulx visiteroient le Palaiz et haut et bas, pour ce que l'on trouvoit que les sales et la Chambre du Parlement estoient estayés par dessoubz les vostes, et si empiroient les murs, et plouvoit presques par tout, et estoient les maisons du Palaiz en voie de ruine qui n'y remedieroit, si comme toutes les maisons etchasteaulxdu Roy par le royaume aloient à ruine, nonobstant que de par le Roy l'en levast continuelment moult grans subsides. » De grosses réparations d'extrême urgence sont encore constatées en 1417; le Parlement intervient les 20 et 24 mars, et décide de contracter des emprunts, notamment avec le receveur général des aides, avec l'argentier du roi, avec le grenetier de Paris, pour subvenir à